mercredi, 17 juin 2009
LE LIPDUB D'EUROPE ECOLOGIE. LA POLITIQUE DANS LA BONNE AMBIANCE
11:21 Publié dans MAUVAIS ESPRIT | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : ecologie, nouvelle gauche
jeudi, 11 décembre 2008
TELEVISION PUBLIQUE, LE FAIT DU PRINCE. LE PRESIDENT DE FRANCE TELEVISION NOMME PAR LE CHEF DE L'ETAT. LA LOI DE SUPPRESSION DE PUBLICITEE SERA IMPOSEE "PAR DECRET"
NEWS NEWS NEWS Alors que le députés socialistes, enfin réveillés et déterminés, mènent une véritable fronde parlementaire pour s'opposer à la supression de la publicité sur les chaînes de France Télévison, nous apprenons que l'artice de loi le plus contesté - la désignation du directeur de France Télévision par le président de la République, non plus par le CSA - a été voté par le parlement. On entérine donc le fait du prince. Au même moment, la ministre de la culture et de la communication, Christine Albanel, a laissé entendre que le texte de loi serait adopté "par décret", si l'opposition persiste faire du tapage et de "l'obstruction". Par Décret... encore une habitude princière. Cette loi, dont l'effet d'annonce a déjà enrichi les caisses de TF1 et M6, apparait d'autant plus révoltante que la plupart des professionnels du cinéma la jugent contre-productive et dangereuse pour le Septième Art français. Ils y voient l'asséchement immédiat des ressources de France Télévisions - donc de nombreuses productions cinématographiques -, et dénoncent l'abscence de tout projet cohérent visant à garantir des "revenus pérennes" aux cinq chaînes - en effet dans le projet de loi l'apport financier de l'Etat se trouve limité... à trois années. Et ensuite ? "Nous n'avons aucune garantie de financement pérenne, expliquait le 10 décembre, très inquiète, Juliette Prissard-Eltejaye, du Syndicat des producteurs indépendants (SPI). Encore moins depuis l'adoption des amendements." En effet, l'un d'entre eux prévoit de diminuer de moitié la taxation des ressources publicitaires des chaînes privées - une des invraisemblables méthodes imaginées pour financer un groupe France Télévision sans publicité - l'a convaincue que "c'est la mort du service public qui est annoncée." (Le Monde.fr, 10/12/08) Pourtant, pendant la catastrophique crise financière du mois dernier, nous croyions avoir compris qu'il fallait mieux les préserver et les renforcer pour résister à l'effondrement des valeurs, les services publics ?
Menacés, écoeurés, las de manifester pour rien, le personnel de France Télévision a réagi hier en lançant en ligne une pétition de protestation - concoctée par des journalistes de FR3 - tandis que des salariés de FR3 Alsace réalisaient pour le Net (sur You Tube) trois clips moqueurs, bien dans l'esprit "jamming". Sur le premier, on voit Madame Carla Bruni-Sarkozy pousser la chansonnette sur toutes les chaînes de télévision, de TF1 à France 2 en passant par Canal + et Mickey Channel. Une charge pas si surchargée quand on voit les interventions répétées, sur toutes les chaînes publiques et privées, de Sylvio Berlusconi - qui nomme le président de la RAI - en Italie; ou encore le nombre de couvertures que la presse magazine a consacré au couple présidentiel depuis deux mois (Match, L'express, VSD, etc) ; on se souvient aussi que le président de la République française a distribué le dernier disque de sa femme à la sortie du conseil des ministres. À la fin du clip de FR3, un texte vous prévient : "Quand le service public aura disparu, vous verrez la différence". Puis un autre, sur fond du battement d'un coeur : "Et vous ? Où étiez-vous quand le service public était en danger ?" Oui, où étiez-vous ? Bein, devant ma télévision !
16:31 Publié dans MAUVAIS ESPRIT | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jam, sarkosy, nouvelle gauche
dimanche, 12 octobre 2008
JOSEPH. E. STIGLITZ, PRIX NOBEL d'ECONOMIE. "LA MAIN INVISIBLE DU CAPITALISME EST INVISIBLE PARCEQU'ELLE N'EXISTE PAS."
