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histoire

  • "LA CHIENLIT", HISTOIRE D'UN MOT ET D'UNE AFFICHE

    Charles de Gaulle à la télévision, le 16  mai  1968. Trois jours plus tard, il troussera une formule emblématique de Mai-68 au conseil des ministres  : «  La réforme oui, la  chienlit non  !  » Sipa

    News News News Il est parfois sage de se méfier des mots au passé chargé, et surtout des images moqueuses qu’ils ont suscitées. En dénonçant, le mardi 6 octobre, « la chienlit » qui régnerait dans le pays, après l’agression de deux responsables d’Air France par des syndicalistes en colère, Nicolas Sarkozy a pris des risque

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    Le mot « chienlit » est entré dans l’histoire politique grâce au général de Gaulle, qui l’a prononcé pendant les événements de Mai-68. Il aurait, selon le chef du gouvernement d’alors, Georges Pompidou, ouvert le conseil des ministres du 19 mai avec cette formule forte : « La réforme oui, la chienlit non ! »

    A peine médiatisée, cette expression inconnue du grand public va être raillée. Car «chienlit » est un idiotisme composé du verbe « chier » et du mot « lit ». A l’époque où de Gaulle le remet en circulation, le mot a disparu du vocabulaire courant. Sa première apparition recensée remonte au Gargantua (1534) de Rabelais : il s’agit d’une injure qui désigne les fouaciers (les fabriquant de fouaces, des pains cuits sous la cendre), qui seraient des « chienlicts », aussi appelés « boyers detrons » et « bergiers de merde ».

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  • J'AI FAIT DÉCRYPTER MON GÉNOME POUR RETROUVER MES ANCÊTRES. GROSSES SURPRISES...

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    NEWS NEWSNEWS Le 26 juin 2000, le président Bill Clinton annonçait que la carte complète du génome humain avait été séquencée. Dix ans plus tard, des sociétés de génétique proposent d’analyser votre ADN pour retracer les déplacements de vos ancêtres depuis la sortie d’Afrique par Homo sapiens, il y a 60.000 ans. J'ai tenté l’expérience. Grosses surprises.

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    J'ai gratté l’intérieur de mes joues avec une brosse à dent souple comme pendant une garde à vue. Deux fois. J’ai soigneusement déposé les brosses dans deux petites bouteilles stérilisées, puis j’ai envoyé le tout, sous papier bulle, au Genographic Project. C’est la société d’analyse génétique associée à la National Geographic Society, l’éditrice de la fameuse revue, et la Waitt Family foundation, l’association philanthropique américaine. Soutenu par plusieurs biologistes renommés dont Luigi Luca Cavalli-Sforza, associé à vingt laboratoires de génétique des populations autour du monde, dont l’institut Pasteur, le Genographic Project a entrepris depuis 5 ans de reconstituer le vertigineux - et fatal ? - parcours des Homo sapiens depuis la sortie d’Afrique, notre berceau commun, il y a 60.000 ans. Par où sont-ils passés pour aller conquérir le monde jusqu’à la Terre de Feu et les cotes glacées de l’Alaska, comment ont-ils gagné l’Amérique, l’Australie ? Pour retracer la carte de ces énigmatiques migrations, les chercheurs du Genographic Project procèdent à une vaste collecte d’échantillons de l’ADN de la population mondiale. Ils entendent identifier les minuscules mutations apparues au cours de route sur les éléments stables de notre patrimoine génétique, des « marqueurs » ensuite transmis de génération en génération qui permettent d’identifier et suivre les déplacements de nos ancêtres.

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