vendredi, 30 octobre 2009
"J’AIME LES CAFARDS..." REPORTAGE DANS LES CAVES VELUES. SORTIE DE LA REVUE RAVAGES CONSACREE A L'ANIMAL
NEWS NEWS NEWS Les cafards font preuve d’une actualité perpétuelle. Ils triomphent dans les vide-ordures, envahissent chroniquement nos hôpitaux, rapetissent en quelques générations pour se blottir dans nos téléviseurs et se multiplient dans les gaines de chauffage. A Tel Aviv, en décembre 2007, le neurobiologiste de l'Université Ben Gourion Frederic Libersat cherche à comprendre comment agissent les neurotoxines présentes dans les venins. Il avait récemment découvert que le venin des guêpes Amputex faisait baisser l'activité de certains neurones de la blatte spécialisés dans la production du neurotransmetteur nommé octopamine. Pour vérifier, il a injecté de l'octopamine dans le cerveau de blattes paralysées par les gupères. Lesquelles ont aussitôt retrouvé l'usage de leurs pattes. L'arcticle vient d'être publié dans The Journal of Experimental Biology : grâce aux blattes nous progressons ainsi dans la compréhension des venins et du sytème nerveux.
Pendant ce temps, au Centre de recherches pour la cognition animale de Toulouse (CNRS), une équipe travaille depuis 2005 à des petits robots qui s’auto-organisent en troupe comme des cafards, et sur un “leurre” capable de vivre au milieu des blattes et d’influencer leurs comportements. Selon Jean-Louis Deneubourg de l’Université Libre de Bruxelles, "l'objectif à long terme de ces leurres serait de réaliser des sociétés d'animaux et de machines dont les interactions doteraient ce système de nouvelles fonctionnalités" - par exemple pour développer la pollinisation de la flore (aujourd’hui menacée par le réchauffement).
En regard de cette omniprésence de la blatte dans nos vies modernes, voici un reportage dans les caves parisiennes publié dans la revue RAVAGES 3, qui sera mis en vente en librairie à partir du samedi 13 novembre. Thème du numéro : "Adieu bel animal", un numéro faire part, qui prend la mesure de l'extinction en cours des espèces - la sixième extinction - et de la crise de l'humanisme qu'elle génère. Pour le commander : Editions Descartes&Cnie. 32 rue Cassette. 01.42.22.29.02 avec des textes de l'éthologue Franz de Waal, le Capitaine Watson, le géographe Jared Diamond, le journaliste Fabrice Nicolino, le philosophe Dominique Lestel, la biologiste Catherine Vidal.
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TOUT COMMENCE PARCE QUE LES CAFARDS RONGENT L'AEROPORT DE TOKYO...
...Lundi, je rentre de nuit chez moi, j'allume machinalement la lumière de la cuisine, une marée velue court sur les murs, flaque vivante qui ruisselle dans toutes les directions et disparaît en quelques secondes derrière les meubles. Des cafards, des milliers de cafards ont envahi l'appartement. Je vaporise un épais nuage d'insecticide, la moitié de la horde agonise les pattes en l'air tandis que l'autre se terre sous le lino et file chez le voisin le long des canalisations. Mardi, je passe à la rédaction. À peine arrivé au comité de rédaction, on me tend une dépêche AFP: "Les cafards attaquent l'aéroport de Tokyo. Après avoir constaté la gravité de la situation dans les restaurants et les magazins du bâtiment d'embarquement, les responsables ont décidé de les fermer. Selon les spécialistes, il leur faudra une quarantaine de jours pour s'en débarrasser."
Je demande: "Alors, je pars pour Tokyo?"
-Non, tu trouves une société spécialisée dans le massacre des cafards et tu t'engages. Tu pars pour les caves parisiennes."
Mercredi, me voici rue Saint-Honoré, au siège parisien de la société Attila. Cette société détruit tous les insectes parasites, elle traque les rats et les souris, elle chasse les pigeons et éloigne les chats, elle empêche les chiens de lever la patte sur les trottoirs. J'ai rendez-vous avec la direction, Mlle W. Au mur, une affiche publicitaire, un Mongol armé d'un sabre de Samouraï décapite des rats et éventre des cafards. Il crie: "BANZAÏ ! FAITES CONFIANCE A ATTILA, LE FLEAU DU CANCRELAS ». Sur un casier métallique s'aligne une série d'éprouvettes pleines de poudres bleues, de cristaux blancs - des redoutables pesticides.
09:24 Publié dans MAUVAIS ESPRIT | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : animal
mercredi, 16 septembre 2009
LOI HADOPI... OU COMMENT EVITER LE GRAND DEBAT INTELLIGENT SUR LE DEPLOIEMENT ECONOMIQUE D'INTERNET ET LA GRATUITE
GRACE AU GRATUIT, DEVELOPPEZ LIBREMENT VOS CREATIONS NUMERIQUES...
