<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?> <?xml-stylesheet type="text/xsl" href="/rss20.xsl" media="screen"?> <rss xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" version="2.0"> <channel> <title>MAUVAIS ESPRIT / MAUVAIS ESPRIT / MAUVAIS ESPRIT - mauvais_esprit</title> <description>JOURNAL D'IDEES 2008 / grands entretiens / reportages / essais  - par Frédéric JOIGNOT</description> <link>http://fredericjoignot.blogspirit.com/mauvais_esprit/</link> <lastBuildDate>Thu, 24 Jul 2008 01:52:27 +0000</lastBuildDate> <generator>blogSpirit.com</generator> <copyright>All Rights Reserved</copyright>  <item> <guid isPermaLink="true">http://fredericjoignot.blogspirit.com/archive/2007/12/28/une-interview-de-victor-hugo-sur-nicolas-sarkozy-quelle-mise.html</guid> <title>UN ENTRETIEN AVEC VICTOR HUGO SUR NICOLAS SARKOZY : “ON SENT TOUJOURS EN LUI LE PAUVRE PRINCE D’INDUSTRIE” - ET JACK LANG : “IL N’Y A QUE LA HONTE À ENJAMBER”</title> <link>http://fredericjoignot.blogspirit.com/archive/2007/12/28/une-interview-de-victor-hugo-sur-nicolas-sarkozy-quelle-mise.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Frédéric JOIGNOT)</author>   <category>MAUVAIS ESPRIT</category>   <pubDate>Wed, 23 Jul 2008 16:25:00 +0000</pubDate> <description> &lt;p style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/01/00/56cfed12b040a4c64813fba8f379af85.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/01/00/56cfed12b040a4c64813fba8f379af85.jpg&quot; alt=&quot;56cfed12b040a4c64813fba8f379af85.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; height=&quot;456&quot; width=&quot;347&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;News News News.&lt;/b&gt; &lt;b&gt;On trouve dans le premier exemplaire du livre-magazine &quot;RAVAGES&quot; (tout juste sorti &lt;u&gt;en librairie&lt;/u&gt;, auquel votre serviteur a participé) un entretien désopilant et assez édiifiant de Victor Hugo ... sur Nicolas Sarkozy&lt;/b&gt;. Comment est-ce possible ? Un auteur de la revue, le romancier Georges Marbeck (&lt;i&gt;Hautefaye&lt;/i&gt;, Laffont), relevant à la suite d'un autre romancier, Patrick Rambaud, certaines ressemblances frappantes entre le régime de Napoléon III et celui de notre président - par exemple la thématique de &quot;l'enrichissement de tous&quot;, ou encore la puissante connivence des hommes d'affaires et du chef de l'Etat, ou bien le goût du tape-à-l'oeil et des pages mondaines des journaux - a procédé à un spectaculaire montage de textes tirés du pamplet &quot;Napoléon le petit&quot; de Victor Hugo. À les lire, montés comme une interview consacrée à notre &quot;omniprésident&quot;, l'effet est du plus haut comique - mais surtout d'une modernité qui fait sursauter l'esprit républicain. En voici des extraits.&lt;br /&gt; &lt;b&gt;Puisque nous sommes dans la grande littérature,&lt;/b&gt; on remarquera en passant que Victor Hugo, s'amusant du prince et de tous ceux qui ont viré de bord pour l'aider dans son entreprise, parle de leur facilité à &quot;enjamber la honte&quot;. Une formule que Ségolène Royal vient d'employer, l'attribuant à François Mitterrand, pour parler de l'extraordinaire et fatal retournement de veste de Jack Lang (un geste tragique digne de Shakespeare !). Victor Hugo écrit : &quot; &lt;i&gt;Il (le prince) a pour lui tous les hommes qui passent si facilement d’un bord à l’autre quand il n’y a à enjamber que la honte&lt;/i&gt;.&quot;&lt;br /&gt; &lt;b&gt;Pour le reste, vous trouverez la revue-livre RAVAGES&lt;/b&gt; (publié avec les éditions Panama) dans toutes les bonnes librairies. Ce premier numéro, à la fois féroce et moqueur, mélant essais, caricatures et nouvelles, est consacré aux nouvelles &quot;pathologies de la République&quot; : la carcéromanie, la cacophonie, la pédopobie (la peur de la jeunesse), la berlusconite, l'ADN-mania, etc. On y trouve des textes des philosophes Ruwen Ogien et Cynthia Fleury, des analyses du regime actuel par Christian Salmon (auteur de &quot;Story Telling. La machine à formater les esprits&quot;, La Découverte) et de Catherine Vidal (de l'institut Pasteur), des textes des romancières Isabelle Sorente (auteur de &quot;L&quot; (poche), rédactrice-en-chef) et Wendy Delorme (auteur du &quot;Quatrième génération&quot; (Grasset).&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_____________________________________________________________________&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;b&gt;ENTRETIEN AVEC VICTOR HUGO&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;Cela fait plus d’un an que le nouveau président est en fonction. Je sais que vous vous tenez régulièrement informé de notre actualité politique, quel regard portez-vous aujourd’hui sur le personnage ?