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genre

  • SQUAWS, FIGURES OUBLIEES

    Jeune mariée wishram de l’Oregon. Photographie de Edward S. Curtis, 1910. | Library of Congress En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/cinema/article/2014/11/13/figures-de-squaws_4523275_3476.html#kBKktkXTrKcH8yX8.99
    Jeune mariée wishram de l’Oregon. Photographie de Edward S. Curtis, 1910. | Library of Congress

    NEWS NEWS NEWS  Une ouvrage de l'ethnocinéaste Patrick Deval sorti début novembre, Squaws. La mémoire oubliée (Hoëbeke) tente de mieux comprendre la place des femmes dans les sociétés amérindiennes, mais aussi de décrypter comment les colons venus d'Europe ont utilisé et interprété l'image de la "squaw", à Hollywood pour commencer. Un travail salutaire, pionnier en France - un des beaux livres de cette fin d'année.

    Les squaws sont les grandes oubliées de l’histoire américaine. Si nous connaissons les destins tragiques des chefs apaches Cochise et Geronimo, si les sombres épopées des peuples sioux ou iroquois ont frappé notre imagination, si les grands romanciers et les westerns d’Hollywood se sont passionnés pour les guerriers, nous savons peu de chose des Indiennes. Les études historiques et ethnologiques les concernant sont récentes. Et les images que nous restituent le cinéma et la peinture se cantonnent souvent à des clichés.

    Au cinéma, les véritables Indiennes sont longtemps demeurées invisibles. « Dans les westerns, les squaws étaient jouées par des Américaines grimées », explique l’ethnocinéaste Patrick Deval, auteur du livre très documenté Squaws. La mémoire oubliée. En 1944, l’Américaine Linda Darnell interprète ainsi une Cheyenne rusée dans le Buffalo Bill de William A. Wellman. En 1960, Audrey Hepburn est une Kiowa adoptée par des colons dans Le Vent de la plaine, de John Huston. Des stars comme Debra Paget, Cyd Charisse et Elsa Martinelli seront, elles aussi, des squaws de cinéma, bronzées pour l’occasion.

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  • QUAND L'ART SE JOUE DES GENRES

    4378926_5_e081_pilule-garantissant-l-heterosexualite-de_1cb9e46cde473161548e4c4c96e82f3f-1La Canadienne Dana Wyse, installée en France, propose une pharmacie imaginaire jouant sur nos clichés et nos souhaits standardisés (1998)

    NEWS NEWS NEWS Depuis plusieurs mois, "les études sur le genre", des enquêtes pluridisciplinaires relevant des sciences humaines très développées dans les universités américaines, se voient vilipendées par la droite catholique et l'extrême droite françaises - focalisées dans leur opposition au mariage homosexuel. Elles formeraient, selon ces critiques, une "théorie" très discutable, qui remet dangereusement en cause le fondement même de la différence biologique entre les hommes et les femmes - et par là l'anthropologie et les bases mêmes de toute société.

    Au-delà de l'incompréhension manifeste sur le contenu de ces études - aujourd'hui internationales - et sur le concept même de "genre" que montrent ces critiques, constatons que quelques un des plus grands artistes contemporains, surtout des femmes, ont interrogé, déconstruit ou subverti les normes et les comportements qui régissent nos vies selon notre sexe : ce qu'on appelle le genre. Enquête...

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    Il est en colère ce 14 février, l’illustrateur Marc Daniau, après que le nouveau patron - contesté - de l'UMP Jean-François Copé ait fustigé sur RTL son ouvrage «Tous à poil» (Le Rouergue, 2009), plusieurs fois primé, affirmant que ce livre selon lui dérangeant « fait partie des livres recommandés aux enseignants (par le gouvernement) pour faire la classe aux enfants du primaire». Ce n’est pas tant contre la fausse information avancée par Copé qu’il s’insurge (l’ouvrage figure en fait sur une "bibliographie indicative" pour la jeunesse, réalisée par des parents d’élèves ardéchois, reprise par le Centre régional de documentation pédagogique de Grenoble), mais parce que l'homme politique s’attaque au contenu d’un livre pour la jeunesse qui, selon lui, «défend des valeurs républicaines».

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  • QUAND LES HOMOS SORTAIENT DU PLACARD (1)

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    (Marche des fiertés homosexuelles dans Paris. Les photos de cet article proviennent de gay prides récentes. DR. Site Pour ton info)

     

    NEWS NEWS NEWS. SAMEDI 25 JUIN 2005. 500.000 PERSONNES SONT ATTENDUES À LA MARCHE DES FIERTÉS HOMOSEXUELLES

    JANVIER 1981. LES HOMOS COMMENçAIENT LEUR "OUTING" ET S'INSTALLAIENT OUVERTEMENT DANS DES QUARTIERS DES GRANDES CAPITALES AMÉRICAINES ET EUROPÉENNES. RÉCIT DE CETTE DIFFICILE ÉPOQUE PIONNIÈRE (PUBLIÉ DANS ACTUEL JANVIER 1981)

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    REPORTAGE

    ...Les mâchoires serrées, Roland Crumpley ralentit en arrivant au carrefour de Washington Street. La rue était déserte et la nuit noyait les quais de I'Hudson toute proche. Deux hommes tournèrent juste devant sa Cadillac en se tenant par la taille. I1s portaient les épais blousons d'aviateur et les casquettes d'officier des pédés. cuir new-yorkais. Crumpley les suivit lentement et, de sa main libre, il saisit la mitraillette sur la banquette arrière. Arrive a leur hauteur, il freina brutalement et sortit en trombe : " Je vais vous crever, sales tantes ! ", hurla-t- il. Il lâcha une rafale. Les deux hommes, Richard Huff, trente ans, et René Matute, vingt trois ans, s'écroulèrent. Ronald Crumpley remonta a toute vitesse dans la voiture et fonça deux blocs plus loin, vers les lumières tamisées du Ramrod. La " queue ravageuse ", un des plus célèbres bars cuir du Village. I1 allait massacrer ces enculés, Une rage froide lui tordait les tripes. Il rêvait de cet instant depuis si longtemps.

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    Lien permanent Catégories : MOEURS