ET GAGNEZ DE L'ARGENT
(par Chris ANDERSON, rédacteur-en-chef de Wired, sur Eco 89)
1 : Si c’est numérique, tôt ou tard cela sera gratuit.
Sur un marché concurrentiel, les prix chutent jusqu’au coût marginal. L’Internet est le marché le plus concurrentiel que le monde ait jamais vu, et le coût marginal des technologies qu’il utilise -traitement, bande passante, stockage- se rapproche constamment de zéro. Le gratuit devient, non seulement une option, mais un aboutissement inévitable. Les bits veulent être gratuits.
2 : Les atomes aimeraient bien être gratuits aussi, mais ils n’y mettent pas autant du leur.
Hors du domaine numérique, les coûts marginaux tombent rarement à zéro. Mais la gratuité est si attirante psychologiquement que les spécialistes du marketing trouveront toujours des moyens pour l’exploiter en rendant certaines choses gratuites tout en en vendant d’autres. Ce n’est pas vraiment du gratuit -vous payez probablement un jour ou l’autre-, mais c’est souvent tout aussi irrésistible.
Aujourd’hui, en faisant œuvre d’imagination pour élargir la définition de leur industrie, des entreprises, depuis les compagnies aériennes jusqu’aux constructeurs automobiles, trouvent des moyens de rendre leur produit principal gratuit tout en vendant autre chose.
3 : Vous n’arrêterez pas le gratuit.
Dans le domaine numérique, vous pouvez essayer de bloquer le gratuit par des lois et des verrous, mais en fin de compte, la force de gravité économique l’emportera. Ce qui signifie que si la seule chose qui empêche votre produit d’être gratuit est un code secret ou une menace, vous pouvez être sûr que quelqu’un, quelque part, trouvera la parade. Reprenez la gratuité aux pirates et vendez des options d’amélioration.
4 : Vous pouvez gagner de l’argent avec le gratuit.
On paie pour gagner du temps. On paie pour courir moins de risques. On paie les choses qu’on adore. On paie pour améliorer son statut. On paie quand on y est obligé (une fois harponné).
Il y a d’innombrables moyens de gagner de l’argent autour du gratuit (…). Le gratuit ouvre les portes, touche de nouveaux consommateurs. Cela ne veut pas dire que vous ne pouvez pas faire payer certains d’entre eux.
5 : Redéfinissez votre marché.
Ses concurrents vendaient des sièges dans des avions. Ryanair a décidé de vendre plutôt des « voyages ». La différence est qu’il y a des dizaines de moyens pour gagner de l’argent avec les voyages, de la location d’automobile aux subventions versées par les destinations en mal de touristes. Cette compagnie aérienne vend ses sièges peu cher, voire gratuitement, pour gagner plus d’argent « autour » d’eux.
6 : Arrondissez vers le bas.
Si le coût de quelque chose va vers zéro, le gratuit est juste une affaire de temps. Pourquoi ne pas y arriver avant tout le monde ? Le premier qui parvient au gratuit attire l’attention et il y a toujours des moyens de transformer celle-ci en argent. Que pourriez-vous rendre gratuit aujourd’hui ?
7 : Tôt ou tard, vous serez en concurrence avec le gratuit.
Que ce soit par des subventions croisées ou des logiciels l’un de vos confrères va trouver comment donner ce que vous faites payer. Ce ne sera peut-être pas exactement la même chose, mais la baisse de prix de 100% risque d’avoir plus d’importance. Vous aurez le choix entre en faire autant et vendre autre chose, ou veiller à ce que la différence de qualité comble la différence de prix.
8 : Adoptez le gaspillage.
Si une chose devient trop peu coûteuse pour qu’on la compte, cessez de la compter. Du forfait modique au zéro absolu, les entreprises les plus innovantes sont celles qui voient dans quel sens les prix évoluent et qui prennent les devants. « Votre boîte vocale est pleine » est le dernier râle d’une industrie figée dans un modèle de rareté au milieu d’un monde d’abondance.
9 : Le gratuit rend d’autres choses plus précieuses.
Toute abondance crée une nouvelle rareté. Voilà une centaine d’années, les loisirs étaient rares et l’on avait beaucoup de temps ; à présent, c’est l’inverse. Quand un produit ou service devient gratuit, la valeur migre vers la couche supérieure. Allez-y aussi.
10 : Gérez l’abondance, pas la rareté.