&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Victor Hugo&lt;/b&gt; : Depuis sept mois, il s’étale ; il a harangué, triomphé, présidé des banquets, donné des bals, dansé, régné, paradé et fait la roue… Il aime la gloriole, le pompon, l’aigrette, la broderie, les paillettes, les grands mots, les grands titres, ce qui sonne, ce qui brille, toutes les verroteries du pouvoir. Il a réussi. Il en résulte que les apothéoses ne lui manquent pas. Des panégyristes, il en a plus que Trajan. Une chose me frappe pourtant, c’est que dans toutes les qualités qu’on lui reconnaît, dans tous les éloges qu’on lui adresse, il n’y a pas un mot qui sorte de ceci : habilité, sang-froid, audace, adresse, affaire admirablement préparée et conduite, instant bien choisi, secret bien gardé, mesures bien prises. Fausses clés bien faites. Tout est là (…) Il ne reste pas un moment tranquille ; il sent autour de lui avec effroi la solitude et les ténèbres ; ceux qui ont peur la nuit chantent, lui il remue. Il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;i&gt;Derrière cette folle ambition personnelle de l’homme, n’y a-t-il pas une vision du devenir politique de la France, telle qu’on est en droit de l’attendre d’un élu à la magistrature suprême ?&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Victor Hugo&lt;/b&gt; : Non, cet homme ne raisonne pas ; il a des besoins, il a des caprices, il faut qu’il les satisfasse. Ce sont des envies de dictateur. La toute-puissance serait fade si on ne l’assaisonnait de cette façon. Quand on mesure l’homme et qu’on le trouve si petit, et qu’ensuite on mesure le succès et qu’on le trouve si énorme, il est impossible que l’esprit n’éprouve quelque surprise. On se demande : comment a-t-il fait ? On décompose l’aventure et l’aventurier (…) On ne trouve au fond de l’homme et de son procédé que deux choses : la ruse et l’argent (…) Faites des affaires, gobergez-vous, prenez du ventre ; il n’est plus question d’être un grand peuple, d’être un puissant peuple, d’être une nation libre, d’être un foyer lumineux ; la France n’y voit plus clair. Voilà un succès.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;i&gt;Succès comptable, en somme ! Homme d’affaires déguisé en homme d’Etat ?&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Victor Hugo&lt;/b&gt; : Il a pour lui désormais l’argent, l’agio, la banque, la bourse, le comptoir, le coffre-fort et tous les hommes qui passent si facilement d’un bord à l’autre quand il n’y a à enjamber que la honte (…) S’amuser et s’enrichir, tel est leur « socialisme ». Ils ont arrêté le budget sur la grand route ; les coffres sont là ouverts ; ils emplissent leurs sacoches, ils ont de l’argent en veux-tu en voilà. Tous les traitements sont doublés ou triplés (…) Quelle misère que cette joie des intérêts et des cupidités (…) Ma foi, vivons, faisons des affaires, tripotons dans les actions de zinc ou de chemin de fer, gagnons de l’argent ; c’est ignoble, mais c’est excellent ; un scrupule en moins, un louis de plus ; vendons toute notre âme à ce taux ! On court, on se rue, on fait antichambre, on boit toute honte, (…) une foule de dévouements intrépides assiègent l’Elysée et se groupent autour de l’homme (…)&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;Comment le définiriez-vous ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;C’est un peu un brigand et beaucoup un coquin. On sent toujours en lui le pauvre prince d’industrie (…) Le tyran est cet homme qui, sorti de la tradition comme Nicolas de Russie, ou de la ruse comme Louis Bonaparte, s’empare à son profit et dispose à son gré de la force collective d’un peuple.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;i&gt;Et la liberté de la presse dans tout çà ?&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Victor Hugo&lt;/b&gt; (pouffant de rire): Et la liberté de la presse ! Qu’en dire ? N’est-il pas dérisoire seulement de prononcer ce mot ? Cette presse libre, honneur de l’esprit français, clarté de tous les points à la fois sur toutes les questions, éveil perpétuel de la nation, où est-elle ?(...) Tout peut se résumer en une ligne : je permets que tu parles, mais j’exige que tu te taises.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;i&gt;Cette confiscation de tous les pouvoirs par un homme supposé providentiel, on a déjà vu, et vous le premier, où cela mène le pays...