(Président-directeur-général de la célèbre banque Lehman mise en faillite le mois dernier, Dick Fuld - surnommé "le gorille" par le New York Times pour sa brutalité envers le petit personnel - était entendu cette semaine à New York par le tribunal. Il est très critiqué sur ses émoluments de 2007 - juste avant la faillite - estimés à 100 millions de dollars, comme de ses 9 dernières années, estimés à 460 millions de dollars. Sa prime de départ aussi sidère : estimée à 62 millions de dollars. Sur les panneaux des manifestants on lit "Escroc", "Capitaine Cupide")
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NEWS NEWS NEWS. Joseph Stiglitz, prix Nobel d'économie 2001, ancien vice-président de la Banque Mondiale (dont il a démissionné, dénonçant déjà ceux qu'il appelait les "fondamentalistes du marché"), s'est montré un des économistes les plus clairvoyants de la décennie en annonçant dès 2003 la fracassante crise du capitalisme financier - il publiait alors "Quand le capitalisme perd la tête" (Fayard). Je l'avais rencontré en février 2004 pour Le Monde 2, frappé qu'il ait été invité conjointement par le Forum Social de Bombay (altermondialiste) puis le Forum Economique Mondial de Davos - où se retrouvent les plus grands dirigeants d'entreprise et leaders politiques. À l'époque déjà, il tenait des propos d'une actualité extrême au regard du tsunami qui dévaste aujourd'hui la planète financière - voir l'article ci-dessous.
Interrogé le 18 septembre 2008 par le site d'idées américain Big Think, le lendemain de la faillite de la banque d'investissements Lehman Brothers, considérée comme un des fleurons de Wall Street, Joseph Stiglitz donnait son analyse de la crise, et ne cachait pas sa colère contre les dirigeants incompétents et cupides de la planète financière espérant sauver leurs parachutes dorées et bonus après l'annonce du plan de sauvetage de l'Etat américain estimé à 1000 milliards de dollars - voir l'entretien ci-dessous.
01:32 Publié dans ENTRETIENS À VIF | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : wall street, nouvelle gauche, philosophie
lundi, 08 septembre 2008
GAUCHE. LA RENOVATION DES IDEES A COMMENCE... EN COULISSES DE L'UNIVERSITE D'ETE DU PS. ENQUÊTE
VOYAGE DANS LA TËTE DE LA GAUCHE PENSANTE
Dix-sept millions de Français, la majorité laborieuse du pays, a voté pour la gauche. Après les échecs à répétition, électeurs, militants, sympathisants attendaient de leurs leaders, leurs partis, des réflexions neuves, un puissant travail de refondation. Qu’entendent-ils ? Une extrême gauche protestataire qui persiste à refuser l’économie de marché et se dire « communiste ». Des écologistes affaiblis par les disputes groupusculaires. Des altermondialistes minorisés et conservateurs. Un parti socialiste politiquement aphone, fuyant le débat sur le fond, replié sur ses bastions. Où est passée la gauche politique ? L’opposition combative et constructive ? Elle reste sans voix, incohérente, face à Nicolas Sarkozy, comme hier le parti travailliste face à Margaret Thatcher. Alors quoi, la gauche républicaine et ses idéaux égalitaires, ses traditions sociales, libérales, fraternelles, la gauche « progressiste » née en 1905, celle de 1936 et du Front populaire, de l’élection de François Mitterrand en 1981, n’a plus de grand projet ? Les socialistes qui ont emporté 20 régions sur 22 et la majorité des grandes villes en 2008, n’ont plus d’alternative politique nationale à offrir ?
Loin des tribunes, on assiste aujourd’hui à une véritable ébullition intellectuelle, presque à une rage de réflexion, tant la déception a été cruelle en 2007. Chercheurs, intellectuels, élus, chefs d’entreprise, syndicalistes, militants de toutes obédiences s’organisent en fondations, clubs de réflexion, collectifs de propositions, « think tank » ou « think boxes » - les « boîtes à idées » politiques nées aux Etats-Unis pendant les années 1960 -, groupes de soutien à telle ou telle personnalité. On en compte une centaine...
17:05 Publié dans ENQUÊTES | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : nouvelle gauche, philosohpie