Quand des ressources sont rares, elles sont également coûteuses -il faut les utiliser parcimonieusement. D’où le management « top-down » [de haut en bas, ndrl] traditionnel, qui privilégie le contrôle afin d’éviter des erreurs coûteuses. Mais quand les ressources sont bon marché, vous n’avez pas besoin de les gérer de cette manière.
En devenant numériques, les branches d’activité peuvent aussi devenir plus indépendantes sans risquer de mettre à bas tout l’édifice. La culture d’entreprise peut passer du « Ne fais pas de bêtises » à « Echoue vite ».
18:17 Publié dans MAUVAIS ESPRIT | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : piege abscons
dimanche, 21 juin 2009
IRAN : M. AHMADINEJAD DANS LE TEXTE
(Manifestation samedi 20 juin à Téhéran. Les observateurs font état de 10 morts et de centaines de blessés parmi les opposants)
NEWS NEWS NEWS. IRAN. ALORS QUE LES DIRIGEANTS ISLAMISTES ULTRA-CONSERVATEURS, SUITE AUX TRUCAGE MASSIF ET PROUVé DES ELECTIONS, ONT COMMENCE DE REPRIMER DANS LE SANG LES OPPOSANTS IRANIENS, TIRANT SUR LA FOULE, ARRÊTANT LES DIRIGEANTS REFORMATEURS, IL NE FAUT OUBLIER L'INQUIETANT PASSE DU PRESIDENT AHMADINEJAD ET SES DECLARATIONS CONTRE LA DEMOCRATIE LORS DE SA PREMIERE ELECTION EN JUIN 2006.
Le 25 juin 2006, le jour de sa première élection - déjà truquée ? - le président de la République Islamiste, M. Ahmadinejad, ancien lecteur à l'université des sciences et techiques de Tehéran, section traffic urbain, a voulu rassurer l’opinion internationale alertée par la violence de ses propos de campagne - sans compter les constantes intimidations physiques des opposants par ses partisans. À la télévision, il s’est voulu apaisant, sans pourtant cesser d'être inquiétant : " Notre gouvernement sera, si Dieu le veut, celui de la gentillesse, du travail et de l'effort ", " C'est le gouvernement de la paix, de la justice et de la spiritualité ". Il n’a pas redit, comme pendant sa campagne électorale, qu’il allait "être le balayeur des rues de la nation iranienne ", que les Iraniens "n’avaient pas fait la révolution pour avoir la démocratie". Il n’a pas répété sa promesse d’"éradiquer la corruption " au Ministère du Pétrole, et de "couper les mains de la mafia de l’argent et des clans familiaux". Devant la presse mondiale, souriant, il a affirmé qu’en règle générale, "la politique du régime est une politique de détente" (...) et "qu’elle va continuer". Il n’a pas tempêté, comme un mois auparavant : "Dans notre politique culturelle (…) des réseaux organisés propagent la décadence".
Il n’a pas parlé d’appliquer à l'ensemble du pays ses projets pour la mairie de Téhéran (où il a été élu avec 18% des voix). Port de la barbe et manche longues pour les employés municipaux. Fermeture des fast foods étrangers. Enterrement du corps d’un "martyr" de la guerre Iran-Irak sur plusieurs places de Téhéran. Islamisation des centres culturels. Retrait d’une affiche publicitaire représentant le footballer David Beckam. Déclaration de guerre à la liberté vestimentaire féminine. Répondant aux milieux d’affaires inquiets après son élection, il s'est dit "favorable aux investissements et aux privatisations, créateurs d'emplois". Il a même défendu la Bourse, "endroit transparent pour les échanges". Pourtant c'est bien lui qui voulait la fermer le mois dernier, la comparant à "un casino" voué "aux jeux d’argent", et comme telle "haram" (proscrit par l’Islam). Sur la question ultrasensible du nucléaire militaire, M. Ahmadinejad a dit vouloir développer une "technologie nucléaire pacifique". Sur son site web de campagne "Mardomyar", L’ami du peuple, le futur président défend le " droit " au "programme nucléaire iranien". Sans préciser. "Ils ne nous laisseront pas progresser facilement, mais nous ne nous soumettrons pas à leur volonté" lit-on.
