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nouvelle gauche

  • ENTRETIEN AVEC JOSEPH STIGLITZ. SON ESSAI "LE TRIOMPHE DE LA CUPIDITE" PUBLIÉ EN FRANCE EN POCHE.

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    ( Le dg de la banque Lehman, Dick Fuld à la sortie du tribunal de New York en octobre 2008. Il était alors poursuivi pour ses émoluments de 2007, juste avant la faillite de la banque, estimés à 100 millions de dollars. Ajoutez 460 millions pour les 3 années précédentes et sa prime de départ :  62 millions de dollars. Des manifestants l'attendaient à la sortie du Palais de Justice, on lit sur les panneaux "Escroc", "Capitaine Cupide")

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    NEWS NEWS NEWS. "Le triomphe de la cupidité" ("Freefall" en anglais, "Chute libre") de Joseph Stiglitz, est publié en poche (BABEL) début janvier chez Actes Sud. Prix Nobel d'économie 2001, ancien  conseiller économique de Bill Clinton (les années prospères de l'Amérique), ancien vice-président de la Banque Mondiale (dont il a démissionné, dénonçant déjà ceux qu'il appelait les "fondamentalistes du marché"), il s'est montré un des économistes les plus clairvoyants de la décennie en annonçant dès 2003 les dangers des crises chroniques du capitalisme financier - il publiait  alors "Quand le capitalisme perd la tête" (Fayard). Je l'avais rencontré  en février 2004 pour Le Monde Magazine, alors qu'il revenait du "Forum Social" de Bombay (altermondialiste) après avoir été invité par le "Forum Economique Mondial" de Davos - où se retrouvent les plus grands dirigeants d'entreprise et les leaders politiques. À l'époque déjà, il tenait des propos qui allaient s'avérer prophétiques au regard du tsunami qui a dévasté la planète financière et ébranlé gravement l'économie mondiale (voir ci-dessous l'entretien de 2004 pour Le Monde Magazine)

    Quatre ans plus tard, interrogé le 18 septembre 2008 par le site d'idées américain Big Think, le lendemain de la faillite de la banque d'investissements Lehman Brothers, considérée comme un des fleurons de Wall Street et des banques d'affaires, Joseph Stiglitz donnait son analyse de la crise des subprimes. Il ne cachait pas sa colère contre les dirigeants incompétents et cupides de la planète financière espérant avant sauver leurs parachutes dorées et leurs bonus après l'annonce du plan de sauvetage de l'Etat américain, financé par les particuliers, estimé à 1000 milliards de dollars - voir ci-dessous l'entretien donné à Big Think, publié dans la Revue RAVAGES en mai 2009.

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  • TELEVISION PUBLIQUE, LE FAIT DU PRINCE. LE PRESIDENT DE FRANCE TELEVISION NOMME PAR LE CHEF DE L'ETAT. LA LOI DE SUPPRESSION DE PUBLICITEE SERA IMPOSEE "PAR DECRET"

    NEWS NEWS NEWS Alors que le députés socialistes, enfin réveillés et déterminés, mènent une véritable fronde parlementaire pour s'opposer à la supression de la publicité sur les chaînes de France Télévison, nous apprenons que l'artice de loi le plus contesté - la désignation du directeur de France Télévision par le président de la République, non plus par le CSA - a été voté par le parlement. On entérine donc le fait du prince. Au même moment, la ministre de la culture et de la communication, Christine Albanel, a laissé entendre que le texte de loi serait adopté "par décret", si l'opposition persiste faire du tapage et de "l'obstruction". Par Décret... encore une habitude princière.  Cette loi, dont l'effet d'annonce a déjà enrichi les caisses de TF1 et M6, apparait d'autant plus révoltante que la plupart des professionnels du cinéma la jugent contre-productive et dangereuse pour le Septième Art français. Ils y voient l'asséchement immédiat des ressources de France Télévisions - donc de nombreuses productions cinématographiques -, et dénoncent l'abscence de tout projet cohérent visant à garantir des "revenus pérennes"  aux cinq chaînes - en effet dans le projet de loi l'apport financier de l'Etat se trouve limité... à trois années. Et ensuite ?  "Nous n'avons aucune garantie de financement pérenne, expliquait le 10 décembre, très inquiète, Juliette Prissard-Eltejaye, du Syndicat des producteurs indépendants (SPI). Encore moins depuis l'adoption des amendements." En effet, l'un d'entre eux prévoit de diminuer de moitié la taxation des ressources publicitaires des chaînes privées - une des invraisemblables méthodes imaginées pour financer un groupe France Télévision sans publicité - l'a convaincue que "c'est la mort du service public qui est annoncée." (Le Monde.fr, 10/12/08) Pourtant, pendant la catastrophique  crise financière du mois dernier, nous croyions avoir compris qu'il fallait mieux les préserver et les renforcer pour résister à l'effondrement des valeurs, les services publics ?

