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femmes

  • AU PLAISIR DES FEMMES

    Photos : Sasha KURMAZ (DR)

    « Mon coeur bat la chamade, et sous son regard scrutateur, j’ai viré au rouge pivoine. Non seulement, il est beau, mais il représente le summum de la beauté masculine. Et il est là, devant moi. ». « Cinquante nuances de Grey » de la britannique E.L James commence comme un roman à l’eau de rose. Il en a le style. L’histoire aussi. Anastasia Steelle, étudiante en littérature naïve et désargentée, toujours vierge à 22 ans, interviewe pour le journal de la fac Christian Grey, un chef d’entreprise milliardaire de 27 ans. Coup de foudre entre l’oie blanche et le jeune « dieu grec ». Il la raccompagne en hélicoptère, puis l’emmène dans son immense appartement. Là, « O mon Dieu », Anastasia découvre une grande croix de bois bardée de menottes de cuir, tandis que le golden boy lui propose de devenir sa « Soumise ». Anastasia rechigne un peu, puis accepte : « « Faire plaisir à Christian. Tout d’un coup, je me rends compte, que, oui, c’est exactement ce que je veux. C’est une révélation ». Plusieurs séances de fouettage plus tard, assortis d’innombrables clichés - «Cette douleur exquise me coupe le souffle. Je gémis et mes mains se crispent dans ses cheveux » - l’héroïne connaît les affres du doute amoureux : « M’a-t-il déjà fait l’amour ? Pour lui, ça n’a toujours été que de la baise. » Déçue, elle décide de le quitter. La suite au tome deux.

    « Cinquante nuances de Grey » est une romance façon Harlequin truffée de scènes érotiques. C’est un nouveau genre littéraire. Publié en juin 2011, le livre connaît en 2012 un extraordinaire succès. Vingt-cinq millions d’exemplaires sont vendus au Royaume-Unis. Cinquante millions autour du monde. En France, les éditions Jean-Claude Lattès en écoulent 175000 exemplaires la première semaine d’octobre. Comment expliquer cet engouement planétaire ? Les romans d’amour à la manière de Barbara Cartland ou Nora Roberts, les nombreuses collections « Passions » ou « Promesses » ont toujours attiré un nombre considérable de lectrices - Barbara Cartland a vendu un milliard d’ouvrages. Cette fois, avec « Cinquante nuances de Grey », on entre dans le lit princier avec Cendrillon. Nous changeons  d’époque. On constate que lectorat féminin sentimental ne craint plus d’entendre parler de sexualité. Au contraire. Sa mise en scène (« Et maintenant, je vais vous baiser, Melle Steele » dit Christian le premier soir), sa crudité (le mot « sexe » revient 44 fois, le plaisir « anal » est évoqué 10 fois, l’usage de « menottes » 12 fois), ses élans physiques (« mouillée » revient souvent,  « excitée » 21 fois, « O mon Dieu » 28 fois) plaisent.

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  • C'EST UNE FILLE OU UN GARÇON ?

     
    L' "Hermaphrodite endormi" du Musée du Louvres(DR)

    NEWS NEWS NEWS Alors que les "marches de la fierté" de juin se préparent dans dix -sept villes de France à l'appel de l'Interassociative LGBT (Lesbienne, Gaie, Bi, Trans), n'oublions pas que les "intersexués" ou hermaphrodites manifestent aussi. Ils veulent que cessent les pratiques médicales d'assignation sexuelle en fille ou en garçon, souvent pratiquées sur des enfants de 3 mois à 2 ans. Ils demandent qu'on arrête une "politique du bistouri" encore trop fréquente, afin de pouvoir attendre un âge plus avancé pour décider de leur sexe et leur genre en connaissance de cause. Derrière leur histoire, on découvre comment la violence des normes sexuelles s'exerce encore aujourd'hui. Enquête (parue dans Le Monde Magazine, mars)

    1 – Où on découvre la triste histoire de l’hermaphrodite Herculine Barbin.

