samedi, 17 novembre 2012
POURQUOI LE MARIAGE GAY MÈNE À LA ZOOPHILIE
NEWS NEWS NEWS Les opposants au "mariage gay" manifestaient cet après-midi pour nous éviter la décadence morale. Merci à eux.
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On ne dira jamais assez les dangers des pentes glissantes, leur engrenage fatal, leur logique létale. Ainsi, nous savons bien que manger des bananes en public sans surveillance policière est un acte irresponsable. En effet, leurs peaux sont si visqueuses que vous risquez de faire déraper un agent en poste devant une école, et par là provoquer un accident mortel mettant en péril la vie de nombreux enfants. De la même manière, vendre des bacs Riviera et des engrais vous transforme malgré vous en complice des caïds de banlieue qui font pousser du cannabis dans les cités sans droit. Voyez encore comment jouer loin des professeurs et des assistants d'éducation sous un préau sombre avec des jeunes garçons ou des jeunes filles, ou pire, fréquenter les mêmes douches et vestiaires, vous met en danger de croiser un pervers polymorphe qui dévoiera votre sexualité naturelle. Alors, vous commettrez l’odieux acte de sodomie, récusé par la Bible elle-même. Et bientôt, ce sera l’infâme mariage gay voulu par les socialistes athées, qui non seulement, comme nous allons voir, entraîne aux pires égarements, mais contribue à la dépopulation de la nation France, et par là à son invasion sournoise par des ethnies africaines sorties de l'Histoire universelle.
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mardi, 08 mai 2012
LES ADOS, LE PORNO ET LA PANIQUE MORALE DES PARENTS
NEW NEWS NEWS. Depuis qu’avec Internet le porno est entré dans la vie des mineurs, il ne se passe pas un jour sans qu’un colloque de psychologie, une convention scolaire, un service gouvernemental, des féministes ou des politiques en débattent. Inquiets. Parfois indignés. Souvent dépassés. En ce début d’année, deux grandes controverses impliquant la pornographie et les jeunes ont fait la Une. D’abord, le rapport de la sénatrice UMP Chantal Jouanno pour le Ministère des Solidarités a dénoncé « l’hypersexualisation » grandissante des filles de 8-12 ans, parlant de « pornification ». Ensuite, l’enquête sur la contraception des adolescentes du Dr. Israël Nisand pour le secrétaire d’Etat à la Jeunesse s’en prend violemment à l’impact de la pornographie sur les mineurs. Chantal Jouanno écrit : «Nous n’avions pas conscience que les codes de la pornographie ont envahi notre quotidien. (…) S’agissant des enfants, elle renvoie à l’hyperérotisation de leurs expressions, postures ou codes vestimentaires». Exagère-t-elle ?
Tapez « Femme » sur Google. Sur la colonne centrale, on lit : «Femme Wikipédia», «Femme Evène », «Femme Actuelle » À droite, colonne des annonces : «Femmes canon en cam», «Elles couchent», «Femmes célibataires» (Meetic). Clic sur «Elles couchent. Batifolage.com». Un couple à moitié nu apparaît . Dessous : «Fellation, sodomie, amateur, partouze, gros seins, éjac faciale. C’est un site porno. Avec «Galerie Vidéo». Clic. Des centaines de photos défilent. Beaucoup de hardcore. Triple pénétration, poing dans l’anus, bouteille dans le sexe. Souvent, on souffre pour les actrices qui encaissent (dans le karaté, c'est du cinéma, pas dans le X-trem).
