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  • GAUCHE. LA RENOVATION DES IDEES A COMMENCE... EN COULISSES DE L'UNIVERSITE D'ETE DU PS. ENQUÊTE

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    NEWS NEWS NEWS Le PS ouvre son université d'été. Très attendue. Aphone, inaudible depuis un an, le PS, ses valeurs politiques vieilles d'un siècle, ont été férocement demontées - dites ringardes, passéistes - par une droite dure et décomplexée. Les socialistes n'ont donc rien à opposer à la crise des subprimes, au démantèlement des télévisions publiques, rien à proposer pour les retraites, les unviversités, le rôle de l'Etat ? Tandis que les leaders s'affrontent en tribune, dans cent clubs, "think tank", groupements d'intellectuels, associations politiques, réseaux internationaux, sur des sites, dans des collections, on assiste à une véritable rage de penser, repenser, innover pour rapprocher l'Etat des individus, corriger les inégalités, donner une "chance de vie" à tous, au plus haut niveau - par exemple. Voyage dans cette constellation où la rénovation de la gauche a commencé : sur quels principes, points de programme, quelle philosophie politique ? (publié dans Le Monde 2, 22/08/08)

    VOYAGE DANS LA TËTE DE LA GAUCHE PENSANTE

    Dix-sept millions de Français, la majorité laborieuse du pays, a voté pour la gauche. Après les échecs à répétition, électeurs, militants, sympathisants attendaient de leurs leaders, leurs partis, des réflexions neuves, un puissant travail de refondation. Qu’entendent-ils ? Une extrême gauche protestataire qui persiste à refuser l’économie de marché et se dire « communiste ». Des écologistes affaiblis par les disputes groupusculaires. Des altermondialistes minorisés et conservateurs. Un parti socialiste politiquement aphone, fuyant le débat sur le fond, replié sur ses bastions. Où est passée la gauche politique ? L’opposition combative et constructive ? Elle reste sans voix, incohérente, face à Nicolas Sarkozy, comme hier le parti travailliste face à Margaret Thatcher. Alors quoi, la gauche républicaine et ses idéaux égalitaires, ses traditions sociales, libérales, fraternelles, la gauche « progressiste » née en 1905, celle de 1936 et du Front populaire, de l’élection de François Mitterrand en 1981, n’a plus de grand projet ? Les socialistes qui ont emporté 20 régions sur 22 et la majorité des grandes villes en 2008, n’ont plus d’alternative politique nationale à offrir ?
    Loin des tribunes, on assiste aujourd’hui à une véritable ébullition intellectuelle, presque à une rage de réflexion, tant la déception a été cruelle en 2007. Chercheurs, intellectuels, élus, chefs d’entreprise, syndicalistes, militants de toutes obédiences s’organisent en fondations, clubs de réflexion, collectifs de propositions, « think tank » ou « think boxes » - les « boîtes à idées » politiques nées aux Etats-Unis pendant les années 1960 -, groupes de soutien à telle ou telle personnalité. On en compte une centaine...

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