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Journalisme pensif - Page 8

  • LA PEUR NUCLÉAIRE POUR L'ÉTERNITÉ

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    NEWS NEWS NEWS. À Bure, dans la Meuse, la France pourrait construire un sanctuaire pour les déchets nucléaires qui, assurent les experts, doit durer 500 000 ans. Est-ce raisonnable ? Comment prévenir les générations futures de la boite de Pandore enterrée là ? Enquête (publiée en partie dans Le Monde Culture&Idées)

    Grinçant, le monte-charge commence sa descente. Casqués, bottés, nous portons une lourde ceinture où brinqueballent un masque à gaz et un talkie-walkie. «La chaleur devrait être de 25° au fond» prévient le jeune géologue qui nous accompagne. Nous traversons les sous-sols de la Meuse, trois cents mètres de calcaire, cent de marne argileuse, avant d’atteindre la couche d’argilite dure où a été établi le laboratoire souterrain - moins 490 mètres. Une large galerie bardée de soutènements s’étire devant nous. Lumière chiche, odeur âcre de terre, violents bruits de travaux. Noyés dans la poussière, une équipe d’ouvriers masqués, visage maculé, attaquent au marteau-piqueur un mur de roche grise. Le géologue doit presque crier : «Vous voyez, c’est une roche très sèche, compacte. Cette couche s’est déposée dans le Bassin parisien il y a 160 millions d’années. Depuis, elle est très stable. Elle fait 130 mètres d’épaisseur. » 

    C’est au cœur de cet épais manteau d’argile jurassique, sous le village de Bure, que la France pourrait enfouir d’ici 15 ans les déchets les plus dangereux de son industrie nucléaire. Des résidus indestructibles, contenant des produits de fission mortels, césium 134 et 137, strontium 90 et des actinides radioactifs, curium 244, américium 241. Des produits dits à « haute activité » (HA) et « vie longue » (HAVL). Mortels, pour au moins 500 000 ans. Ces substances constituent 0,2% du volume des déchets nucléaires français - 2293 m3 en 2007 - mais émettent 94,98% de leur radioactivité totale. Si le programme nucléaire continue, ils représenteront 5060 m3 en 2030. Pour l’instant, ces poisons mortels sont entreposés, vitrifiés et refroidis, dans des caissons en inox, sur les sites de production de la Hague (Areva), Cadarache (CEA) et Marcoule (CEA, Areva). Mais, tous les experts le disent, ce stockage est à haut risque. Après quelques centaines d’années, peut-être moins, le verre se fendille, l’inox s’oxyde. Voilà pourquoi depuis 1991, l’Agence Nationale pour la gestion de Déchets Radiocatifs (Andra), un établissement public « à caractère industriel et commercial » - ce que certains écologistes lui reprochent - cherche un lieu imperméable au radiations, un sanctuaire sûr où déposer ce legs létal pour l’homme, les animaux et la biosphère.

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  • ENTRETIEN AVEC LE DIABLE. LA PHILOSOPHE JUDITH BUTLER CIBLE DES ATTAQUES DES DÉPUTÉS DE DROITE ET DES CATHOLIQUES CONSERVATEURS

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    NEWS NEWS NEWS Le 1er septembre, 80 députés UMP ont demandé que plusieurs manuels scolaires soient retirés des librairies, estimant qu’ils faisaient la part trop belle à « la théorie du genre sexuel », décrite comme « non scientifique ». À regarder de près, les extraits incriminés des ouvrages reprenaient succintement la distinction classique, faite par Simone de Beauvoir dans le "Deuxième sexe", entre le genre comme biologie et le genre comme contruction sociale. Mais cela a suffi à soulever l'ire de la frange la plus réactionnaire de la "droite populaire" et de l'école catholique. Plusieurs fois, la philosophe de l'université de Berkeley, Judith Butler, auteur de "Trouble dans le genre" (La Découverte) y a été citée, et attaquée, comme étant une des figures majeure de "la théorie du genre". Elle répond ici à ces critiques (une version réduite de cet entretien a été publiée dans Le Monde Culure&Idées)

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  • PARTOUT, LES SLUT WALKS OU "MARCHES DES SALOPES" CONTRE LE VIOL...

