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lanceur d'alerte

  • LANCEUR D'ALERTE. HISTOIRE D'UNE IDEE... ET D'UNE PRATIQUE

    Des jeunes activistes manifestent leur soutien à Edward Snowden, à Brasilia, le 6 août. En Europe, les Verts ont proposé la candidature d'Edward Snowden au prix Sakharov | REUTERS

    NEWS NEWS NEWS Tout l’été, les « lanceurs d’alerte » ont fait l’actualité.

    Le 22 juin, l’employé de la NSA Edward Snowden est inculpé d’« espionnage » pour avoir transmis à la presse les documents top-secrets des deux programmes de surveillance massive Prism et Xkeyscore. Enfui à Honk Kong, il déclare : «Je suis prêt à tout sacrifier car je ne peux pas, en conscience, laisser le gouvernement américain détruire la protection de la vie privée.»

    Le 9 août, le président Barak Obama doit s’expliquer sur ces écoutes généralisées : il assure que les Etats-Unis n’espionnent pas « les citoyens ordinaires » et promet plus de transparence.

    Le 20 août, en Angleterre, David Cameron exige que le quotidien The Guardian détruise les disques durs contenant les fichiers dérobés par Snowden.

    Le 21 août, Bradley Manning, qui a fourni 250.000 câbles diplomatiques et 500.000 rapports militaires classifiés à WikiLeaks, se voit condamné à 35 ans de prison par un tribunal militaire américain. Aux Etats-Unis, l’ong Freedom of the Press Foundation milite pour qu’il recoive le prix Nobel de la Paix.

    Dans les deux cas, ces hommes se sont prévalus d’un devoir moral pour divulguer des informations secrètes. Ce faisant, ils sont devenus des héros pour les uns, des irresponsables, voire des traîtres, pour les autres. Pourtant, l’action de ces citoyens s’inscrit dans une longue tradition américaine, qui remonte à la lutte contre la corruption militaire pendant la guerre de Sécession : celle des « whistleblowers ».

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