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  • UNE VIE PRECAIRE. L'HISTOIRE DE SERGE KOS, MORT DE FAIM AUX PORTES DE PEUGEOT.

     

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    NEWS. NEWS. NEWS. NEWS. NEWS. NEWS. Parler de "pénibilité du travail" semble être devenu une hérésie dans la la France du mot d'ordre du président de la République "Travailler plus pour gagner plus". Pourtant, les enquêtes sur les souffrances et les crises psychologiques des employés de bureau et des cadres se multiplient - aujourd'hui "On achève bien les cadres", de la journaliste américaine Barbare Ehrenreich (Grasset), hier "Souffrance en France" de Christophe Dejours (Points Seuil) -, tout comme celles consacrées au travail à la chaine et au stress dans les bureaux d'études des grandes industries automobiles. Ainsi la CGT de Peugeot-Mulhouse vient de publier une brochure documentée sur les  conditions de travail très dures chez le constructeur, suite aux trois nouveaux suicides avaient eu lieu parmi le personnel du site de production . Ces suicides faisaient suite à celui d'un employé de 51 ans qui s'était pendu en avril dans un local de l'unité mécanique. "On est très inquiets, on tire la sonnette d'alarme", expliquait à l'époque Vincent Duse, secrétaire CGT Peugeot. En quinze jours, entre avril et mai, il y a eu quatre suicides de salariés".

    La direction du groupe Peugeot avait alors répondu : "Les causes d'un suicide sont toujours complexes. Les ressources humaines de PSA mènent des enquêtes internes pour déterminer s'il peut y avoir un lien avec le travail. Nous réfléchissons aux causes potentielles du mal-être au travail". Selon la CGT, les salariés qui ont mis fin à leurs jours étaient "expérimentés, ils avaient entre 30 et 40 ans (...). Ils avaient des problèmes d'argent ou de santé, qui s'ajoutaient à la pression au travail, à l'ambiance pourrie sur le lieu de travail". Selon le syndicat, cité par Le Monde.fr, "la pénibilité du travail favorise aussi les dépressions", ajoutant que dans l'atelier des suicidés une "trentaine d'employés" seraient en dépression, et que la direction "envoyait des lettres aux salariés en maladie afin de les culpabiliser", ce que la direction a formellement démenti. La brochure que publie ces jours-ci la CGT Mulhouse, intitulée "Souffrances et suicide au travail. Des vies broyées" revient sur ses affaires, et montre l'importance des conditions de travail derrière ses drames. Elle s'inquiète aussi de "l’impunité consentie aux dirigeants des grands groupes industriels (...) par la dépénalisation du droit des affaires".

    Sur la réalité vécue, physique, psychologique, de la tension et la souffrance sur les lieux de travail, mais aussi sur la précarité consécutive à un licenciement, voici un reportage autour de la mort d’un jeune ouvrier qualifié de Peugeot. Après avoir travaillé dur, s'être retrouvé chômeur et avoir tenté plusieurs fois de se faire réembaucher, il est mort de faim entre l’ANPE et les portes des usines Peugeot Sochaux l’hiver 1980. Une autre forme du suicide ?  L'auteur-compositeur Charlélie Couture a écrit sa chanson "Serge K.", après la publication de cette enquête (paru dans Actuel fin 1980)

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