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     NEWS NEWS NEWS Ce premier octobre, après 70 villes autour du monde, un collectif de féministes de New York va organiser sa première Slutwalk, ou "marche des salopes". C'est-à-dire ?  Pourquoi toutes ces marches de femmes décolletées, en minijupe, partout, pour dénoncer le viol ? Enquête.

    Sonya Barnett ne s’attendait pas à ce que 3000 femmes rejoignent la « marche des salopes » - la « slutwalk » - dans les rues de Toronto, le 3 avril dernier. Puis que des milliers d’autres, tout l’été, défilent en minijupe, jeans déchiré, décolletées, à Londres, Melbourne, Denver, Sydney, Reykjavik mais aussi par centaines à Brasilia (« La Marcha das galderias »), New Delhi, Mexico, Séoul, Matagalpa (Guatemala, « La Marcha de las putas»), dans 70 villes autour du monde. Pourquoi toutes ces marches ? Sonya Barnett a été à l’origine de ce mouvement (que des manifestantes appelaient déjà, pendant la manifestation de Londres, 5000 personnes, « la quatrième vague féministe »). Directrice artistique à Toronto, elle se dit début février sur sa page Facebook, « dégoûtée » des propos d’un officier de police canadien, le constable Michel Sanguinetti. Au cours d’un atelier de réflexion sur la sécurité publique à l’université de Toronto, celui-ci a lancé aux responsables : « Une femme ne devrait pas s’habiller comme une salope si elle ne veut pas être victime d’abus sexuel ». Suite à son coup de colère, Sonya reçoit un post de son amie Heather Janis, très remontée elle aussi contre le policier. D’autres femmes s’en mêlent. Elles se disent qu’elles devraient réagir, mais comment ? Alors Sonya propose : « Nous pourrions faire… Quoi ?… une marche des salopes ou quelque chose comme ça. » (une version courte de cet article a été publiée dans Le Monde Culture&Idées du 24/09)

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  • CANNABIS STORY. DE L'APPEL DU 18 JOINT 1976 AUX AFFRONTEMENTS À L'ARME LOURDRE ENTRE DEALERS À SEVRAN (SEINE SAINT-DENIS) CET ÉTÉ 2011

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    NEWS NEWS NEWS Avant l’été, le maire de Sevran (Seine Saint-Denis) a demandé l’intervention de « casques bleus » dans les cités pour empêcher les dealers de haschich de s’entretuer. Pourtant, la prohibition du cannabis existe en France depuis 1970, au contraire de la plupart des pays européens. Faut-il parler de l’échec de la « guerre à la drogue » ? Quelles solutions préconiser ? Enquête.

    1 - L’Appel du 18 joint 1976

    Ce fut une cérémonie à la fois politique et botanique. Dressé à l’entrée du Jardin des Plantes devant la statue de Lamarck, brandissant un joint grand comme le cor de Roland, cheveu au vent, le philosophe François Chatelet a lu l’appel. « Cigarettes, pastis, aspirine, café, gros rouge, calmants font partie de notre vie quotidienne. En revanche, un simple joint de cannabis (sous ses différentes formes : marijuana, haschich, kif, huile…) peut vous conduire en prison ou chez un psychiatre… »

    Applaudi, par une centaine de manifestants, il a entraîné la petite foule vers un terre-plein où un pied de cannabis fut planté avec solennité, malgré les protestations d’un jardinier qui assura que la serre en contenait déjà un. Puis, la police n’ayant rien repéré de ce manège, nous nous sommes attardés sous les frondaisons, fumant quelques cigarettes odorantes...