(Video très dure, diffusée depuis l'Iran par le mouvement "Why we protest", montrant la mort samedi 20 juin d'une jeune manifestante tuée par un sniper des forces de l'ordre, Neda, devenue une icône et le martyr des opposants au régime)
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M. Ahmadinejad vu par les blogs en 2006
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D’après plusieurs estimations, 65.000 blogs existent en Iran, la plupart en perse, et mobilisent la jeunesse aisée. Plusieurs centaines sont rédigés en anglais, par souci d’alerter l’opinion mondiale. Les blogueurs sont réguliérement arrêtés, battus et rançonnés. Déjà en 2006, les blogs apportaient des témoignages partiels, de parti pris, mais passionnants sur l’élection iranienne. Ainsi sur Hoder.com, un étudiant vivant entre Toronto et Téhéran, explique ce qui l’attend : " L’officier amical qui m’interrogeait hier sur mon " blog controversé ", risque d’être remplacé par un type ignorant, ne sachant rien d’Internet. Il m’arrêtera, me battra, me gardera une semaine et me forcera à écrire des confessions contre mes amis, ma famille et moi-même ". Ce même étudiant refuse l’analyse selon laquelle les Iraniens se moquent des " libertés publiques". Selon lui, le vote s’explique par "l’inégalité sociale" et l’"échec économique" de l’ancien gouvernement dirigé par Khatami, mais surtout par le contrôle des Islamistes sur la télévision et les radios. Il lance cet appel : "Les réformateurs doivent investir dans une chaîne satellite. "
Sur son blog, la journaliste Nedâ Dehghân, inquiète, cite Robespierre : " Nous disparaîtrons, car dans l’Histoire nous avons manqué l’instant opportun pour créer la liberté. " Elle parle de "fracture économique" en Iran, critique les réformateurs qui ignorent " ce qu’il y a dans l’assiette des gens ", et rappelle, citant Hannah Arendt, que si la pauvreté fait souffrir, " la misère pousse à des actes irréfléchis et indignes ". Un autre étudiant écrit, désespéré : " Mesdames et messieurs les abstentionnistes, en raison de la bêtise de la nation martyrophile de l’Iran Islmamique, nous décrétons un deuil public de 4 ans ". De son côté, le blog Iranian Truth explique qu’Ahmadinejad est le "Bush iranien". Les deux hommes, affirme-t-il, défendent les mêmes valeurs : promotion politique des valeurs religieuses, la sécurité nationale passe avant les Droits de l’Homme, une base sociale populaire et conservatrice. Selon Iranian Truth, le passé militariste du président Ahmadinejad en fait l'homme du "nucléaire militaire" iranien.
Blogs iraniens : www.blogsbyiranians.com - www.hoder.com/weblog- iraniantruth.blogspot.com
21:10 Publié dans MAUVAIS ESPRIT | Lien permanent | Envoyer cette note
mercredi, 17 juin 2009
LE LIPDUB D'EUROPE ECOLOGIE. LA POLITIQUE DANS LA BONNE AMBIANCE
11:21 Publié dans MAUVAIS ESPRIT | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : ecologie, nouvelle gauche
dimanche, 24 mai 2009
LA REVUE "RAVAGES" EST DE RETOUR
NEWS NEWS NEWS Le numéro 2 de la revue RAVAGES, dont le numéro 1 a été épuisé en quelques jours, fondée par votre serviteur et l'écrivaine Isabelle Sorente, est en vente dans toutes les bonnes librairies depuis hier. Thème du numéro : "INFANTILISATION GENERALE". Un petit cut up du numéro vous en dira un peu plus :
«L'infantilisation des adultes est en marche dans un monde… où, pendant 20 ans, politiques et économistes nous ont fait croire que le capitalisme financier, le banquier enchaînant le pauvre à crédit et le trader de Wall Street représentaient le summum de l’humain…
… où les philosophes et les penseurs serviles ont vendu la soupe de la fin de l’Histoire et du renoncement…
… où on glorifie le corps teenager pour tous et à tout âge, la « girl culture » pour les femmes adultes, la culture « ado » dans toute la culture, le positive thinking et la psychologie de bazar comme philosophie de vie
… où la gauche a capitulé sur le terrain des luttes, des droits, du projet social et républicain, de la défense des libertés individuelles
… où la consommation est devenue le seul mode de vie, la superficialité l’idéal, la révolte une folie…
Un monde qui préfère…… le simplisme à la réflexion … le sentimentalisme à la raison … les certitudes à l’incertitude … la pensée unique à la recherche … le paternalisme à la liberté … le voir au penser… le désir au plaisir … le narcissisme à l’amour … l’instantané au durable… l’ignorance à la connaissance … l’enfant-roi à l’adulte … le salariat au travail indépendant."
On rencontre dans RAVAGES 2 :
• FRÉDÉRIC NIETZSCHE, dont l’œuvre est interviewée ;
• Les philosophes BENJAMIN BARBER, (auteur de « Comment le capitalisme nous infantilise »), RUWEN OGIEN (sur le paternalisme), BERNARD STIEGLER (sur l’infantilisation des enfants), PAUL VIRILIO (sur la virtualisation du monde), MICHAELA MARZANO (sur le coaching des moutons)...
