dimanche, 08 février 2009

PEDRO ALMODOVAR : NOUVEAU FILM AVEC PENELOPE CRUZ DEBUT MARS, “LES ETREINTES BRISEES”. UNE HISTOIRE DE MULTIPERSONNALITE ET D'AMOUR FOU

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NEWS NEWS NEWS “Les Etreintes brisées”, "Los abrazos rotos", le nouveau film de Pedro Almodovar, sortira le 18 mars prochain en Espagne. À proros de ces "Abrazos rotos",  Pedro Almodovar a déclaré la presse : "Ce film est né dans l’obscurité ". En effet, contraint de rester de longues heures dans le noir suite à des migraines  persistantes, le cinéaste  a encore expliqué : « Il fallait que mon esprit se concentre sur un autre lieu, loin de ma chambre. Comme je ne pouvais ni parler ni lire ni regarder la télévision, je serais celui qui converserait avec moi-même. Ce serait à moi de me raconter des histoires. J’ai découvert que c’était possible, que je pouvais enchaîner une action à l'autre. » C'est ainsi qu'il a imaginé le héros du film "Les étreintes brisées", un personnage a la personnalité double.

Synopsis : Après un violent accident, le cinéaste Mateo Blanco perdu perd la vue et sa femme adorée, Lena (Peneope Cruz). Cet homme possède un deuxième nom, Harry Caine, sous lequel il signe ses travaux littéraires et ses scénarios. Après l'accident, Mateo Blanco, désespéré, incapable de survivre à la disparition de Léna, disparait pour laisser sa place à Harry Caine. Il ne tournera donc plus de film…
En regard de ce nouvel opus du grand cinéaste espagnol, voici un récit souvenir sur les débuts de Pedro Almodvar pendant la “movida madrilène”, dans les années 1980, alors qu’il lançait son groupe de rock déjanté  “Almodovar et Mc Namara”.

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dimanche, 25 janvier 2009

OLIVER SACKS, LA PUISSANCE THERAPEUTIQUE DE LA MUSIQUE ET "LA NEUROLOGIE EXISTENTIELLE"

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News News News Le docteur Oliver Sacks, neuropsychologue, l’auteur fameux de « L’homme qui prenait sa femme pour un chapeau » et d’« Un anthropologue sur Mars », publie un essai consacré aux pathologies comme aux guérisons associées à la musique, « Musicophilia » (Seuil 2009). Voici le portrait d’une aventure intellectuelle, reconstituée avec son aide, au cours de laquelle Oliver Sacks raconte comment il a développé ce que son mentor et ami, le  fondateur de la neuropsychologie, Alexander Romanovich Louriia, appelait « la médecine romantique » - et lui « la neurologie existentielle »

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Un taureau en colère a changé la vie du docteur Oliver Sacks...

... C’était en Norvège, en montagne. Il se retrouve face à un énorme animal « aux yeux globuleux ». Pris de panique, il s’enfuit, tombe. Genou traumatisé, rupture du tendon du quadriceps, un muscle de la cuisse. Oliver Sacks le médecin se retrouve un patient hospitalisé. « C’était la première fois. Ce fut pour moi une révélation, écrit-il au Monde 2, se prêtant au jeu de reconstituer l’itinéraire intellectuel de sa vie. Cet accident m’a fait violemment ressentir l’épreuve que traversent des patients impuissants et désespérés. ».
Recousu par un excellent chirurgien, Oliver Sacks devrait guérir vite. Il connaît une descente aux enfers. Il ne ressent plus sa cuisse. Elle est devenue un « poids mort », flasque, inerte - il en a fait le récit dans « Sur une jambe » (Seuil, 1986). Deux kinés font sa rééducation. Sacks n’arrive plus à marcher. Chaque pas lui procure vertiges et hallucinations. Il en parle, fou d’angoisse, à son médecin traitant. Qui répond : « Votre jambe est guérie. Vous n’avez rien ». Rien ? Il n’arrive plus à marcher. Chaque mouvement lui procure vertiges et hallucinations. Il fait des cauchemars, rêve qu’une « bombe à déréaliser » a explosé, fait des crevasses dans le réel, troue son corps, sa pensée. Les gens de l’hôpital pensent qu’il fait des crises d’hystérie. «C’est alors que j’ai compris l’extrême difficulté que les patients rencontrent à faire comprendre l’expérience intérieure, psychologique, nerveuse de la maladie » nous écrit-il.

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samedi, 23 août 2008

LA MULTIPERSONNALITE, PHENOMENE D'EPOQUE. NOUS AURIONS TOUS DES IDENTITES MULTIPLES...

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Le dernier film d'Agnes Merlet "Dorothy" et son actrice Jean Murray (photo) - jouant son personnage de 7 à 17 ans, incroyable - resteront comme une des sombres surprises de cet été 2008. Découvert grâce au bouche et oreille, "Dorothy" met un scène un cas de multipersonnalité au coeur d'une société sclérosée et religieuse - une île au large de l'Irlande. La psychiatre ­ qui découvre Dorothy est interprétée par Carice Van Houten, la révélation du Black Book, de Verhoven. Suspense et angoisse se voient distillés avec une économie et un sadismes consommés - parfois on pense à "L'exorciste" - jusqu'à la révélation finale.
Les scénarios mettant en scène des cas de multipersonnalité ne sont pas rares, depuis "Fight Club" et "Identity" - sans doute que la schizophrénie se banalise, devenant une figure de nos temps où les identités se complexifient. Aujourd'hui tout urbain supporte et entremêle plusieurs identités, origines, traditions, se vit "multiple", change de métier, divorce, se remarie, vit entre plusieurs familles, pays - et se présente d'habitude sous plusieurs personnalités sur Internet. La société anglaise "Avatar me" propose de vous designer, à votre idée, des "avatars" ou "personnalités d'emprunt" pour naviguer et se présenter dans les chats, les jeux et les univers imaginaires du Net. Pourquoi "Avatar" ? L'expression vient de l'hindouisme : un avatar est une des incarnations (parmi plusieurs centaines) des dieux Vichnou et Shiva - une créature, un demi-dieu qui manifeste une facette puissante des talents divins, et les déploient sur Terre.

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Si les dieux hindous possédent un nombre prodigieux de personnalités, certains hommes aussi - et sans doute tous. Voici en témoignage l'histoire de Billy Milligam, un homme présentant une véritable "multipersonnalité". Vingt quatre  personnages au moins, parmi lesquels plusieurs enfants, et plusieurs femmes, se disputent son esprit. Son cinérama intérieur a été découvert suite à son arrestation,  dans le cadre d'un faits divers. Billy Milligam ne joue pas ses "avatars" sur les écrans, mais dans la vie même. Il les projette et les incarne dans le monde, face aux autres, pour de vrai, acteur possédé par ses doubles. Au cours d'un reportage aux Etats-Unis, j'ai rencontré son biographe, l'écrivain de science-fiction, Daniel Keynes, des proches de Billy Milligam, et le médecin psychiatre qui l'a suivi - et le suit encore. Je lui ai même parlé au téléphone. Auquel , je ne suis pas encore sûr ?

(publié dans Actuel, puis la revue Sans Nom, au printemps 95. Cette histoire a inspiré mon roman "Avatars" (Flammarion, 2004) dont la nouvelle version "Cogito" est à paraître)

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