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gauche

  • "LES MARCHÉS FINANCIERS GOUVERNENT". ENTRETIEN AVEC ANDRÉ ORLÉAN, ÉCONOMISTE "ATTERRÉ"

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    NEWS NEWS NEWS L'agence de notation  Standard & Poor's a dégradé la note de la France, lui reprochant de perdre en solvabilité du fait d'une politique publique jugée laxiste par les financiers. Depuis, le gouvernement a perdu sa crédibilité économique - il faut dire que le président Sarkozy avait hasardeusement associé le succès de sa politique à la note "triple A" -, tandis que la gauche s'inquiète pour l'avenir du pays et les économistes craignent une spirale défaitiste. Faut-il rappeler que « la politique ne se fait pas à la corbeille », comme disait le général de Gaulle le 28 octobre 1966, quand la bourse plongeait, après avoir exagérément monté en 1962 ? L’ « économiste atterré » André Orléan, directeur de recherche au CNRS, cite cette formule gaullienne dans l'entretien qui suit. Il y critique les politiques français et européens, qu'il trouve par trop assujettis aux décisions des marchés financiers. Il appelle au retour du volontarisme en politique, à l'unité européenne pour soutenir les pays endettés, aux solutions keynésiennes pour réguler les dérives financières.

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  • POURQUOI L'EUROPE VIRE À DROITE ? PARCE QUE LA GAUCHE S'EST PERDUE

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    NEWS NEWS NEWS. L’ouvrage de Raffaele Simone « Le Monstre doux. L’Occident vire-t-il à droite ? » sort enfin en France (Gallimard, Le Débat). Il a fait couler beaucoup d’encre en Europe dans les milieux de gauche dès sa sortie en Italie, début 2009. En septembre dernier, la revue Le Débat lui consacrait cinq articles importants dans son dossier « Déclin de la gauche occidentale ?». En janvier 2010 Laurent Fabius et la fondation Jean Jaurès l’invitaient pour le colloque « La gauche à l’heure de la mondialisation. ». À l’époque, le monde entier subissait les graves contrecoups de la crise financière née des excès du libéralisme, et pourtant la gauche européenne s’était effondrée aux élections européennes. Comment l’expliquer ? L’essai de Raffaelle Simone, qui est linguiste et se présente comme un philosophe s’intéressant à notre modernité, aide à comprendre. Son constat est sévère. Selon lui, la gauche n’est plus porteuse d’espoir et d’un grand projet « à la hauteur de notre temps ». Face à elle, la droite nouvelle l’emporte parce qu’elle a compris notre époque consumériste, individualiste, pressée et médiatique, et sait se montrer pragmatique et sans idéologie. Cette droite conquérante s’est associée aux chefs d’entreprises comme aux hommes des médias pour promouvoir une société de distraction et de défense des intérêts immédiats, tout en promettant la sécurité et la résistance à l’immigration. Un projet que Raffelle Simone, s’appuyant sur Alexis de Tocqueville, appelle « Le Monstre doux ».

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    (La vague bleue des partis de droite aux élections européennes de 2009,

    juste après grave la crise financière de 2008)

    On pourrait s’étonner d’une telle critique de la gauche quand un sondage Viavoice publié le 23 août dans Libération la donne victorieuse à 55% gauche aux élections présidentielles de 2012. Des chiffres jamais vus, qu’il faut cependant tempérer. Ces sondages arrivent en effet en pleine affaire « Woerth-Bettancourt » qui coûte cher à la crédibilité du gouvernement et son ministre de l’économie. Ensuite, le sondage de Libération révèle que 57% des sondés jugent que la gauche « ne ferait pas mieux que la droite ». Quant au programme de gouvernement du parti socialiste, il n’est pas bouclé après l’université d’été, tandis que le PS n’a toujours pas élaboré une position claire tant sur les retraites que sur les questions de sécurité et l’immigration. C’est pourtant là une problématique cruciale, où les Français l’attendent au tournant, et plus encore Nicolas Sarkozy, à qui la politique brutale de cet été envers les Roms n’a pas attiré que des inimitiés. Deux sondages ont montré que 65% des personnes interrogées étaient favorables à l’expulsion des Roms « sans papiers » (sondage Le Figaro) et 48% à leur reconduite en Roumanie avec ou sans papiers (Le Parisien). Il n’est pas exclus que la droite engrange ces réactions au moment d’un vote décisif, d’autant que la gauche est souvent apparue peu crédible, sinon laxiste, dans ces domaines. Enfin, n’oublions pas que Nicolas Sarkozy n’a jamais craint de s’opposer à Martine Aubry, face à laquelle, comme il l’a déclaré en mai 2010, il dit représenter « l’archaïsme » et lui « la modernité ».

    C’est à ces questions sur l’archaïsme de la gauche et la modernité de la droite que Raffelle Simone a répondu à cet entretien réalisé pour le Monde Magazine (14 sept 2010)

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  • LA SOCIETE DU "CARE" SELON MARTINE AUBRY. GRAND ENTRETIEN.

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    News News News Selon des propos tenus le 12 mais à l'Elysée devant quelques parlementaires UMP empressés d'aller les rapporter, Nicolas Sarkozy a annoncé qu'il se présenterait à la présidentielle en 2102. C'est désormais officiel. Il  en  aprofité pour lancer un pique contre son éventuelle rivale, Martine Aubry, en pleine ascension dans les sondages. Selon le président, elle représenterait "l'archaïsme" et lui « la modernité». Depuis, Martine Aubry a moqué « l’inélégance" et la "vulgarité" du président, et même raillé ses "leçons de rigueur budgétaire", disant que c’était « un peu Mr Madoff administrant quelques cours de comptabilité. »
    Le duel des personnes, la valse des petites phrases a donc commencé.
    Mais qu’en est-il des propositions des socialistes pour gouverner ? Des idées concrètes, dez solutions à la crise actuelle et à l’inquiétude des Français ? Le 30 mai, aux Docks de Paris à la Seine-Saint-Denis, le PS a adopté son « projet de société », présenté comme "la première pierre" de leur programme de gouvernement pour 2012. Pour la première fois depuis longtemps, le parti a retrouvé son unité et parlé d’une seule voix. C’est déjà une victoire pour Mme Aubry. Seule note discordante, celle du maire de Lyon, Gérard Collomb, qui trouve que le texte « s’aligne sur les positions irréalistes de la gauche du parti. »
    Que propose ce projet ? Rien de moins qu’un « nouveau modèle économique, social et écologique ». Nous l’avons lu dans le détail avant cet entretien. Il se situe classiquement à gauche, entend renforcer les services publics, défendre la protection sociale, imposer les hauts revenus. Il ajoute des propositions innovantes sur l’économie verte, le soutien au monde industriel, le « compte formation » et le « compte retraite » qui devront courir toute la vie d'un salarié. Il reprend encore quelques idées importantes sur une « société du bien être » plutôt que de « l’avoir », un société dite du « care », du « soin, du soutien » déjà développées par Martine Aubry en avril.
    Depuis, partout dans la presse, on beaucoup du "care" comme de la nouvelle philosophie politique des socialistes - ou de leur dernier gadget. Mais qu'en es-il de ce "care" et de cette société du soin pour le P.S ? Entretien avec la première secrétaire...

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