• Les économistes MUHAMMAD YUNUS (prix Nobel), JOSEPH STIGLITZ (prix nobel)...
• Les chercheurs CATHERINE VIDAL (neurobiologiste) et JEAN-FRANÇOIS TERNAY (éthicien) ;
• Les écrivains ARAVIND ADIGA, WENDY DELORME, DOROTA MASLOVSKA, ISABELLE SORENTE. PATRICK PIET
Par ailleurs, la revue RAVAGES et le FORUM D'ACTION MODERNITE organisent le 3 juin, de 19 H à 21 H, avec le théâtre du Rond Point une soirée ravageuse, où les auteurs de la revue viendront s'expliquer, Frederic Nietzsche (joué par Jean-Michel Ribbes) sera interviewé en direct, et plusieurs spectacles et humoristes seront présentés
13:42 Publié dans MAUVAIS ESPRIT | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : audace, wall street, mauvais esprit
mardi, 16 décembre 2008
ATTENTAT À LA GODASSE CONTRE GEORGE W BUSH A BAGDAD. LA GUERRE d'IRAK, CINQ ANS APRES, EST DEVENUE UN VERITABLE "PIEGE ABSCONS"
NEWS NEWS NEWS Avant de quitter la Maison Blanche, laissant derrière lui un pays en pleine récession, une crise économique majeure, le droit de torturer, un pays enlisé dans une guerre sans fin, le camp illégal de Guantanamo, l'Amérique déconsidérée, un parti républicain défait comme jamais, George W. Bush espérait retourner une dernière fois en Irak, pour laisser croire que le pays allait mieux après cinq années d'occupation américaine. Une sorte de dernier tour de piste honorable, pour montrer que le pays était sécurisé, et l'accueillait. Au lieu de cela, il a reçu deux chaussures, évitées de justesse par un bond sous le pupitre de la conférence de presse. Elle lui ont été lancées à la figure par un journaliste irakien, Muntadar al-Zaïdi. "Tiens, voilà ton cadeau d'adieu, espèce de chien !", a hurlé l'homme, dont une partie de la famille a été tuée pendant la guerre. "De la part des veuves, des orphelins et de tous ceux qui sont morts en Irak !", a -t-il eu le temps de crier, avant d'être terrassé par la sécurité et tabassé. Cette image restera comme une humiliation de plus pour Georges W Bush, après la victoire écrasante de Barack Obama aux élections américaines. Elle restera comme le symbole de ce que d'innombrables Irakiens pensent du président américain, mais aussi que ce pays ne sera jamais sécurisé par les forces armées américaines, qu'il y aura toujours, même dans les endroits les plus protégés, des résistants, de l'indignation, de la haine, et des attentats... fut-ce à la godasse.
11:08 Publié dans MAUVAIS ESPRIT | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : terreur, piège abscons
jeudi, 11 décembre 2008
TELEVISION PUBLIQUE, LE FAIT DU PRINCE. LE PRESIDENT DE FRANCE TELEVISION NOMME PAR LE CHEF DE L'ETAT. LA LOI DE SUPPRESSION DE PUBLICITEE SERA IMPOSEE "PAR DECRET"
NEWS NEWS NEWS Alors que le députés socialistes, enfin réveillés et déterminés, mènent une véritable fronde parlementaire pour s'opposer à la supression de la publicité sur les chaînes de France Télévison, nous apprenons que l'artice de loi le plus contesté - la désignation du directeur de France Télévision par le président de la République, non plus par le CSA - a été voté par le parlement. On entérine donc le fait du prince. Au même moment, la ministre de la culture et de la communication, Christine Albanel, a laissé entendre que le texte de loi serait adopté "par décret", si l'opposition persiste faire du tapage et de "l'obstruction". Par Décret... encore une habitude princière. Cette loi, dont l'effet d'annonce a déjà enrichi les caisses de TF1 et M6, apparait d'autant plus révoltante que la plupart des professionnels du cinéma la jugent contre-productive et dangereuse pour le Septième Art français. Ils y voient l'asséchement immédiat des ressources de France Télévisions - donc de nombreuses productions cinématographiques -, et dénoncent l'abscence de tout projet cohérent visant à garantir des "revenus pérennes" aux cinq chaînes - en effet dans le projet de loi l'apport financier de l'Etat se trouve limité... à trois années. Et ensuite ? "Nous n'avons aucune garantie de financement pérenne, expliquait le 10 décembre, très inquiète, Juliette Prissard-Eltejaye, du Syndicat des producteurs indépendants (SPI). Encore moins depuis l'adoption des amendements." En effet, l'un d'entre eux prévoit de diminuer de moitié la taxation des ressources publicitaires des chaînes privées - une des invraisemblables méthodes imaginées pour financer un groupe France Télévision sans publicité - l'a convaincue que "c'est la mort du service public qui est annoncée." (Le Monde.fr, 10/12/08) Pourtant, pendant la catastrophique crise financière du mois dernier, nous croyions avoir compris qu'il fallait mieux les préserver et les renforcer pour résister à l'effondrement des valeurs, les services publics ?
