mercredi, 17 septembre 2008

MICHEL HOUELLEBECQ ET LA SECTE RAËL. UNE COMPLICITE TROUBLE, UN ROMAN LABORIEUX, UN TRES MAUVAIS FILM.

(Le prophète Raël, alias Claude Vorilhon, et Michel Houellebecq, invité d'honneur de la secte, décembre 2003)

NEWS NEWS NEWS. 812 entrées le premier jour pour 10 copies, une pluie d'articles accablés par "l'ineptie du scénario" ou "la mise en scène inexistante" :  le film de Michel Houellebecq "La possibilité d'une île", tiré de son quatrième roman (chez Fayard), est sorti mercredi dernier en salle. Cela fait quatre ans que l'écrivain, après avoir été lâché par plusieurs producteurs, courageusement, s'emploie à le mener à terme. Présenté à la mi-août au festival de Locarno, il a aussitôt été étrillé par la presse internationale - et l'est maintenant en France, de l'Express à Libération, en passant par le Monde : "navet", "nul", "défilé d'images monté sans vie, sans rythme, sans vie, sans rien", "ennuyeux à périr", "impossibilité d'un film", les critiques se montrent féroces - et unanimes. Peu d'écrivains ont réussi ce périlleux passage à la mise en scène - excepté, récemment, Yann Moix avec "Podium".
Ayant appris à l'époque de la sortie de "La  possiblité d'une île" (Fayard) que Michel Houellebecq avait été l'invité d'honneur de la secte RAËL (
pour qui les hommes sont des clones des extra-terrestres Elohim venus en soucoupe volante et Raël leur prophète), et lu le livre qui décrit une secte très ressemblante (l'église Elohimite), j'avais infiltré les Raëliens pendant une semaine, pour voir comment l'écrivain passait de la réalité à la fiction. Depuis, Michel Houellebecq a été nommé "grand prètre" des Raëliens pour avoir écrit son roman et soutenu leur appel à cloner des humains et des chiens dans leurs laboratoires - qui s'est révélé une escroquerie.

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