Tapez maintenant «Amour». On lit à droite. «Meilleurs films sensuels. La brocante». Clic. Nouveau site porno déguisé. Asiatiques. Beurettes. Blondes. Gang Bang. Sado Maso. Ma voisine de 11 ans qui surfait sur le Net pour sa rédaction sur la Saint Valentin a-t-elle regardé ? Possible. Les films X sont en accès libre sur Internet. Souvent gratuits. Les mineurs regardent massivement. Le "réservé aux adultes" est révolu. L' "Interdit au moins de 18 ans" une galéjade. En 2004, le CSA révélait que 80% des garçons, 45% des filles de 14-18 ans ont vu un X dans l’année. Un garçon sur quatre, une fille sur cinq en a visionné 10 (au moins). Selon l’enquête du Dr Rozier en Île-de-France (2004), 90% des jeunes apprennent l’existence du porno entre 8 et 13 ans. À 11 ans, un sur deux en a vu. En CM2 (9-10 ans), 50% des garçons, 25% des filles. Selon des études canadiennes, 25% des 10-17 ans l’ont découvert par hasard, 25% volontairement. Comment réagissent-ils au premier visionnage, à 10-11 ans, ou plus jeunes ? Une enquête américaine précise : ils «sont surpris et ont peur», ou « sont embarrassés», ou «coupables et confus». La moitié des filles se disent «dégoûtées», un quart «choquées», un quart «surprises». Mais dès 13 ans, leur attitude change. Le porno «distrait» 50% des garçons, «plait» à 30%, 20% le classe en «favoris», une fille sur quatre se dit « curieuse ».
(Faute de place, une version courte de cet article a été publié dans Le Monde Culture&Idées. Un entretien avec le sociologue Michel Bozon sur "la panique morale des parents" vient à la fin. )
11:54 Publié dans ENQUÊTES | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : porno, féminisme, sexe |
dimanche, 12 février 2012
ENFANTS D'HOMOSEXUELS, ENFANTS INVISIBLES
(Claire Breton a 27 ans : "Je n'existe pas pour la société" )
NEWS NEWS NEWS Après François Fillon, qui a déclaré être contre le mariage homosexuel dans l'émission "Des paroles et des actes" sur France 2, Nicolas Sarkozy a pris à son tour position contre dans un entretien accordé samedi 11 février au Figaro Magazine, où il défend ses "valeurs"."En ces temps troublés, a-t-il expliqué, où notre société a besoin de repères, je ne crois pas qu'il faille brouiller l'image de cette institution sociale essentielle qu'est le mariage". Il s'est aussi déclaré défavorable à l'homoparentalité. Cette prise de position très droitière traduit un net recul avec ses propositions de 2007, où il proposait un "contrat civil" qui n'a jamais vu le jour. Elle constitue un inquiétant déni de réalité. Des centaines de milliers d'homosexuels vivent maritalement en France ou sous le régime du PACS. Au moins 100000 enfants sont élévés par des couples homosexuels.
En éclairage, une enquête publiée pour Le Monde Magazine au printemps 2005, où des enfants élevés dans des familles homosexuelles témoignent.
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samedi, 05 novembre 2011
"CE PATERNALISME BIEN FRANÇAIS ..." ENTRETIEN AVEC RUWEN OGIEN, DIRECTEUR DE RECHERCHE EN PHILOSOPHIE MORALE (CNRS) SUR L'ACTUELLE POLITIQUE DES MOEURS
NEWS NEWS NEWS. Remise en cause du Revenu de Solidarité active (RSA) accusé d’inciter les pauvres à ne pas travailler, critères d’adoption de la nationalité de plus en plus exigeants, nationalités visées comme étant directement associées à la délinquance ce qui justifierait leur expulsion du territoire, refus de reconnaître le mariage gay et l’homoparentalité, nouvelles lois sur la bioéthique, pénalisation des consommateurs de cannabis, proposition de pénaliser les clients des prostituées, derrière toutes ces décisions et effets d’annonce le gouvernement développe une philosophie politique morale. Mais laquelle ? Nous nous en sommes entretenus avec Ruwen Ogien, directeur de recherche en philosophie morale au CNRS, qui s’est fait connaître pour ses travaux pour fonder une « éthique minimale », c’est-à-dire non invasive, la moins moralisatrice possible, fondée sur des droits et non des valeurs (une version courte de ce portrait a été publiée dans Le Monde, 28/10)