&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Victor Hugo&lt;/b&gt; : Les grands penseurs se plaisent à châtier les grands despotes, et quelquefois même les grandissent un peu pour les rendre dignes de leur furie ; mais que voulez-vous que l’historien fasse de ce personnage (…) Napoléon–le-petit : rien de plus, rien de moins (…) Les sceptiques sourient et insistent ; ils disent : « N’espérez rien. Ce régime, selon vous, est la honte de la France. Soit, cette honte est cotée en bourse, n’espérez rien. Vous êtes des poètes et des rêveurs si vous espérez (…) On est content, on s’accommode de cette pétrification, on en tire parti, on y fait des affaires, on vit là-dessus comme à l’ordinaire. La société continue et force honnêtes gens trouvent les choses bien ainsi. Pourquoi voulez-vous que cette situation change ? Pourquoi voulez-vous que cette situation finisse ? Ne vous faites pas illusion, ceci est solide, ceci est stable, ceci est le présent et l’avenir.&quot;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;i&gt;Comment vous-même voyez-vous l’avenir ?&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Victor Hugo :&lt;/b&gt; La situation présente, qui semble calme à qui ne pense pas, est violente, qu’on ne s’y méprenne point. Quand la moralité publique s’éclipse, il se fait dans l’ordre social une ombre qui épouvante.*&lt;br /&gt; ______________________________________________________&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;*Toutes les réponses de Victor Hugo proviennent de son ouvrage « Napoléon le Petit », le pamphlet républicain contre Napoléon III.&lt;/p&gt; </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://fredericjoignot.blogspirit.com/archive/2008/07/11/on-trouve-tout-dans-le-metro-de-moscou.html</guid> <title>ON TROUVE TOUT DANS LE METRO DE MOSCOU</title> <link>http://fredericjoignot.blogspirit.com/archive/2008/07/11/on-trouve-tout-dans-le-metro-de-moscou.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Frédéric JOIGNOT)</author>   <category>MAUVAIS ESPRIT</category>   <pubDate>Wed,  9 Jul 2008 08:20:00 +0000</pubDate> <description> &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/00/00/65b5a978e986950d9b5251922fc9a1cf.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/00/00/65b5a978e986950d9b5251922fc9a1cf.jpg&quot; id=&quot;media-221343&quot; alt=&quot;65b5a978e986950d9b5251922fc9a1cf.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-221343&quot; height=&quot;321&quot; width=&quot;429&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;(Le fantôme de Staline hante encore Moscou)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;News News News&lt;/b&gt; L'excellent site www.englishrussia.com présente chaque jour des images et photos iconoclastes, bizarres, drôles ou cinglées en provenance de Russie et des anciens pays de l'Est. Voici un reportage montrant certains personnages hauts en couleur qui prennent le métro de Moscou...&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/00/02/b42a0538d0ff667bb7d2e9173a9163df.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/00/02/b42a0538d0ff667bb7d2e9173a9163df.jpg&quot; id=&quot;media-221344&quot; alt=&quot;b42a0538d0ff667bb7d2e9173a9163df.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-221344&quot; height=&quot;284&quot; width=&quot;409&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;Les brigades anti-émeutes ne semblent pas impressionner la population, pourtant...&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/02/01/ffeedb37994dec5ef819abe729d3ba93.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/02/01/ffeedb37994dec5ef819abe729d3ba93.jpg&quot; id=&quot;media-221345&quot; alt=&quot;ffeedb37994dec5ef819abe729d3ba93.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-221345&quot; height=&quot;281&quot; width=&quot;424&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;... ce grand type semble bien inquiétant. Mais non, sa voisine ne quitte pas son bouquin.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/02/01/ab10fc2bf2239a2c577c962d2b1ae42f.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/02/01/ab10fc2bf2239a2c577c962d2b1ae42f.jpg&quot; id=&quot;media-221346&quot; alt=&quot;ab10fc2bf2239a2c577c962d2b1ae42f.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-221346&quot; height=&quot;286&quot; width=&quot;412&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;Le maître et Marguerite s'aiment toujours à Moscou. À moins que le Diable s'en soit mélé...&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/02/00/4494f4bb035d78d59ac28808b16af39a.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/02/00/4494f4bb035d78d59ac28808b16af39a.jpg&quot; id=&quot;media-221347&quot; alt=&quot;4494f4bb035d78d59ac28808b16af39a.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-221347&quot; height=&quot;503&quot; width=&quot;377&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;Un morceau de balalaika ?&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/01/02/dc3394d3f8efe5e523672c0f29c8a947.