Menacés, écoeurés, las de manifester pour rien, le personnel de France Télévision a réagi hier en lançant en ligne une pétition de protestation - concoctée par des journalistes de FR3 - tandis que des salariés de FR3 Alsace réalisaient pour le Net (sur You Tube) trois clips moqueurs, bien dans l'esprit "jamming". Sur le premier, on voit Madame Carla Bruni-Sarkozy pousser la chansonnette sur toutes les chaînes de télévision, de TF1 à France 2 en passant par Canal + et Mickey Channel. Une charge pas si surchargée quand on voit les interventions répétées, sur toutes les chaînes publiques et privées, de Sylvio Berlusconi - qui nomme le président de la RAI - en Italie; ou encore le nombre de couvertures que la presse magazine a consacré au couple présidentiel depuis deux mois (Match, L'express, VSD, etc) ; on se souvient aussi que le président de la République française a distribué le dernier disque de sa femme à la sortie du conseil des ministres. À la fin du clip de FR3, un texte vous prévient : "Quand le service public aura disparu, vous verrez la différence". Puis un autre, sur fond du battement d'un coeur : "Et vous ? Où étiez-vous quand le service public était en danger ?" Oui, où étiez-vous ? Bein, devant ma télévision !
16:31 Publié dans MAUVAIS ESPRIT | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jam, sarkosy, nouvelle gauche
samedi, 22 novembre 2008
PAUL VIRILIO, PHILOSOPHE, VEUT OUVRIR UNE UNIVERSITE DES DESASTRES
(Un trader de Wall Street apprenant la chute de la banque Lehman Brothers en septembre)
NEWS NEWS NEWS À la dernière exposition de la Fondation Cartier pour l'art contemporain, impressionnante, l’un montre l’enracinement, l’autre le déracinement. L’un expose ses images et ses films de gens attachés à leur terroir, des paysans et des villageois effrayés de perdre leurs origines, les paysages qui les entourent, leurs terres. L’autre dresse des cartes des migrations contemporaines, émigrés de la pauvreté, refugiés climatiques, exode rural, ouvriers cherchant du travail. Le premier est photographe et cinéaste, il s’appelle Raymond Depardon. Le second est urbaniste et essayiste - son nom, Paul Virilio. Son dernier ouvrage s'intitule « L’université du désastre » (Galilée, 2008). Rencontre avec un philosophe original, un des rares à réfléchir sur le crucial et l'époque, qui étudie depuis trente ans un phénomène excessivement moderne, qui a bouleverse à jamais notre monde : la vitesse.
Fondation Cartier pour l'art contemporain. 261 Boulevard Raspail, Paris 75014. Jusqu'au 15 mars 2009.
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À LA ROCHELLE, AVEC PAUL VIRILIO
Casquette sur l’œil, Paul Virilio vous reçoit devant les grandes baies de la médiathèque de La Rochelle, où il vit. Cela fait trente ans que l’homme réfléchit à un phénomène excessivement industriel, aujourd’hui électronique, médiatique, boursier - universel : la vitesse, qui a bouleversé notre époque. « Entendez l’extraordinaire accélération que connaissent les transports terrestres, aériens, spatiaux, qui rapetissent notre Terre, mais aussi les communications et les télécommunications à travers les ondes électromagnétiques, qui abolissent le temps et les distances pour nous faire vivre dans l’instantané. » Réfléchir à la vitesse emballée du monde a mené Paul Virilio à s’interroger à la possibilité de « la perte de contrôle » - de l’accident à grande vitesse aux conséquences incontrôlables, qu’il soit « informatique, ferroviaire, ou nucléaire ». Etudier les rythmes précipités des médias, des écrans omniprésents, de l’information « en temps réel », des cotations financières immédiates lui a révélé « la dictature du présent » - au profit de l’analyse critique, de la mémoire, du recul. Mais aussi ses effets dévastateurs directs : virus informatiques, panique boursière, rumeurs faisant le tour du monde … à toute vitesse. « Nous vivons tous en ubiquité, continue Paul Virilio, réagissant à coups d’affects collectifs, selon des rythmes inconnus qui n’ont plus rien à voir avec les rythmes terrestres, diurnes ou saisonniers ».