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Il s’était présenté « Moi, c’est M comme Morale » à la soirée de lancement du « Dictionnaire de la pornographie » des PUF, énorme pavé de 570 pages et 450 entrées alphabétiques ( de « A comme Abection » à « Zoo humain »). Dans son article, il explique comment les notions d’« immoralité » et d’« obscénité » apparaissent en Europe au milieu du XIXe siècle pour justifier des politiques morales répressives et interdire des oeuvres. Ce glissement des jugements moraux réprobateurs - jamais partagés par tous - à une légalité punitive inquiète Ruwen Ogien, depuis longtemps. Beaucoup de son travail tourne autour de la moralisation excessive - qu’elle soit d’Etat, politique ou philosophique. Il s’en explique : « Enfant de survivants de la Shoah, né en Allemagne après la deuxième guerre mondiale, venu en France assez tôt, mais ayant eu longtemps le seul statut civil de réfugié, j’ai évidemment une sensibilité particulière pour la condition des parias, des réprouvés, de tous ceux que j’appelle les « indésirables » : personnes méprisées, persécutées. déportées, expulsées, éliminées. » Etudiant, il se consacre à la sociologie et l’anthropologie sociale, passant de Paris à Bruxelles, Tel-Aviv, puis Cambridge en 1984-1985. Il décide de se consacrer à la philosophie analytique, un courant peu pratiqué en France, surtout représenté en Angleterre, aux Etats-Unis et en Allemagne - par des figures comme Bertrand Russel, Ludwig Wittgenstein, John Rawls. Elle s’attache à mettre en évidence les erreurs de raisonnement des discours, notamment moraux ou politiques, afin de préciser les concepts à l’oeuvre. « Mon attraction pour ce genre philosophique, qui préfère l’humour et la sobriété scientifique à l’hermétisme et la grandiloquence, n’est pas très étonnante, étant donné que j’ai d’abord tenté de faire de la bande dessinée (avec un succès très modéré je dois le reconnaître), et que j’ai pratiqué, pendant quelques années, l’anthropologie, ce qui m’a forcé à rester attentif aux faits empiriques. » Revenu à Paris, après avoir été un élève de Jacques Bouveresse, père de la philosophie analytique française, il se passionne pour la morale. Bien vite, il publie. Sur des sujets dérangeants...
08:55 Publié dans ENTRETIENS À VIF, MAUVAIS ESPRIT | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : philisophie, sexe, bioéthique |
vendredi, 27 mai 2011
C'EST UNE FILLE OU UN GARÇON ?
NEWS NEWS NEWS Alors que les "marches de la fierté" de juin se préparent dans dix -sept villes de France à l'appel de l'Interassociative LGBT (Lesbienne, Gaie, Bi, Trans), n'oublions pas que les "intersexués" ou hermaphrodites manifestent aussi. Ils veulent que cessent les pratiques médicales d'assignation sexuelle en fille ou en garçon, souvent pratiquées sur des enfants de 3 mois à 2 ans. Ils demandent qu'on arrête une "politique du bistouri" encore trop fréquente, afin de pouvoir attendre un âge plus avancé pour décider de leur sexe et leur genre en connaissance de cause. Derrière leur histoire, on découvre comment la violence des normes sexuelles s'exerce encore aujourd'hui. Enquête (parue dans Le Monde Magazine, mars)

1 – Où on découvre la triste histoire de l’hermaphrodite Herculine Barbin.
« Le lendemain de cette nuit trouva Sara anéantie ! Ses yeux, rougis par les larmes, portaient l’empreinte d’une insomnie cruellement tourmentée (…) Je n’avais pas la force de lever les yeux sur Madame P, pauvre femme qui ne voyait en moi que l’amie de sa fille, tandis que j’étais son amant. » Nous sommes l’été 1858, Axelina Barbin, vingt ans, institutrice, a passé la nuit avec sa jeune collègue Sara dans un pensionnat de La Rochelle. Elle raconte sa passion dans son journal intime, en proie au plus grand déchirement. Car Axelina, née Adélaïde Herculine le 8 novembre 1838 à Saint Jean d’Angély, déclarée comme fille par ses parents, présente une morphologie rare. Née avec un vagin, elle présente un court pénis, pas de sein, et doit se raser pour vivre au milieu des femmes. Elle est hermaphrodite...
15:45 Publié dans ENQUÊTES | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (1) | Envoyer cette note | Tags : sexe, philosophie, femmes |
dimanche, 16 janvier 2011
PORNO POUR AVEUGLES
NEWS NEWS NEWS Un site à but non lucratif propose des audiodescrisptions de films pornographiques à destination des mal et non voyants. Chacun d'entre-nous peut participer à cette mission humaniste. Attention cependant à respecter l'oeuvre.