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/01/02/dc3394d3f8efe5e523672c0f29c8a947.jpg&quot; id=&quot;media-221349&quot; alt=&quot;dc3394d3f8efe5e523672c0f29c8a947.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-221349&quot; height=&quot;300&quot; width=&quot;400&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;Un &quot;pachuco&quot; égaré dans l'espace temps&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/00/00/d9d39dc6d4b87430b42236a88957c5be.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/00/00/d9d39dc6d4b87430b42236a88957c5be.jpg&quot; id=&quot;media-221352&quot; alt=&quot;d9d39dc6d4b87430b42236a88957c5be.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-221352&quot; height=&quot;303&quot; width=&quot;407&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;Même les chiens boivent beaucoup trop de vodka&amp;nbsp;&lt;/p&gt; </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://fredericjoignot.blogspirit.com/archive/2008/04/14/bansky.html</guid> <title>BANKSY GRAFFEUR ANARCHISTE ET CLANDESTIN DEVIENT UNE VALEUR MONTANTE DES GALERIES LONDONIENNES. SES POCHOIRS SE VENDENT 150.000 LIVRES.</title> <link>http://fredericjoignot.blogspirit.com/archive/2008/04/14/bansky.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Frédéric JOIGNOT)</author>   <category>MAUVAIS ESPRIT</category>   <pubDate>Sat, 21 Jun 2008 12:25:00 +0000</pubDate> <description> &lt;p style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/02/02/4b5b138af33f86a5fce5e3cf31ea2623.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/02/02/4b5b138af33f86a5fce5e3cf31ea2623.jpg&quot; alt=&quot;4b5b138af33f86a5fce5e3cf31ea2623.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/00/02/17008ad33834e451260722c4130f4c35.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/00/02/17008ad33834e451260722c4130f4c35.jpg&quot; alt=&quot;17008ad33834e451260722c4130f4c35.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/02/01/4bde6e88361a4f17f0313877a3a936f9.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/02/01/4bde6e88361a4f17f0313877a3a936f9.jpg&quot; alt=&quot;4bde6e88361a4f17f0313877a3a936f9.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;Un graphe effacé&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/02/02/0cff303785d8831eb401d775a83ab97d.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/02/02/0cff303785d8831eb401d775a83ab97d.jpg&quot; alt=&quot;0cff303785d8831eb401d775a83ab97d.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/00/02/233459c6dea3d6b8fb15528c32c33685.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/00/02/233459c6dea3d6b8fb15528c32c33685.jpg&quot; alt=&quot;233459c6dea3d6b8fb15528c32c33685.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;News News News. En avril dernier, le célèbre graffeur inconnu Banksy a réalisé son oeuvre urbaine la plus monumentale, &quot;ONE NATION UNDER CCTV&quot;, &quot;Une nation sous vidéo-surveillance&quot; (Ci-dessus), où il dénonce l'inquiétante généralisation des caméras de surveillance dans toute l'Angleterre.&lt;/b&gt; &lt;b&gt;Du 29 février au 29 mars, Banksy exposait ses sérigraphies et peintures, inspirées de ses graphes et pochoirs, dans l'antique galerie londonienne Andipa.&lt;/b&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/02/01/36fa6843cc777ee5138f9ad2d5c9e624.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/02/01/36fa6843cc777ee5138f9ad2d5c9e624.jpg&quot; alt=&quot;36fa6843cc777ee5138f9ad2d5c9e624.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;Aujourd'hui, les sérigraphies et peintures de Banksy connaissent&lt;/b&gt; une envolée de prix phénoménale (Angelina Jolie, Brad Pitt, Christine Aguilera figurent parmi ses collectionneurs). Un graphe intitulée &lt;i&gt;&quot;Riot green&lt;/i&gt;&quot; acquis pour 300 livres il y a huit ans par un étudiant a été mis en vente 150.000 livres pendant l'exposition londonienne. Durant l'exposition présentée à la gaelrie Andipa, la cote de Banksy a encore monté - le stencil ci-dessus se serait vendu 100.000 livres. Rien n'arrête le marché. Bientôt les rue graffitées par Banksy deviendront sans doute les plus chères de Londres. (Ci-dessous, une enquête sur Banksy et le mouvement grandissant des artistes de rue publiée dans Le Monde 2).&lt;/p&gt; </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://fredericjoignot.blogspirit.com/archive/2007/04/25/genetique-sarkozy-et-philosophie-entretien-avec-la-philosoph1.html</guid> <title>LA PROTESTATION MASSIVE DES MILIEUX JUDICIAIRES CONTRE LA LOI SUR LA &quot;RETENTION DE SURETE&quot; ET L'INQUIETANTE DERIVE GENETIQUE DE M. SARKOZY</title> <link>http://fredericjoignot.blogspirit.com/archive/2007/04/25/genetique-sarkozy-et-philosophie-entretien-avec-la-philosoph1.