dimanche, 30 août 2009

LA REVOLUTION LUDIQUE, SOCIALE ET ECONOMIQUE DES RESEAUX LES SOCIALNOMICS

NEWS NEWS NEWS Considérablement, quotidiennement, les réseaux sociaux bouleversent notre manière de se rencontrer, vivre, travailler, consommer. Si les usages massifs d’Internet dessinent une géographie mentale des grandes quêtes et obsessions humaines, nous pensions que le sexe était le continent dominant au regard de l’activité N%1 du web : le visionnage de films pornos. Cependant un humain peut jouer aux échecs dans un bordel, il ne se réduit pas au pulsionnel, et nous découvrons aujourd’hui que la passion pour les réseaux sociaux l’emportent désormais. Tout dépendait de l’offre, du possible, de l’invention. La recherche d’amis, les échanges d’informations et d’images captivantes, déployer la connaissance, l’entraide, le jeux collectifs, toutes ces pratiques ludiques ont débordé ces dernières années. Les chiffres parlent, tout juste collectés dans un clip mondialisé en quelques heures, Socialnomics (You tube), par un spécialiste de l’éducation en ligne, Erik Qualman. Selon lui, l’usage massif des réseaux sociaux est en train de bouleverser l’économie et la publicité. 74% des personnes croient plus la recommandation d’un ami sur Facebook, leur expérience d’un produit qu’à une publicité. La grande évaluation critique des marques par un public actif, interconnecté en permanence, a commencé. Un monde de bouche à oreille rapide, marchant au coup de cœur comme à l’expérience collective s’étend, bouleversant la consommation, mais encore la production de connaissances (wikipedia), l'entraide sociale  (voyez les réseaux pour échanger des maisons de vacances, trouver un appartement ou un "bon plan",  se rencontrer (meetic), où dormir en voyages, garder les enfants, ou encore le micro-crédit, etc), mais encore la gestion publique.( voyez les nouvelles expériences de démocratie locale...). Une nouvelle économie sociale se développe.  On parle désormais sur le Net de “socialnomics”, l'économie des réseaux sociaux - d'ailleurs, l'essai d'Erik Qualman ,"Socialnomics",  écrit pour convaincre les grandes marques et le marketing de s'adapter à la nouvelle donne, porte comme sous-titre : "How Social Media Transforms the Way We Live and Do Business" (ed John Willey & sons, 288 pages). Il a été lancé sur le WEB par une vidéo spectaculaire, sorte de bande-annonce de son livre, qui a déjà fait le tour monde. Son écriture ludique, à haut impact didactique, révolutionne la manière d'écrire sur le Web, et de transformer le texte et l'analyse tant en lecture cinéma qu'en image. Ci dessous, la traduction de la vidéo ci-dessus.

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dimanche, 09 novembre 2008

CRISE ECONOMIQUE. HERNANDO DE SOTO, ECONOMISTE PERUVIEN, AUTEUR DU CLASSIQUE "LE MYSTERE DU CAPITAL" (2000) : "LES PAUVRES NE SONT PAS LE PROBLEME, ILS SONT LA SOLUTION"

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NEWS NEWS NEWS "Les conséquences économiques de la crise financière seront beaucoup plus graves pour les pays en développement que pour les pays riches", déclarait au Monde fin octobre Kemal Dervis, le dirigeant du Programme des Nations unis pour le développement (PNUD). Ancien ministre des finances du gouvernement turc, defenseur du multilatéralisme, il plaidait jusqu'à ce jour - "dans le désert" selon Le Monde - pour que les pays du G7 tiennent enfin leur promesse d'augmenter leurs aides.  Ce qui semblerait juste, la récession en cours de l'économie mondiale provenant de la vie à crédit des Etats-Unis et des égarements financiers des pays riches. Quelques jours plus tard, j'interrogeais l'économiste péruvien Hernando de Soto, spécialiste de la question de la pauvreté et des droits économiques des pauvres, en vue  d'un "grand entretien" sur la crise actuelle. Il s'étonnait à son tour de la "coupure d'avec la réalité" de l'Occcident et plaidait pour la reconnaisance juridique des biens des pauvres - un combat qu'il mène à l'ONU avec l'ancienne secrétaire d'Etat américaine Madeleine Albright (paru dans Le Monde 2, le 8 nov 2008)

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« Les pauvres ne sont pas le problème, ils sont la solution » écrit l’économiste péruvien Hernando de Soto dans son ouvrage devenu un classique « Le mystère du capital » (Champs, Flammarion, 2005). « Pourquoi le capitalisme triomphe en Occident et échoue partout ailleurs ? » interroge-t-il en ouverture de l’ouvrage. Les habitants des pays du Sud sont donc arriérés et stupides, comme le proclament les racistes ? Ils n’ont pas développé une culture appropriée, comme le prétend le conservateur Samuel Huntington, professeur en sciences politiques à Harvard ? La pauvreté les étouffe et les handicape ? Alors, demande l’économiste, pourquoi les pays du Sud regorgent-ils de commerçants, de vendeurs, d’entrepreneurs ? Qu’est-ce qui les empêche de se développer, faire fructifier leur capital, leurs talents ? Après des années d’études de terrain dans les pays pauvres, Hernando de Soto croit connaître une partie de la réponse. Dans les pays pauvres, les trois quarts des habitants n’existent pas légalement. Ils ne possèdent pas d’extraits de naissance, leurs maisons et leurs bidonvilles n’ont aucun titre de propriété, leurs entreprises, leurs commerces tournent sans responsabilité juridique, sans vraie comptabilité, les contrats se font à l’amiable. Les pauvres sont illégaux dans notre monde, voilà le problème. Plus exactement « extralégaux ». Ils ne peuvent passer contrat avec le centre ville, encore moins entrer dans l’économie mondialisée. Toutes leurs richesses constituent un immense « capital mort » : par exemple le capital immobilier extralégal des pays émergents et l’ancien bloc communiste représenterait deux fois la masse monétaire en circulation Etats-Unis, soit 9300 milliards de dollars.
« Les pauvres sont plus riches qu’on ne le pense » affirme Hernando de Soto. Voilà pourquoi il se démène depuis des années pour lancer la « révolution juridique » qui donne droits et titres de propriétés aux extralégaux des villes, aux paysans pauvres - ce qui lui a voulu d’être condamné à mort par les guérilleros du Sentier Lumineux au Pérou. Il commence d’être entendu. L’ONU soutient désormais la « commission de démarginalisation des pauvres par le droit » qu’il a fondé avec l’ancienne secrétaire d’Etat américaine Madeleine Albright. Entretien sur la crise actuelle avec un économiste du Sud, étonné que l’Occident ait pu à ce point oublier la réalité, et renier les fondements juridiques et réalistes du capitalisme.

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