La pornographie peut-elle être un art abstrait ? La question reste ouverte, mais que penser alors du porno pour aveugle ? « Un jeune couple est au lit, 20 ans à peine, tout laisse croire que ce sont des lycéens. Elle a la peau brune, les cheveux noirs, très attractive. Elle a l’air effrayée, elle ne veut pas que sa belle-mère découvre le garçon dans son lit. Elle se redresse, on découvre ses seins, très mignons, ni trop lourds, ni trop petits, vraiment un joli corps (…) Le garçon passe dans la cuisine, ouvre le frigo tout en regardant un magazine, quand il aperçoit la belle-mère en sous-vêtements, une grande femme brune, à forte poitrine, avec des nattes… » On trouve cette audiodescription d’une parodie X du « Pacahontas » de Walt Disney sur le site pornfortheblind.org, une association à but-non-lucratif qui propose du porno pour aveugles. Des dizaines d’écrivains bénévoles y ont déjà enregistré des récits illustrant des clips aussi torrides que « Porno caseiro », «Groovy bus » ou « Girls fucking Barbie». On retrouve dans ces enregistrements les mêmes problèmes d’adaptation posés par l’audiodescription pour mal et non-voyants des films classiques, inventée en 1988 par l’universitaire August Coppola, le frère du cinéaste, et depuis largement diffusée : TF1 et Arte la proposent, l’association Accès Culture l’a popularisé au théâtre. Comment en effet traduire l’ambiance d’un film, faire ressentir le style du cinéaste tout en étant tenu de raconter l’histoire qui défile et décrire le décor ? Il y a là tout un travail d’adaptation littéraire - en France la société Titra film a fait appel à l’écrivaine Hélène Bleskine - mais encore des règles à respecter pour ne pas trahir l’œuvre : aux Etats-Unis, il existe une charte, les « guidelines ». Pour le cinéma porno, nous en sommes encore aux balbutiements. Même si le X est un art qui supporte mal l'allégorie, s'il n'est pas par principe faux-cul, on regrettera que beaucoup d’audiodescriptions se contentent de décrire trivialement l’acte et les organes, ou ressemblent à des récits d’adolescents excités ponctués de « Oulala ! » ou « My goodness ! ». En même temps, ces récits rencontrent une réelle difficulté : difficile de sublimer l’extrême pauvreté du cinéma de cul actuel, tout génital, très peu inventif, qui vit encore sous la loi absurde du Ixage, c’est-à-dire du ghetto obligatoire dès qu’un sexe apparaît à l’écran. Si la littérature est un art total, où sexualité et vie s’entremêlent, le cinéma pas encore.
08:01 Publié dans JE NE PENSE QU'À ÇA | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (1) | Envoyer cette note | Tags : sexe, mauvais esprit |
samedi, 01 janvier 2011
DU CONTRAT SEXUEL. L'OUVRAGE DE LA FÉMINISTE CAROLE PATEMAN ENFIN TRADUIT
NEWS NEWS NEWS Après quinze ans d'attente, le livre de référence de la philosophe féministe Carole Pateman sur le "contrat sexuel" est enfin traduit (La Découverte). Elle y montre comment le contrat social passé en politique, afin de garantir la liberté de tous, s'accompagne aussitôt d'un "contrat sexuel" qui subordonne le droit des femmes aux hommes. Si la patriarcat est aboli dans la vie sociale, il ne l'est pas dans la sphère privée.