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Frédéric JOIGNOT)</author>   <category>MAUVAIS ESPRIT</category>   <pubDate>Fri,  4 Apr 2008 11:35:00 +0000</pubDate> <description> &lt;p style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/01/02/ca01c7b509e684e0aed02b1bd55f180f.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/01/02/ca01c7b509e684e0aed02b1bd55f180f.jpg&quot; alt=&quot;ca01c7b509e684e0aed02b1bd55f180f.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; height=&quot;299&quot; width=&quot;207&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;L'inquiétante loi sur &quot;la rétention de sureté&quot;, votée par l'Assemblée Nationale le 6 février 2007, adoptée par le Sénat, remise en cause par le Conseil Constitutionnel - que le président de la République, pourtant gardien de la constitution, a tenté de contourner - soulève une opposition de plus en plus déterminée dans les milieux judiciaires.&lt;/b&gt; Rappelons que cette loi, telle qu'elle apparaît dans le projet de loi du 28 novembre 2007 constitue selon l'ancien ministre la justice Robert Badinter &lt;i&gt;« un changement profond d’orientation de notre justice (...) Après un siècle, nous voyons réapparaître le spectre de « l’homme dangereux » des positivistes italiens Lombroso et Ferri, et la conception d’un appareil judiciaire voué à diagnostiquer et traiter la dangerosité pénale. On sait à quelles dérives funestes cette approche a conduit le système répressif des Etats totalitaires. &lt;b&gt;»&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; ( &lt;i&gt;La prison après la peine&lt;/i&gt;, Le Monde du 27/11/2007).&lt;br /&gt; &lt;b&gt;C&lt;/b&gt;ette loi, défendue avec hargne pour de tristes raisons électoralistes - flatter le vote d'extrême-droite et l'opinion ultra-sécruritaire (les personnes âgées, fond de commerce du vote sarkozyste) avant les élections régionales - revient sur le principe même de &quot;non rétro-activité&quot; du droit français : ce qui explique la censure du Conseil Constitutionnel. Elle permet d'élargir les pouvoirs discrétionnaires de la police - déjà très importants -, de durcir les sanctions et renforcer les moyens de contrainte, mais encore de procéder à &quot;des enfermements préventifs&quot; sur la base d’une présomption d’infraction future. Ce faisant, elle installe une logique d’élimination permanente des décrétés &quot;délinquants&quot;, les condamnant à une véritable mort sociale : le fichage à vie, l'impossibilité du rachat, autant dire le déni de Jean Valjean. L’appréciation de la &quot;dangerosité&quot; n’est elle-même fondée sur aucune évaluation solide, faisant appel à la seule expertise psychiatrique, entretenant une grave confusion entre délinquance et maladie mentale : l'évaluation de la dangerosité d'une personne relève désormais du &quot;diagnostic&quot;. Avec ce texte de loi, la France de M. Nicolas Sarkozy s'est dotée d’un dispositif sans équivalent dans nos démocraties (aucune loi comparable existe en Europe, quoiqu'en dise le gouvernement) - aux Pays Bas et en Belgique, ce type d’enfermement n’intervient qu’en &lt;i&gt;substitution&lt;/i&gt; à la peine. Aujourd’hui, c'est la Russie de M. Poutine qui enferme des journalistes dans des établissements psychiatriques, prétextant de leur &quot;dangerosité sociale&quot;.&lt;br /&gt; &lt;b&gt;Indignés par cette &quot;loi de rétention&quot; - à ajouter aux annales de ce régime -, le Syndicat National de l'ensemble des personnels de l'Administration (SNEPAP-FSU),&lt;/b&gt; le Syndicat de la Magistrature et quarante associations médicales, judiciaires et humanitaires (dont La Ligue des droits de l'Homme, le Syndicat de la Medecine Générale, l'Union Syndicale de la psychiatrie, etc) lançaient le 20 mars 2008 un appel demandant son abolition. 15.500 personnes l'ont signé en une semaine (pour signer : www.contrelaretentiondesurete.fr/). Que dit ce texte ?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;b&gt;&quot; Malgré l’opposition de très nombreux professionnels et citoyens, la loi instaurant une « rétention de sureté&quot; qui permet, après l’exécution de la peine de prison, de prolonger - sans limitation de duŕee et sans infraction - l’enfermement des personnes considéŕees comme d’une «particulière dangerosité&quot; est entŕee en vigueur.&lt;br /&gt; La mise en place d’un tel dispositif relève d’une philosophie de l’enfermement qui dénie à l’homme toute possibilité d’amendement.&lt;br /&gt; La présomption d'innocence devient secondaire et la justice de sureté prend le pas sur la justice de responsabilité.