    (Cet article a été publé en partie sur Le Monde Magazine fin août)

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  • NIETZSCHE L'INTEMPESTIF TOUJOURS DE NOTRE TEMPS. UN ENTRETIEN AVEC PHILIPPE SOLLERS

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    NEWS NEWS NEWS. Friedrich Nietzsche revient dans l’actualité éditoriale. Les éditions Manucius publient ses dernières lettres, inédites, où il explique pourquoi il abandonne l’écriture de « la volonté de puissance » pour se consacrer… à « L’Antéchrist ». Guillaume Métayer donne un passionnant « Nietzsche et Voltaire » (Flammarion, 432 pages, 22 €) où on comprend mieux pourquoi Nietzsche a dédié « Humain trop humain » à Voltaire, « l’esprit libre ». Le Monde lui consacre un Hors Série (122 p, 7,90 €, en kiosque) où on trouve un large choix d’extraits significatifs du philosophe, des textes inédits de Bernard Edelman (auteur de l’important « Nietzsche, un continent perdu », Puf, 1999, 380p, 21 €) et du philosophe Peter Sloterdijk (« La compétition des bonnes nouvelles », Fayard, 112 p, 2002), mais encore des rééditions d’hommages faits en leur temps par Clément Rosset, Gilles Deleuze et Michel Foucault. Ayant supervisé ce numéro spécial du Monde, j’y propose un entretien avec Philippe Sollers, qui lui a consacré son roman « Une Vie divine » (Gallimard, 2006), un de ses livres les plus pétillants, et les plus réfléchis, où il met en scène un certain M.N… Monsieur Nietzsche. Voici cette discussion à bâtons rompus sur « l’actualité inactuelle » du philosophe. 

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  • LA BIOMÉDECINE VA-T’ELLE NOUS RENDRE AMORTEL ? ALLONS-NOUS VIVRE DEMAIN 120 ANS OU PLUS ? DANS QUEL ÉTAT ? ENQUÊTE

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    NEWS NEWS NEWS Deux nouveaux essais nous parlent du vieillissement général de la population - elle a doublé en deux siècles - et des possibilités offertes par la médecine génomique d'intervenir sur les processus mêmes de la sénescence : «  Au-delà de nos limites biologiques » du généticien (fameux) Miroslav Radman et « La mort de la mort. Comment la biomédecine va bouleverser l’humanité » du fondateur de Doctissimo, le docteur Laurent Alexandre. Allons-nous vivre bientôt - demain - 120 ans comme Jeanne Calment comme l'annoncent ces auteurs ? Probablement : le nombre de centenaires s’accroît chaque année, la médecine de confort et prophylactique fait des progrès considérables. la lutte contre le cancer progresse, quant à la recherche sur le vieillissement, elle commence à identifier pourquoi nos cellules vieillissent ? Alors, allons-nous tous devenir des « amortels », des créatures qui refusent de vieillir, équipés de pacemakers et truffés de nanorobots ? Allons-nous sortir de la nature, défier tous les processus physiologiques ? Où sont les limites ? Et si nous allons vire très longtemps, dans quel état ?  Enquête

    1 – Où nous découvrons les Amortels, ceux qui veulent ignorer le vieillissement et la mort - nous tous ?

    Vous connaissez les mantras des Amortels. L’oxydation cellulaire tu combattras. Ton système cardio-vasculaire tu épargneras. Ton capital musculaire tu préserveras. Les faiblesses osseuses tu contiendras. Les Amortels ne veulent pas vieillir. Ils ont changé les aliments en alicaments, transformé la diététique en éthique et l’éthique en esthétique. Ils se font combler les rides à l’acide hyaluronique, enlever les taches brunes, dresser les seins, affiner la silhouette. Les Amortels connaissent la dernière médecine réparatrice, la cosmétique anti-âge, pratiquent musculation et exercice, prennent les toniques sexuels. Ils sont amortels comme on dit agnostiques : ils ignorent la mort et le déclin,défient les lois de la nature comme d’autres Dieu. Les Amortels... Le concept a été lancé au printemps par la journaliste Catherine Meyer à la Une de Time. « La première caractéristique des Amortels, écrit-elle, consiste à vivre selon le même scénario, en réalisant les mêmes activités et consommant les mêmes produits de la fin de l’adolescence jusqu’à la lisière de la mort.» Les Amortels veulent être jeunes à perpétuité. Ils détestent l’inactivité, se remarient sur le tard, s’entretiennent durement. À la retraite, ils continuent : bénévolats, associations, voyages.