« L’homme est né libre, et partout il est dans les fers » écrit magnifiquement Jean-Jacques Rousseau au chapitre 1 du « Contrat social. » (1762). À la suite de Thomas Hobbes, qui veut faire cesser « la guerre de tous contre tous », et de John Locke décidé à protéger les « droits naturels » des humains que sont la liberté individuelle et la propriété privée - notamment celle de son propre corps -, Jean Jacques Rousseau montre comment le peuple, en passant un contrat avec lui-même et élisant une démocratie, va défendre les libertés individuelles comme « l’intérêt général ». Chacun sait aujourd’hui l’importance des théories du contrat social dans la fondation des républiques américaines et françaises, quand il a fallu rompre avec la monarchie patriarcale et instituer les principes de liberté, égalité, fraternité. Pourtant, à l’exact même moment, un autre contrat est mis en place, le « contrat sexuel » qui subordonne la femme à l’homme, qui demeure un monarque familial. En effet, que ce soit dans la jeune Amérique ou la France républicaine, la femme n’acquière aucun des droits accordé aux mâles libres et égaux. Elle n’a pas le droit de vote - elle ne l’aura en France qu’en 1944 -, dépend économiquement de son mari, n’a aucun pouvoir sur ses enfants - qui dépendent du « droit paternel » - et l’homme, par le « contrat de mariage », a le droit de jouir d’un accès sexuel à son épouse. Si le patriarcat est aboli en politique, il demeure dans la sphère privée, où le « statut » de l’homme l’emporte - ce qui interroge sur les limites du contrat social. C’est à cette démonstration que se livre la philosophe politique américaine Carole Pateman, dans « Le contrat sexuel » (La Découverte) enfin traduit après douze ans d’attente. Cet essai montre comment aujourd’hui encore le « contrat sexuel » permettant aux hommes d’avoir un libre accès au corps des femmes perdure. Ainsi, il n’existe aucune reconnaissance légale du viol entre époux, la bienveillance devant le « crime passionnel » étonne, le choix de ne pas se marier génère toutes sortes de complications, la législation de plusieurs pays sur les « mères porteuses » génère des abus de faiblesse, les associations de prostituées indépendantes dérangent. La fraternité n’est pas encore pour les « sisters », les « sœurs », ce beau mot de 1968. (publié dans Le Monde Magazine)
09:46 Publié dans JE NE PENSE QU'À ÇA | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : sexe, féminisme, philosophie |
samedi, 25 décembre 2010
LA FIN DE LA CAPOTE ANGLAISE ?
NEWS NEWS NEWS. UN GEL MICROBICIDE, ANTI SIDA, ANTI HERPES PASSE AVEC SUCCES DES TESTS D'EFFICACITÉ.
Pour beaucoup d’hommes, elle relevait de la légende, cette crème microbicide qui protégerait contre les maladies sexuellement transmissibles, et d’abord le sida. Elle allait remplacer le préservatif, indispensable bien sûr - même le pape Benoit XVI le reconnaît - mais malgré tout compliqué à poser au moment propice, casse-désir, insensible : un sondage Tasanté.com d’octobre montre qu’en France un quart des garçons et des filles ne l’utilisent pas la première fois. Alors une crème efficace, tueuse de virus, spermicide, pas plus désagréable qu’un gel à l’eau semblait l’alternative bienvenue. Tant pour les hommes rétifs au condom, toujours prompts à se défausser des problèmes de protection sur la gent féminine, mais encore pour l’action anti-sida dans les pays du Sud. Car aujourd’hui, en Afrique, les femmes représentent 60% des contaminés parce que nombre d’hommes refusent le préservatif. Et les études montrent qu’il faudra du temps pour les faire changer de comportement. Or le temps est compté, l’épidémie gagne. Voilà pourquoi des équipes travaillent depuis quinze ans à mettre au point un gel antiviral vaginal qui permettrait aux femmes de se protéger elles-mêmes. Toutes ces recherches ont échoué, jusqu’à l’essai présenté à la conférence de Vienne cet été, et publié dans Science. Elle a été menée dans le KwaZulu Natal, la région d'Afrique du Sud où la séropositivité est la plus élevée au monde, auprès de 889 femmes zouloues de 18 à 40 ans, sexuellement actives. Le gel utilisé, appelé Caprisa, contenait 1% de Tenovofir, un antiviral connu, peu agressif sur les muqueuses. Les résultats font état d’une baisse de 54% de la contamination. Depuis, les recherches continuent pour améliorer l’usage du gel, qui protège aussi de l’herpès. « Nous redonnons espoir aux femmes » a déclaré Michel Sidibé, directeur exécutif de l’Onusida, qui voit là « une arme puissante en matière de prévention. » Alors, une époque historique s’achève, l’ère de la capote anglaise ? Après cette rupture épistémologique, à quand la Caprisa au goût de miel ? (publié dans Le Monde Magazine)
11:46 Publié dans JE NE PENSE QU'À ÇA | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (1) | Envoyer cette note | Tags : sexe |
lundi, 25 octobre 2010
BONJOUR LES NIQABITCH, LES ALLUMEUSES EN NIQAB.
