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  • FRANCOISE BARRE-SINOUSSI DE L'INSTITUT PASTEUR REÇOIT LE PRIX NOBEL DE MEDECINE. "UN PAYS QUI PERD SA RECHERCHE EST UN PAYS EN VOIE DE SOUS-DEVELOPPEMENT."

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    ( Luc Montagnier, Jean Claude Chermann - oublié par l'académie Nobel - et Françoise Barré-Sinoussi en 1983, Institut Pasteur, Paris)
    NEWS NEWS NEWS. Le 20 mai 1983, paraissait dans l'hebdomadaire américain Science un article signé par plusieurs chercheurs français ( Barré-Sinoussi F, Chermann JC, Rey F, Nugeyre MT, Chamaret S, Gruest J, Dauguet C, Axler-Blin C, Vézinet-Brun F, Rouzioux C, Rozenbaum W, Montagnier L. : « Isolation of a T-lymphotropic retrovirus from a patient at risk for acquired immune deficiency syndrome (AIDS). », Science, no 220, 20 Mai 1983, 4599, p. 868-71) identifiant pour la première fois le virus de l'immunodéficience humaine (VIH), responsable du sida. Vingt cinq ans après, le lundi 6 octobre 2008, le prix Nobel de médecine vient récompenser Françoise Barré-Sinoussi et le professeur Luc Montagnier, qui dirigeait l'équipe de l'Institut Pasteur - oubliant le troisième membre clef de l'équipe Jean-claude Chermann. Défiant les laboratoires américains et leurs budgets colossaux, Françoise Barré-Sinoussi et son équipe ont réussi cette prouesse en dehors de sentiers battus de la recherche, isolés, mal considérés par les politiques, avec les moyens du bord, attachés à suivre la démarche qui leur semblait la plus juste. Pour Le Monde 2, j'avais rencontré Me Françoise Barré-Sinoussi en mars 2004, à l'époque où le mouvement "Sauvons la Recherche" battait son plein, dénonçant la détérioration de la situation des chercheurs en France - ce même mouvement qui s'est opposé  au plan de restructuration de la ministre Valérie Pécresse en février 2008. A l'époque, Françoise Barré-Sinoussi déclarait : "Avec la politique actuelle, nos recherches n'auraient même pas été financées".
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    INSTITUT PASTEUR, METRO RAGE...
    ...A l'entrée de l'Institut Pasteur, en ce 1er mars 2004, trois jeunes chercheurs distribuent un tract encadré de noir, un faire-part. Ils appellent le personnel et les passants à se retrouver le surlendemain à la station de métro Pasteur, qu'ils entendent rebaptiser «Rage». Ils prévoient aussi, par une action symbolique, "d'enterrer la recherche" en grande cérémonie. Une chercheuse en biologie, parka vert, énervée, 35 ans, interpelle les passants: «N'apportez ni fleurs ni couronnes. Venez avec un brassard noir. Pasteur en personne sera présent.» Métro "Rage". Aujourd'hui le mot court parmi les chercheurs français. Ils l'ont, la rage.

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