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  • L'ECRIVAIN ARGENTIN ERNESTO SABATO DISPARAIT À 99 ANS. IL S'INTERROGEAIT : COMMENT EN FINIR AVEC UNE DICTATURE ?

     

     

     NEWS NEWS NEWS. Il  devait avoir 100 ans le 24 juin prochain, Ernesto Sabato, s’il n’avait attrapé un sale rhume. En annonçant sa mort à la presse, sa femme a dit :  «Il a eu une bronchite il y a quinze jours, et à son âge, c’est terrible.» Ernesto Sabato était le dernier grand écrivain vivant de l’époque sombre de l’Argentine, au côté de Julio Cortazar, Adolfo Bioy Casares et Jorges Luis Borges. Physicien de formation, politiquement engagé dans sa jeunesse, il rompt dès les années 1930 avec les staliniens, alors qu'il vit à Paris. Il travaillait ces années-là avec Irène Joliot Curie au centre Marie Curie, tout en fréquentant les cercles surréalistes, et devenu l'ami de Tristan Tzara.

    (DR) terreur,audace

    Il est l'auteur de l’extraordinaire roman « Sobre heroes y tumbas » (Héros et tombes, Seuil, 1962), livre puissant et lyrique qui met en scène Buenos Aires comme aucun autre écrivain argentin. Après la dictature militaire de1976-1983, Ernesto Sabato a présidé la Commission nationale qui a mené l'enquête sur les crimes commis par la junte. Dans lapréface du rapport « Nunca Mas » (Jamais plus), il a tenu, par souci de justice, a rappelé les attentats et les meurtres commis par les guérillas d'extrême gauche comme par les milices d'extrême droite des gouvernements de Juan Peron et d'Isabel Peron (1973-1976). 

    Je l'avais rencontré au terme d'un reportage réalisé à Buenos Aires en janvier 1985 pour le magazine Actuel.Nous étions trois ans après la chute de la dictature, sous le régime du président Raul Ricardo Alfonsin, largement élu. Après deux années d’état de grâce, parfois de liesse, lié à la liberté retrouvée, l'Argentine déchantait. L’inflation galopait dans un pays trop longtemps pillé et étouffé par la junte, les groupes d’extrême-droite complotent, et le président Alfonsin venait de faire passer la loi dite du “Punto final” qui devait mettre un coup d’arrêt au procès des militaires impliqué dans les assassinats d’opposants et des anciens tortionnaires. Cette décision indignait la gauche, comme les familles des 30.000 victimes de la dictatures - Ernesto Sabato, lui, pensait que les militaires étaient déconsidérés, et qu'après avoir goûté à la démocratie les Argentins n'accepteraient plus jamais de vivre sous la botte de l'armée. À ce jour, l'histoire lui adonné raison.

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  • C'EST UNE FILLE OU UN GARÇON ?

     
    L' "Hermaphrodite endormi" du Musée du Louvres(DR)

    NEWS NEWS NEWS Alors que les "marches de la fierté" de juin se préparent dans dix -sept villes de France à l'appel de l'Interassociative LGBT (Lesbienne, Gaie, Bi, Trans), n'oublions pas que les "intersexués" ou hermaphrodites manifestent aussi. Ils veulent que cessent les pratiques médicales d'assignation sexuelle en fille ou en garçon, souvent pratiquées sur des enfants de 3 mois à 2 ans. Ils demandent qu'on arrête une "politique du bistouri" encore trop fréquente, afin de pouvoir attendre un âge plus avancé pour décider de leur sexe et leur genre en connaissance de cause. Derrière leur histoire, on découvre comment la violence des normes sexuelles s'exerce encore aujourd'hui. Enquête (parue dans Le Monde Magazine, mars)

    1 – Où on découvre la triste histoire de l’hermaphrodite Herculine Barbin.