NEWS NEWS NEWS Depuis début octobre la vidéo des Niquabitch - les allumeuses en niqab - circule sur le Net où elle a été visionnée des dizaines de milliers de fois. Explication.
Elles s’appellent les Niqabitch (« les allumeuses en niqab »), leur vidéo fait le buzz sur You Tube. Ces deux jeunes musulmanes se sont promenés en niqab, mnishort noir et talons hauts dans le quartier des ministères à Paris. On le voit prendre la pose, cuisse nues et visage masqué, devant le ministère de l’Immigration et de l’Identité Nationale. Les policiers leur disent de déguerpir, elles expliquent « On veut dédramatiser la question du voile ». « C’est génial » dit une policière, qui les prend en photo. Les niqabitch ont publié un manifeste : « Autant le dire franchement, prendre l’apparence de Dark Vador au nom de l’islam et de ses préceptes, on ne comprend pas vraiment ! (Mais) nous avons ouï dire que la République était un espace de libre expression dans lequel chacun pouvait choisir de s’habiller et de pratiquer sa religion comme il l’entend. » En mêlant une tenue sexy au voile intégral les Niqabich font valser beaucoup d’idées reçues. Elles interrogent la liberté d’aller dans les rues de France dans n’importe quelle tenue. Va-t-on leur interdire de sortir ainsi nippée à cause du niqab - et si elles se livraient à une fantaisie S.M ? N’a-t-on pas le droit de jouer avec les codes de genre, ou religieux, de se travestir ? Ensuite, elles montrent l’affreuse volonté du niqab d’emprisonner les charmes des femmes. Alors nous ne verrions plus ces jolies jambes, si bien mises en valeur sous ce haut noir ? Ce contraste rappelle tout l’érotisme du voile, dont Malek Chebel a montré les raffinements dans son épais "Kama Sutra arabe" (Pauvert 2006). Nous l’avions l’oublié, en nous polarisant sur le « voile islamique ». "Le Jardin Parfumé", un des chefs d’œuvre de la littérature sensuelle née en terre d’Islam, si riche jusqu’au XVe siècle, en loue les danses - même si aujourd’hui les théologiens du Caire en ont interdit la lecture comme des "Mille et Une Nuits". Le voile, nous disent joyeusement les Niqabitch, n’est pas toujours associé à la pudeur. Même si dans le désir, comme l’analyse paradoxalement l’historien Jean-Claude Bologne dans "Pudeur féminine" (tout juste sorti au Seuil), « un voile naturel et invisible révèle la femme », fut-elle nue... (publié dans Le Monde Magazine)
22:50 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : féminisme, sexe, philosophie |
jeudi, 21 octobre 2010
SCIENCES PO, UNIVERSITE MAUVAIS GENRE
NEWS NEWS NEWS En cette rentrée universitaire, l'université Sciences Po commence à mettre en place son programme PRESAGE (Programme de REcherche et d'Enseignement des SAvoirs sur le GEnre). La prestigieuse université, après des années d'hésitation et de coups d'essai, lance enfin un solide programme d'étude - soutenu par des figures de l'histoire et l'économie comme Elizabeth Badinter, Nancy Fraser ou Amartya Sen - sur les questions de la discrimination et la fabrication du genre et des différences sexuelles. En Amérique et au Canada, ces "gender studies" sont à l'honneur depuis 30 ans, c'est dire le retard pris en France.
Le programme PRESAGE a débuté ce 20 octobre par une conférence de la philosophe Geneviève Fraysse, quelques cours ont débuté, mais l'année prochaine toutes les disciplines vont être affectées par le questionnement sexuel : comment le fait d'être d'un genre ou d'un autre vous disqualifie ou vous requalifie dans votre travail ? vos retraites ? influence vos manières d'être traité à l'école ? à l'université ? comment le droit est-il travaillé par ces questions mais encore les manières d'habiter la ville, se promener les rues, jusque dans le détail des habillements ? etc, etc ?
12:00 Publié dans ENQUÊTES | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : féminisme, sexe, philosophie, queer |