10:13 Publié dans MAUVAIS ESPRIT | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : wall street, écologie, philosophie, écran total
mercredi, 23 juillet 2008
UN ENTRETIEN AVEC VICTOR HUGO SUR NICOLAS SARKOZY : “ON SENT TOUJOURS EN LUI LE PAUVRE PRINCE D’INDUSTRIE ”
News News News. On trouve dans le premier exemplaire du livre-magazine "RAVAGES" (tout juste sorti en librairie, auquel votre serviteur a participé) un entretien désopilant et assez édiifiant de Victor Hugo ... sur Nicolas Sarkozy. Comment est-ce possible ? Un auteur de la revue, le romancier Georges Marbeck (Hautefaye, Laffont), relevant à la suite d'un autre romancier, Patrick Rambaud, certaines ressemblances frappantes entre le régime de Napoléon III et celui de notre président - par exemple la thématique de "l'enrichissement de tous", ou encore la puissante connivence des hommes d'affaires et du chef de l'Etat, ou bien le goût du tape-à-l'oeil et des pages mondaines des journaux - a procédé à un spectaculaire montage de textes tirés du pamplet "Napoléon le petit" de Victor Hugo. À les lire, montés comme une interview consacrée à notre "omniprésident", l'effet est du plus haut comique - mais surtout d'une modernité qui fait sursauter l'esprit républicain. En voici des extraits.
Puisque nous sommes dans la grande littérature, on remarquera en passant que Victor Hugo, s'amusant du prince et de tous ceux qui ont viré de bord pour l'aider dans son entreprise, parle de leur facilité à "enjamber la honte". Une formule que Ségolène Royal vient d'employer, l'attribuant à François Mitterrand, pour parler de l'extraordinaire et fatal retournement de veste de Jack Lang (un geste tragique digne de Shakespeare !). Victor Hugo écrit : " Il (le prince) a pour lui tous les hommes qui passent si facilement d’un bord à l’autre quand il n’y a à enjamber que la honte."
Pour le reste, vous trouverez la revue-livre RAVAGES (publié avec les éditions Panama) dans toutes les bonnes librairies. Ce premier numéro, à la fois féroce et moqueur, mélant essais, caricatures et nouvelles, est consacré aux nouvelles "pathologies de la République" : la carcéromanie, la cacophonie, la pédopobie (la peur de la jeunesse), la berlusconite, l'ADN-mania, etc. On y trouve des textes des philosophes Ruwen Ogien et Cynthia Fleury, des analyses du regime actuel par Christian Salmon (auteur de "Story Telling. La machine à formater les esprits", La Découverte) et de Catherine Vidal (de l'institut Pasteur), des textes des romancières Isabelle Sorente (auteur de "L" (poche), rédactrice-en-chef) et Wendy Delorme (auteur du "Quatrième génération" (Grasset).
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ENTRETIEN AVEC VICTOR HUGO
Cela fait plus d’un an que le nouveau président est en fonction. Je sais que vous vous tenez régulièrement informé de notre actualité politique, quel regard portez-vous aujourd’hui sur le personnage ?
Victor Hugo : Depuis sept mois, il s’étale ; il a harangué, triomphé, présidé des banquets, donné des bals, dansé, régné, paradé et fait la roue… Il aime la gloriole, le pompon, l’aigrette, la broderie, les paillettes, les grands mots, les grands titres, ce qui sonne, ce qui brille, toutes les verroteries du pouvoir. Il a réussi. Il en résulte que les apothéoses ne lui manquent pas. Des panégyristes, il en a plus que Trajan. Une chose me frappe pourtant, c’est que dans toutes les qualités qu’on lui reconnaît, dans tous les éloges qu’on lui adresse, il n’y a pas un mot qui sorte de ceci : habilité, sang-froid, audace, adresse, affaire admirablement préparée et conduite, instant bien choisi, secret bien gardé, mesures bien prises. Fausses clés bien faites. Tout est là (…) Il ne reste pas un moment tranquille ; il sent autour de lui avec effroi la solitude et les ténèbres ; ceux qui ont peur la nuit chantent, lui il remue. Il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète.
Derrière cette folle ambition personnelle de l’homme, n’y a-t-il pas une vision du devenir politique de la France, telle qu’on est en droit de l’attendre d’un élu à la magistrature suprême ?
Victor Hugo : Non, cet homme ne raisonne pas ; il a des besoins, il a des caprices, il faut qu’il les satisfasse. Ce sont des envies de dictateur. La toute-puissance serait fade si on ne l’assaisonnait de cette façon. Quand on mesure l’homme et qu’on le trouve si petit, et qu’ensuite on mesure le succès et qu’on le trouve si énorme, il est impossible que l’esprit n’éprouve quelque surprise. On se demande : comment a-t-il fait ? On décompose l’aventure et l’aventurier (…) On ne trouve au fond de l’homme et de son procédé que deux choses : la ruse et l’argent (…) Faites des affaires, gobergez-vous, prenez du ventre ; il n’est plus question d’être un grand peuple, d’être un puissant peuple, d’être une nation libre, d’être un foyer lumineux ; la France n’y voit plus clair. Voilà un succès.
