Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

corps

  • J'AI FAIT DÉCRYPTER MON GÉNOME POUR RETROUVER MES ANCÊTRES. GROSSES SURPRISES...

    medium_PICT0064.2.jpeg

    NEWS NEWSNEWS Le 26 juin 2000, le président Bill Clinton annonçait que la carte complète du génome humain avait été séquencée. Dix ans plus tard, des sociétés de génétique proposent d’analyser votre ADN pour retracer les déplacements de vos ancêtres depuis la sortie d’Afrique par Homo sapiens, il y a 60.000 ans. J'ai tenté l’expérience. Grosses surprises.

    -----------------------------------------------------

    J'ai gratté l’intérieur de mes joues avec une brosse à dent souple comme pendant une garde à vue. Deux fois. J’ai soigneusement déposé les brosses dans deux petites bouteilles stérilisées, puis j’ai envoyé le tout, sous papier bulle, au Genographic Project. C’est la société d’analyse génétique associée à la National Geographic Society, l’éditrice de la fameuse revue, et la Waitt Family foundation, l’association philanthropique américaine. Soutenu par plusieurs biologistes renommés dont Luigi Luca Cavalli-Sforza, associé à vingt laboratoires de génétique des populations autour du monde, dont l’institut Pasteur, le Genographic Project a entrepris depuis 5 ans de reconstituer le vertigineux - et fatal ? - parcours des Homo sapiens depuis la sortie d’Afrique, notre berceau commun, il y a 60.000 ans. Par où sont-ils passés pour aller conquérir le monde jusqu’à la Terre de Feu et les cotes glacées de l’Alaska, comment ont-ils gagné l’Amérique, l’Australie ? Pour retracer la carte de ces énigmatiques migrations, les chercheurs du Genographic Project procèdent à une vaste collecte d’échantillons de l’ADN de la population mondiale. Ils entendent identifier les minuscules mutations apparues au cours de route sur les éléments stables de notre patrimoine génétique, des « marqueurs » ensuite transmis de génération en génération qui permettent d’identifier et suivre les déplacements de nos ancêtres.

    Lire la suite

  • ALAIN CORBIN, HISTORIEN, AUX RENDEZ-VOUS DE L'HISTOIRE A BLOIS : "LE CORPS DANS TOUS SES ETATS". ENTRETIEN : "LE XVIIIe FUT LE GRAND SIECLE DE LA RECONNAISSANCE DU CORPS"

    NEWS NEWS NEWS Dès la première conférence des douzièmes "Rendez-Vous de l'histoire", réunis dans le magnifique chateau de Blois et consacrés au « Corps dans tous ses états », il a fallu refuser du monde. Le public s'est bousculé, parfois à corps éperdu, pour écouter plusieurs dizaines d'historiens et personnalités des sciences humaines sur des sujets différents que "les anormaux", le sport spectacle, le bronzage ou la chirurgie esthétique.  On y croisait ... Sylviane Agacinski, Fabrice d’Almeida, Jean-Pierre Azéma,  Georges Balandier, Antoine de Baecque, Pascal Blanchard, Pascal Boniface, Alain Corbin, Joël Cornette, Arlette Farge, Antoinette Fouque, Françoise Héritier, Jean-Noël Jeanneney, Claude Lanzmann, Henry Laurens, Bruno Laurioux, David Le Breton, Amin Maalouf, Adelwahab Meddeb, Pascal Ory, Mona Ozouf, Michelle Perrot, Pascal Picq, Yves Pouliguen, Anne Rasmussen, Daniel Roche,  Michel Winock, et d'autres encore…« Tous ces corps pour voir le corps, c'est formidable », a lancé Jean-Jacques Courtine, professeur à la Sorbonne, tandis que la philosophe Françoise Gaillard et l'historien Georges Vigarello présentaient "100 000 ans de beauté", un pavé en cinq tomes publiés par les éditions Gallimard, à l'initiative de la fondation L'oréal. Une somme colossale, commanditée par Béatrice Dautresme, la directrice, qui a voulu lancé une sorte de recherche à ciel ouvert sur la beauté, à laquelle ont contribué 300 chercheurs, beaucoup d'historiens du corps, des crtiiques d'art, des philosophes, des écrivains de S.F, des couturiers,  pour écrire 355 articles, trop courts souvent tant on aimerait aprendre plus, ajoutez autant d'images fortes,  photographes, plasticiens - le tome 5 sur "le corps du futur" passionnera  (125 € en souscription).  En regard de cet événement, qui fait la part belle à l'histoire des moeurs, voici un entretien avec Alain Corbin, fameux historien présent à Blois, l'auteur du "Miasme et la jonquille", l'historien de la fascination pour les bords de mer, qui a par ailleurs co-dirigé et publié en 2005-2006 la monumentale "Histoire du Corps" des éditions du Seuil - où les textes sont très étoffés.

     

     

    ---------------------------------------------------------

    , dans l'ouvrage publié au Seuil, sur l'histoire et les évolutions de notre conception de la sexualité entre 1770 et 1960 - qui se révèle passionnate, et riche de surprises. Alain Corbin a été surnommé par ceux qui apprécient ses travaux, "l'historien du sensible" car il s'est intéressé à l'histoire des représentations et du vécu de la sensibilité physique, que ce soit l'évolution de l'odorat et du dégoût olfactif depuis le Moyen Age - dans "Les miasme et la jonquille" -,  ou  encore à la fascination des Européens pour les bords de mer. Cet observateur d'une histoire sensitive et vécue de nos moeurs raconte ici pourquoi la période qui s’étend entre le milieu du XVIIIe siècle et le milieu du XIXe fut " le grand siècle " du corps (entretien publié dans le Monde 2, avril 2005)

    BIBLIOGRAPHIE ALAIN CORBIN

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : MOEURS