    « Le lendemain de cette nuit trouva Sara anéantie ! Ses yeux, rougis par les larmes, portaient l’empreinte d’une insomnie cruellement tourmentée (…) Je n’avais pas la force de lever les yeux sur Madame P, pauvre femme qui ne voyait en moi que l’amie de sa fille, tandis que j’étais son amant. » Nous sommes l’été 1858, Axelina Barbin, vingt ans, institutrice, a passé la nuit avec sa jeune collègue Sara dans un pensionnat de La Rochelle. Elle raconte sa passion dans son journal intime, en proie au plus grand déchirement. Car Axelina, née Adélaïde Herculine le 8 novembre 1838 à Saint Jean d’Angély, déclarée comme fille par ses parents, présente une morphologie rare. Née avec un vagin, elle présente un court pénis, pas de sein, et doit se raser pour vivre au milieu des femmes. Elle est hermaphrodite...

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  • "UNE NOUVELLE CONSCIENCE ALTRUISTE MONDIALE NAÎT". ENTRETIEN AVEC L'ÉCONOMISTE JEREMY RIFKIN

     

    NEWS NEWS NEWS. Jérémy Rifkin, connu pour ses travaux de prospectives sur des domaines clefs de nos sociétés - la boulimie de viande, l'impact des biotechnologies, la fin du plein emploi et l'accélération de la résilience des métiers, l'âge de l'information - publie ces jours-ci un essai consacré à la nouvelle conscience planétaire, beaucoup plus altruiste et empathique qu'au XXe siècle, qui se développe selon lui tout autour du monde. Nous l'avons recontré juste après l'accident nucléaire survenu au Japon, alors que la révolution arabe gagnait la Lybie et la Syrie. Entretien.

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    Chaque essai de Jeremy Rifkin, connu pour ses travaux de prospectives à la tête de sa « Fondation pour les tendances économiques » (Foundation on Economics Trends), déclanche débats et polémiques dans le monde entier, jusque dans la classe politique, que ce soit aux Etats-Unis ( il a conseillé le président Bill Clinton) ou en Europe (le président de la commission européenne, Romano Prodi, a fait appel à lui). S’il a été critiqué pour ses vues utopiques et parfois catastrophiques, même ses adversaires lui reconnaissent d’apporter une masse de données colossales à l’appui de ses analyses...

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  • "LE SOLAIRE FOURNIRA 100% DE NOS BESOINS D'ICI 2O ANS". ENTRETIEN AVEC L'EXPERT DES HAUTES TECHNOLOGIES, RAY KURZWEIL

    images.jpegNEWS NEWS NEWS. APRÈS LA TRAGÉDIE DE FUKUSHIMA, QUEL AVENIR POUR LE NUCLÉAIRE ? LE SOLAIRE...

    Ingénieur reconnu pour ses réalisations en intelligence artificielle et dans la conception de logiciels, Ray Kurzweil est un expert écouté du futur des technologies - meme si son optimisme déconcerte. Brillant étudiant du MIT de Boston, il a mis au point en 1974 un appareil pour les aveugles capable de lire un livre à haute voix. Il a inventé pour la star du soul Stevie Wonder un clavier capable de reproduire les instruments de tout un orchestre - dont le synthétiseur s’est inspiré. Il a beaucoup travaillé sur la reconnaissance vocale par ordinateur comme celle des lettres et du langage et conçu un traducteur simultané de l’anglais à l’allemand de haute qualité.

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