Succès comptable, en somme ! Homme d’affaires déguisé en homme d’Etat ?
Victor Hugo : Il a pour lui désormais l’argent, l’agio, la banque, la bourse, le comptoir, le coffre-fort et tous les hommes qui passent si facilement d’un bord à l’autre quand il n’y a à enjamber que la honte (…) S’amuser et s’enrichir, tel est leur « socialisme ». Ils ont arrêté le budget sur la grand route ; les coffres sont là ouverts ; ils emplissent leurs sacoches, ils ont de l’argent en veux-tu en voilà. Tous les traitements sont doublés ou triplés (…) Quelle misère que cette joie des intérêts et des cupidités (…) Ma foi, vivons, faisons des affaires, tripotons dans les actions de zinc ou de chemin de fer, gagnons de l’argent ; c’est ignoble, mais c’est excellent ; un scrupule en moins, un louis de plus ; vendons toute notre âme à ce taux ! On court, on se rue, on fait antichambre, on boit toute honte, (…) une foule de dévouements intrépides assiègent l’Elysée et se groupent autour de l’homme (…)
Comment le définiriez-vous ?
C’est un peu un brigand et beaucoup un coquin. On sent toujours en lui le pauvre prince d’industrie (…) Le tyran est cet homme qui, sorti de la tradition comme Nicolas de Russie, ou de la ruse comme Louis Bonaparte, s’empare à son profit et dispose à son gré de la force collective d’un peuple.
Et la liberté de la presse dans tout çà ?
Victor Hugo (pouffant de rire): Et la liberté de la presse ! Qu’en dire ? N’est-il pas dérisoire seulement de prononcer ce mot ? Cette presse libre, honneur de l’esprit français, clarté de tous les points à la fois sur toutes les questions, éveil perpétuel de la nation, où est-elle ?(...) Tout peut se résumer en une ligne : je permets que tu parles, mais j’exige que tu te taises.
Cette confiscation de tous les pouvoirs par un homme supposé providentiel, on a déjà vu, et vous le premier, où cela mène le pays...
Victor Hugo : Les grands penseurs se plaisent à châtier les grands despotes, et quelquefois même les grandissent un peu pour les rendre dignes de leur furie ; mais que voulez-vous que l’historien fasse de ce personnage (…) Napoléon–le-petit : rien de plus, rien de moins (…) Les sceptiques sourient et insistent ; ils disent : « N’espérez rien. Ce régime, selon vous, est la honte de la France. Soit, cette honte est cotée en bourse, n’espérez rien. Vous êtes des poètes et des rêveurs si vous espérez (…) On est content, on s’accommode de cette pétrification, on en tire parti, on y fait des affaires, on vit là-dessus comme à l’ordinaire. La société continue et force honnêtes gens trouvent les choses bien ainsi. Pourquoi voulez-vous que cette situation change ? Pourquoi voulez-vous que cette situation finisse ? Ne vous faites pas illusion, ceci est solide, ceci est stable, ceci est le présent et l’avenir."
Comment vous-même voyez-vous l’avenir ?
Victor Hugo : La situation présente, qui semble calme à qui ne pense pas, est violente, qu’on ne s’y méprenne point. Quand la moralité publique s’éclipse, il se fait dans l’ordre social une ombre qui épouvante.*
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*Toutes les réponses de Victor Hugo proviennent de son ouvrage « Napoléon le Petit », le pamphlet républicain contre Napoléon III.
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mercredi, 09 juillet 2008
ON TROUVE TOUT DANS LE METRO DE MOSCOU
(Le fantôme de Staline hante encore Moscou)
News News News L'excellent site www.englishrussia.com présente chaque jour des images et photos iconoclastes, bizarres, drôles ou cinglées en provenance de Russie et des anciens pays de l'Est. Voici un reportage montrant certains personnages hauts en couleur qui prennent le métro de Moscou...
Les brigades anti-émeutes ne semblent pas impressionner la population, pourtant...
... ce grand type semble bien inquiétant. Mais non, sa voisine ne quitte pas son bouquin.
Le maître et Marguerite s'aiment toujours à Moscou. À moins que le Diable s'en soit mélé...
Un morceau de balalaika ?
Un "pachuco" égaré dans l'espace temps
Même les chiens boivent beaucoup trop de vodka
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