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  • UNE SOCIÉTÉ RESPIRABLE POUR LES MINORITES

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     NEWS NEWS NEWS Les personnes transsexuelles - 50 à 60000 en France -ont manifesté fin octobre dans Paris à l’appel du collectif « Existrans ».

    Elles étaient 1500 partipant(e)s selon Act Up, 500 selon la préfecture. Certaines criaient « Mon sexe n’est pas mon genre ». Depuis l’enfance, ils et elles ne se « vivent» pas comme étant des hommes bien que nés mâles, ou à l’inverse se sentent trop masculines pour être des femmes. Elles se situent dans une perspective plus glissante des genres et des sexualités. Beaucoup se travestissent, suivent un protocole hormonal, se font opérer. Dans une société fondée sur le mythe de la dichotomie sexuelle pour qui les humains naissent toujours « femelle » ou « mâle», héritent d’un comportement « féminin » et « masculin », se dire transsexuel ou transgenre dérange. Tout comme les « intersexués », ceux nés avec une sexuation ambiguë, plus ou moins androgyne, estimés entre 2 et 4% de la population - qui manifestaient aussi. Ils échappent à notre classification binaire. Ils interrogent la normalité : homme, vous n’avez jamais éprouvé être féminin, et femme, virile ? Il n’empêche, on les ostracise. En France, l’Etat ne considère plus comme des « malades mentaux » depuis juste quelques mois - « Les psys c’est l’enfer » disait un slogan. C’est toujours un chemin de croix pour ceux qui veulent changer de sexe. L’établissement d’un « consentement éclairé » ne suffit pas. Le libre choix du médecin est impossible. Il faut passer par un centre médical homologué, où certaines équipes hospitalières exigent un « test de vie réel » de deux ans : le demandeur doit se travestir, vivre « comme si », faire ses preuves de déviant en somme. Ne parlons pas du remboursement des actes chirurgicaux ou d’une phoniatrie. Quant à changer d’état civil, juste pouvoir mettre « F » ou « M » sur son passeport, que de complications. Il faut des attestations de moralité, plusieurs tribunaux exigent une expertise psychiatrique. Surtout, la personne doit obligatoirement subir une opération génitale, toujours stérilisante. Or beaucoup ne veulent pas. Ils veulent respirer. La manière de trairer les minorités révèlent si un esociété est respirable(publié dans le Monde Magazine)

    Collectif Outrans : www.outrans.org. Act Up : www.actupparis.org