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;b&gt;NOUS NE POUVONS ACCEPTER UN TEL MODELE DE SOCIETE&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;b&gt;- parce que la rétention de sureté, comparable dans sa philosophie à la peine de mort, est une peine d’élimination préventive susceptible de graves dérives ;&lt;br /&gt; - parce que la rétention de sureté ajoute de l’enfermement à la peine de prison, déjà anormalement longue en France au regard des standards européens, et constitue en conséquence un traitement inhumain et dégradant ;&lt;br /&gt; - parce que la rétention de sureté implique un pronostic arbitraire de la «dangerosité», dont les contours ne peuvent être clairement définis, ni par les psychiatres, ni par les juristes ;&lt;br /&gt; - parce que la rétention de sureté crée l’illusion du « risque zéro » de récidive par l’exploitation démagogique de la douleur des victimes ;&lt;br /&gt; - parce que la rétention de sureté témoigne du renoncement des pouvoirs publics à faire de la prison un temps utile à la prévention de la récidive et à la réinsertion ;&lt;br /&gt; - parce que la rétention de sureté, malgré l’accomplissement de la peine, n’autorise plus l’oubli du crime, réduisant ainsi la personne à son acte criminel passé avec le risque de l’y enfermer à jamais ;&lt;br /&gt; - parce que la rétention de sureté est une violence institutionnelle inacceptable qui prive les détenus de tout espoir de liberté;&lt;br /&gt; Pour toutes ces raisons, la rétention de sureté n’est en aucun cas un instrument&lt;br /&gt; de prévention de la récidive et de protection des citoyens.&quot;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://fredericjoignot.blogspirit.com/archive/2007/03/20/irak-georges-bush-pris-dans-un-piege-abscons.html</guid> <title>GUERRE d'IRAK, CINQ ANS APRèS. GEORGES BUSH EST PRIS DANS UN PIEGE ABSCONS</title> <link>http://fredericjoignot.blogspirit.com/archive/2007/03/20/irak-georges-bush-pris-dans-un-piege-abscons.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Frédéric JOIGNOT)</author>   <category>MAUVAIS ESPRIT</category>   <pubDate>Mon, 17 Mar 2008 12:20:00 +0000</pubDate> <description> &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/images/medium_Dummies.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/images/medium_Dummies.jpg&quot; alt=&quot;medium_Dummies.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; height=&quot;324&quot; width=&quot;258&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;NEWS NEWS NEWS Le voyage éclair du vice-président américain en Irak, Dick Cheney, qui se félicite de &quot;l'amélioration de la sécurité dans le pays&quot; suite à l'arrivée de renforts américains a été accompagné d'une puissante explosion en plein Bagdad, et d'un tir de mortier sur la &quot;zone verte&quot; qui protège l'ambassade des Etats-Unis. S'il s'avère que l'enrolement de combattants sunnites comme &quot;auxiliaires de sécurité&quot; tout comme la &quot;trêve des combats&quot; de la principale milice chiite ont conduit à une baisse significative de la violence à Bagdad et dans l'ouest du pays, une série de récents attentats meurtriers fait craindre une reprise des attaques dans la capitale - rappelons que les violences politiques et interconfessionnelles ont fait des dizaines de milliers de morts parmi les civils depuis l'invasion américaine de mars 2003. Sans compter les dizaines de milliers de morts - soldats et civils - du fait de la guerre elle-même.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;A l'heure de son bilan après 5 années de cet affrontement, le gouvernement Bush assure depuis plusieurs semaines que la présence de 160.000 soldats américains en Irak a permis de créer les conditions sociales nécessaires à une entente politique entre Irakiens. Dans les faits, rien n'est assuré. Le processus traîne en longueur, émaillé d'une guerre des chefs, tandis que les attentats n'ont jamais cessé. Dick Cheney vient d'ailleurs à Bagdad, selon les observateurs américains, pour exhorter les responsables irakiens à s'entendre.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;A ce jour, le conflit a coûté la vie à quelques 4000 soldats américains. Plusieurs analystes sérieux parlent aux Etats-Unis d'un coût de 500 milliards de dollars. Le montant total (en tenant compte des suites du conflit, le retour des soldats blessés, l'aide aux familles, etc) pourrait atteindre voire dépasser les 1.000 milliards. Cette guerre ruineuse, alors que l'Amérique entre en récession, ressort comme un des sujets les plus controversés de la campagne pour la présidentielle de novembre. Le bilan global est terrifiant. Ces cinq années de guerre laissent un pays entièrement dévasté, en proie à la guerre civile et la misère, où l'emprise religieuse des shiites n'a jamais été aussi forte. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) estime, dans un rapport de six pages publié le 17 mars, que la situation humanitaire en Irak est &lt;i&gt;«l'une des plus critiques au monde&lt;/i&gt; ». Selon cette enquête, le système de santé du pays se délite tragiquement. 