    Menacés, écoeurés, las de manifester pour rien, le personnel de France Télévision a réagi hier en lançant en ligne une pétition de protestation - concoctée par des journalistes de FR3 - tandis que des salariés de FR3 Alsace réalisaient pour le Net (sur You Tube) trois clips moqueurs, bien dans l'esprit "jamming". Sur le premier, on voit Madame Carla Bruni-Sarkozy pousser la chansonnette sur toutes les chaînes de télévision, de TF1 à France 2 en passant par Canal + et Mickey Channel. Une charge pas si surchargée quand on voit les interventions répétées, sur toutes les chaînes publiques et privées, de  Sylvio Berlusconi - qui nomme le président de la RAI - en Italie; ou encore le nombre de couvertures que la presse magazine a consacré au couple présidentiel depuis deux mois (Match, L'express, VSD, etc) ; on se souvient aussi que le président de la République française a distribué le dernier disque de sa femme à la sortie du conseil des ministres. À la fin du clip de FR3, un texte vous prévient : "Quand le service public aura disparu, vous verrez la différence". Puis un autre, sur fond du battement d'un coeur : "Et vous ? Où étiez-vous quand le service public était en danger ?" Oui, où étiez-vous ? Bein, devant ma télévision !

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  • GAUCHE. LA RENOVATION DES IDEES A COMMENCE... EN COULISSES DE L'UNIVERSITE D'ETE DU PS. ENQUÊTE

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    NEWS NEWS NEWS Le PS ouvre son université d'été. Très attendue. Aphone, inaudible depuis un an, le PS, ses valeurs politiques vieilles d'un siècle, ont été férocement demontées - dites ringardes, passéistes - par une droite dure et décomplexée. Les socialistes n'ont donc rien à opposer à la crise des subprimes, au démantèlement des télévisions publiques, rien à proposer pour les retraites, les unviversités, le rôle de l'Etat ? Tandis que les leaders s'affrontent en tribune, dans cent clubs, "think tank", groupements d'intellectuels, associations politiques, réseaux internationaux, sur des sites, dans des collections, on assiste à une véritable rage de penser, repenser, innover pour rapprocher l'Etat des individus, corriger les inégalités, donner une "chance de vie" à tous, au plus haut niveau - par exemple. Voyage dans cette constellation où la rénovation de la gauche a commencé : sur quels principes, points de programme, quelle philosophie politique ? (publié dans Le Monde 2, 22/08/08)

    VOYAGE DANS LA TËTE DE LA GAUCHE PENSANTE

    Dix-sept millions de Français, la majorité laborieuse du pays, a voté pour la gauche. Après les échecs à répétition, électeurs, militants, sympathisants attendaient de leurs leaders, leurs partis, des réflexions neuves, un puissant travail de refondation. Qu’entendent-ils ? Une extrême gauche protestataire qui persiste à refuser l’économie de marché et se dire « communiste ». Des écologistes affaiblis par les disputes groupusculaires. Des altermondialistes minorisés et conservateurs. Un parti socialiste politiquement aphone, fuyant le débat sur le fond, replié sur ses bastions. Où est passée la gauche politique ? L’opposition combative et constructive ? Elle reste sans voix, incohérente, face à Nicolas Sarkozy, comme hier le parti travailliste face à Margaret Thatcher. Alors quoi, la gauche républicaine et ses idéaux égalitaires, ses traditions sociales, libérales, fraternelles, la gauche « progressiste » née en 1905, celle de 1936 et du Front populaire, de l’élection de François Mitterrand en 1981, n’a plus de grand projet ? Les socialistes qui ont emporté 20 régions sur 22 et la majorité des grandes villes en 2008, n’ont plus d’alternative politique nationale à offrir ?
    Loin des tribunes, on assiste aujourd’hui à une véritable ébullition intellectuelle, presque à une rage de réflexion, tant la déception a été cruelle en 2007. Chercheurs, intellectuels, élus, chefs d’entreprise, syndicalistes, militants de toutes obédiences s’organisent en fondations, clubs de réflexion, collectifs de propositions, « think tank » ou « think boxes » - les « boîtes à idées » politiques nées aux Etats-Unis pendant les années 1960 -, groupes de soutien à telle ou telle personnalité. On en compte une centaine...

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