    « Le lendemain de cette nuit trouva Sara anéantie ! Ses yeux, rougis par les larmes, portaient l’empreinte d’une insomnie cruellement tourmentée (…) Je n’avais pas la force de lever les yeux sur Madame P, pauvre femme qui ne voyait en moi que l’amie de sa fille, tandis que j’étais son amant. » Nous sommes l’été 1858, Axelina Barbin, vingt ans, institutrice, a passé la nuit avec sa jeune collègue Sara dans un pensionnat de La Rochelle. Elle raconte sa passion dans son journal intime, en proie au plus grand déchirement. Car Axelina, née Adélaïde Herculine le 8 novembre 1838 à Saint Jean d’Angély, déclarée comme fille par ses parents, présente une morphologie rare. Née avec un vagin, elle présente un court pénis, pas de sein, et doit se raser pour vivre au milieu des femmes. Elle est hermaphrodite...

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  • PLAISIR FEMININ. TOUJOURS "LE CONTINENT NOIR"...

    beautiful agony

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    (Toutes les images de cet article viennent du site Beautiff agony montrant des femmes atteignant l'"orgasme)

    News News News. Les tests pharmacologiques sur le “Viagra féminin” sont entrés dans leur phase III, c’est-à-dire avant la mise sur marché. Mais la “flibansérine” n’a rien d’un Viagra, la molécule devra être prise pendant plusieurs semaines pour agir. Il s’agit à l’origine d’un anti-dépresseur ayant un effet apparemment stimulant pour la libido féminine - ce qui interroge.Un tel traitement ne présentera-t-il pas les effets secondaires propres aux anti-dépresseurs, notamment les périodes dépressives après usage  ? Ce produit, s’il est autorisé par les autorités de surveillance, devrait arriver sur le marché mondial pour 2011, soit plus de vingt après l'arrivée de la petite pilule bleue.

    Quant à la récente querelle sur l'existence ou l'inexistence du "Point G" , elle a révélé combien, quarante ans après la naissance du MLF, nous savons toujours peu de choses sur l'anatomie, le plaisir et la sexualité féminines. En ces domaines, les recherches scientifiques commencent à peine. Quant aux retombées du désir, il a fallu mettre au point le Viagra pour les hommes, pour que les chercheurs s'intéressent à celles des femmes. Enquête.

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    I –Où chercheurs et médecins s'interrogent : le point G n’existe pas ou les mauvais amants sont légions ?

    Odile Buisson est en colère. «-Vous vous rendez-compte, monsieur, qu'il n'existe aucune formation à la sexologie à l'université. Elle est juste une spécialisation en fin d'études, facultative, même en gynécologie. Quant aux recherches médicales sur l'anatomie du clitoris, ou le point G, elles sont toutes récentes, et ne trouvent pas de financement. » Belle femme, rousse, la quarantaine, passionnée, véhémente, gynécologue-obstétricienne à l’hôpital de Saint-Germain-en-Laye, elle a réalisé en mai 2009 une première française : une sonographie complète en 3D d'un clitoris. Nous sommes au congrès annuel de gynécologie à l’espace Cardin, où elle présente ses extraordinaires images. Ce jour-là, tous, médecins, psychologues, journalistes des féminins, débattent passionnément. Car selon une étude du King’s College de Londres, publiée en début d'année le fameux «point G», un des hauts lieux de la jouissance des femmes d’après le docteur Ernest Gräfenberg qui l’a identifié en 1950, n’existerait pas. 900 paires de jumelles de 22 à 83 ans ont donné des réponses très différentes pour le localiser, et la moitié déclaré ne pas le connaître. Si celui-ci avait une réalité anatomique, elles auraient répondu avec netteté, en le situant au même endroit. Les chercheurs anglais ont conclu : le «point G» est une invention de la sexologie.

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