2200 médecins et infirmières ont été tués, plus de 250 ont été enlevés. Sur les 34.000 médecins que comptait le pays en 1990 - parmi lesquels des femmes, dévoilées et poussées vers les universités sous Saddam - 20.000 ont quitté le pays. Les hôpitaux manquent de médicaments. Les blocs opératoires ne suffisent plus pour faire face à l'afflux de blessés graves. Il y a actuellement 30.000 lits disponibles. Il en faudrait 80.000.Le problème de l'eau est critique. Des &lt;i&gt;millions&lt;/i&gt; d'Irakiens n'ont pas accès à l'eau. Les infrastructures de distribution sont dans un état de délabrement avancé&lt;b&gt;.&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;L'avenir ? Les responsables du CICR ne cachent pas leur scepticisme : «En Irak, dit le rapport de la Croix Rouge, &lt;i&gt;on a atteint des niveaux de cruauté et de perversion jamais égalés dans l'usage de la violence.&lt;/i&gt;»&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;G&lt;/b&gt;eorges W Bush, en dépit des protestations de son entourage proche et de plusieurs généraux, de la démission de ses anciens conseillers militaires et d'une opposition démocrate résolue, a cependant décidé la semaine dernière de maintenir le cap. Il a une nouvelle fois&amp;nbsp; démandé au peuple américain de &quot;faire preuve de patience&quot;, tout en mettant son véto &lt;i&gt;personnel&lt;/i&gt; à l'interdiction de la pratique de la torture du &quot;waterboarding&quot; (noyade) par les services de renseignement.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;I&lt;/b&gt;l devient patent que le président américain est pris dans un &quot;piège abscons&quot;, comme ses prédécesseurs le furent au Vietnam, engagés comme lui dans une surenchère guerrière folle. Qu'est-ce qu'un piège abscons ? Une chausse-trappe psychologique où l'on tombe souvent par ignorance ou orgueil, s'enferre par fierté borné et l'incapacité à se dédire, menant à une répétition névrotique de la même erreur - un phénomène bien connu des chercheurs en psychosociologie expérimentale.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Voici expliqué, à travers quelques anecdotes parlantes empruntées à la vie quotidienne, comment se referment les mâchoires du pièges abcons. Sur un quidam, les conséquences restent mesurées. Chez le président de la première puissance mondiale, il mène parfois le monde à la catastrophe...&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;----------------------------------------------------------------------------------&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/images/medium_is-bush-nuts-article.gif&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/images/medium_is-bush-nuts-article.gif&quot; alt=&quot;medium_is-bush-nuts-article.gif&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;b&gt;QU'EST CE QU'UN PIEGE ABSCONS ?&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Le piège abscons vous guette à tout moment, même le plus anodin. Il est minuit, vous attendez un bus pour Paris... Un taxi passe. Ha non ! Vous n’allez pas payer 30 euros, quand un ticket de métro suffit&lt;b&gt;.&lt;/b&gt; Minuit quinze, pas de bus à l'horizon, la rue est déserte. Un nouveau taxi rode. Non d'un clebs, vous n’avez pas attendu le bus pour rien !&lt;br /&gt; &lt;b&gt;M&lt;/b&gt;inuit trente, il pleut des cordes. Aucun bus en vue, et plus aucun taxi. Vous rentrez à pied, trempé. Vous venez d’être pris dans un piège abscons&lt;b&gt;.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; Un autre exemple ? Toute jeune, vous avez décidée de devenir une danseuse de l’Opéra. Une vocation. Vous adorez la danse, l’ambiance des salles vous travaillez dur. Mais vous échouez au conservatoire national de Paris. Vous peinez à apprendre le répertoire classique. Vous n'arrivez pas à plier votre corps à la discipline de fer des grands danseurs. Mais vous vous entêtez. Vous négligez votre scolarité, vous affrontez vos parents, vos professeurs. Vous voulez y arriver. En vain. Vous n’arriverez pas à entrer à la prestigieuse Ecole de Danse. Pendant toutes ces années, vous refusez l’évidence. Vous n’avez pas l’étoffe d’une danseuse étoile. Vous êtez prise dans le piège abscons de la fausse vocation. Il en existe d’autres... Voyez ce bon journaliste qui néglige son travail de presse à vouloir devenir un « grand écrivain », et s'acharne sur des manuscrits médiocres. Cet excellent cadre supérieur qui s’obstine à devenir « le pdg », le grand vizir, ourdit, manipule, se gache la vie et celles des autres&amp;nbsp; - et finit, quand il réussit, à atteindre son niveau d’incompétence : il n'est pas fait pour diriger, trop autoritaire, pas assez visionnaire, difficile à expliquer. Mais c'est ainsi. Il finit par tout perdre.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;EFFET DE GEL&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;« L’effet de gel » permet d’expliquer en partie le piège abscons. Il a été découvert en 1947 par le psychologue Kurt Lewin, le théoricien de « la dynamique de groupe ». Que nous soyons un individu actif, un jeune couple, ou un groupe de travail, nous persévèrons généralement dans une action entreprise. Nous continuons dans la même voie, nous insistons, car nous pensons – seul ou à plusieurs - que nos premiers actes nous engagent. Devant nous-même, face aux autres, par le processus enclenché. Au besoin, nous rationalisons au fur et à mesure de nos activités, nous justifions « après coup » nos décisions et nos inititatives. Bien vite, après s'être engagé dans telle direction semblée bonne, même si quelques mauvais signes apparaissent, nous refusons de nous dédire. L'important n'est-il pas d'avancer ? De faire preuve d'esprit d'initiative.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;L&lt;/b&gt;es cinq mâchoires du piège abscons, ou de « l’escalade d’engagement », ont été bien décrites par deux psychologues expérimentaux français, messieurs Joule et Beauvois, dans leur « Petit traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens » (1987). Pour commencer, la personne s’engage dans un processus qui lui coûte du temps, de l’énergie et des moyens pour atteindre un objectif (prise 1). Cependant, comme souvent, la réussite n’est pas certaine (prise 2). Mais la personne pense que chacun de ses actes l’approche du but, et qu’il doit de rester cohérent (prise 3). Le processus en cours se poursuit tant que l’initiateur ne l’arrête pas (prise 4). La personne n’a pas déterminé au départ de limite à son investissement (prise 5).&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;JE VAIS ME REFAIRE AU POKER&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; Joules et Beauvois ont multiplié les exemples de situations où l’on retrouve les cinq règles du piège abscons. C’est l’histoire du couple qui n’en finit pas de rompre. De l’éternel étudiant qui s’est trompé de discipline, mais veut obtenir à tout prix son diplôme. De celui qui investit une fortune pour faire réparer sa vieille voiture plutôt que d’en changer. Du joueur qui tente de se refaire au poker. De l’individu qui attend une guérison complète d’une psychanalyse longue durée. Du patron qui rachète une filiale, fameux « canard boîteux », pour confirmer du bien-fondé d’un premier investissement. Du pigeon qui se fait fourguer une encyclopédie en 30 volumes après avoir acheté le sommaire.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;GOD ON MY SIDE&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; Ou encore, écrivent nos psychologues, en 1987 : du président américain engagé dans la guerre du Viêt-Nam. Nous ajouterions aujourd'hui : de Georges W Bush emporté dans le conflit irakien, décidé à le solutionner de façon militaire en investissant toujours plus d'armes, de soldats et d'argent. Le président américain en effet, ficelé par le piège abscons, persévère dans son « escalade d’engagement » comme hier les présidents Johnson (500.000 envoyés soldats au Viêt Nam), puis Nixon (invasion du Cambodge, ce qui va renforcer l'influence des Khmers rouges sur les campagnes). Il refuse de fixer une dâte d’arrêt de la guerre et des dépenses militaires. Il construit la rationalité - et la morale justifiante - de ses actions désastreuses au fur et à mesure, en dépit des critiques de ses généraux et ses conseillers. Il se montre intimement, sinon névrotiquement, persuadé de la justesse de ses choix, allant jusqu’à affirmer récemment que Dieu était de son côté - ce qui fera sourire Bob Dylan. Bref, il est pris dans un piège abscons - et le monde entier avec lui, qui assiste effaré à l'ensanglantement de la région, la montée du fondamentalisme musulman à travers le monde, au renforcement sans précédent des shiites, au déploiement d'une haine profonde contre l'Occident au coeur des pays arabes - sans oublier la légalisation de la torture par un pays démocratique.&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/images/thumb_story.bush.wave.pool.jpg&quot; alt=&quot;medium_story.bush.wave.pool.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;&lt;i&gt;Robert-Vincent Joule, Jean-Léon Beauvois. Petit traité de manipulation à l'usage des honnêtes gens. Presses Universitaires de Grenoble (1987). Robert-Vincent Joule et Jean-Léon Beauvois. La soumission librement consentie. (PUF, 1998).&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; </description>  </item>  </channel> </rss> 