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<title>MAUVAIS ESPRIT (Frédéric Joignot, journaliste, écrivain)</title>
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<subtitle>GRANDS ENTRETIENS / REPORTAGES / ESSAIS / VILENIES - on retrouve ce blog sur LEMONDE.FR</subtitle>
<updated>2009-11-17T12:28:57+01:00</updated>
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<name>FREDERIC JOIGNOT</name>
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<title>NOUS ADULONS LES CHATS DEPUIS 9500 ANS, ET MANGEONS ET MASSACRONS LES AUTRES ANIMAUX. L'ELITE D'UN CÔTE, LA PLEBE DE L'AUTRE</title>
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<updated>2009-11-14T13:45:55+01:00</updated>
<published>2009-11-13T22:16:00+01:00</published>
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<summary>            NEWS NEWS NEWS NEWS   Les études faites pendant l'année 2007 le...</summary>
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&lt;div align=&quot;center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/02/01/9662acce085b8acb65e173f5b5b68975.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/02/01/9662acce085b8acb65e173f5b5b68975.jpg&quot; id=&quot;media-119084&quot; alt=&quot;9662acce085b8acb65e173f5b5b68975.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-119084&quot; height=&quot;367&quot; width=&quot;374&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;NEWS NEWS NEWS NEWS&lt;/b&gt; &lt;b&gt;Les études faites pendant l'année 2007 le confirment, 9,9&amp;nbsp; millions de chats domestiques ont été recensés en France pour 8,5 millions de chiens. Cet énorme engouement pour les félins s'expliquerait par l'urbanisati&lt;/b&gt;&lt;b&gt;on (le chat d'appartement est plus facile à&amp;nbsp; élever que le chien d'appartement), ou encore par un intérêt nouveau pour la personnalité du chat (plus autonome, moins servile), ou bien par notre fascination grandissante pour les animaux à l'heure où de plus en plus d'espèces disparaissent - il nous reste cette élite domestiquée (et privilégiée) pour conserver une relation riche avec des êtres vivants non-humains (nous massacrons et mangeons les autres).&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Cela constaté, notre passion pour les petits félins que sont les chats ne dâte pas d'aujourd'hui. La revue &lt;i&gt;Science&lt;/i&gt; nous apprenait en avril 2004 qu'un chat &quot;felis silvestris&quot;, proche du chat sauvage oriental actuel, a été retrouvé dans la sépulture d'un personnage important, entouré de haches polies, de silex taillés, d'une pierre ponce, et d'une parure comprenant 24 coquillages et une pyrolite verte. Cela à Shilourokambos, Chypre. Cette découverte révèle que le chat serait vassalisé, voire adulé depuis... 9500 ans. Ci dessous, un reportage auprès d'un des &quot;inventeurs&quot; du chat chypriote - Jean-Denis Vigne, archéozoologue du CNRS-Muséum - et plusieurs sociologues travaillant sur la passionnante &quot;domestication&quot; dont Jean Pierre Digard. &lt;b&gt;On retrouve cet article dans la revue RAVAGES, dont le numéro 3, &quot;ADIEU BEL ANIMAL&quot;, vient de sortir dans les bonnes librairies. Pour le commander : Editions Descartes&amp;amp;Cnie. 32 rue Cassette. 01.42.22.29.02 avec des textes de l'éthologue Franz de Waal, le Capitaine Watson, le géographe Jared Diamond, le journaliste Fabrice Nicolino, le philosophe Dominique Lestel, la biologiste Catherine Vidal.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;-------------------------------------------------------------------------------------------&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/images/medium_shillourokambos-chypre9000a.2.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; height=&quot;179&quot; width=&quot;242&quot; /&gt;&lt;/p&gt; (Photo : la sépulture du chat retrouvée à Chypre, 9500 ans d'âge)&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;... Mon dernier chat m'attendait sous l'escalier. Un vrai gouttière parisien, rayures grises et ventre jaune, un jeunot efflanqué. Aussitôt, il m'a couru dessus, miaulant à fendre cœur, me fixant de ses gros yeux verts. Il m'a suivi jusqu'à l'étage, sans cesser de couiner. Quand j'ai ouvert la porte, il a filé à l'intérieur de la maison&lt;/b&gt;&lt;i&gt;.&lt;/i&gt; &lt;b&gt;J'étais fait. Un mois plus tard, j'habitais chez lui.&lt;/b&gt; Je préparais ses repas, nettoyais sa litière et son bol. Il participait à chaque dîner. Il dormait sur le lit conjugal. Il épongeait mes états d'âme et mes élans d'affection.&lt;br /&gt; Aujourd'hui, j'éprouve la confuse sensation de travailler pour que Chat se la coule toute la journée, traînant de son panier au radiateur, avant de filer courir la femelle.&lt;br /&gt; Comment expliquer cette rapidité à s'installer ensemble sous un même toit, nous et les felis catus ? Les hommes et les chats et la domestication des uns par les autres, cette histoire vient de loin, nous savons bien. Mais de quand ? De 7500 ans avant J.C au moins, soit 9500 ans. C'est ce qu'établirait une découverte publiée au printemps 2004 dans la revue Science faite par une équipe de chercheurs français sur le site néolithique de Shilourokambos à Chypre. Un chat felis silvestris, proche du chat sauvage oriental actuel, a été retrouvé dans la sépulture d'un personnage entouré de haches polies, de silex taillés, d'une pierre ponce, et d'une parure comprenant 24 coquillages et une pyrolite verte. Comment être sûr que le chat n'est pas venu mourir là, quelques siècles après, avant d'être retrouvé enterré au même endroit 9000 ans plus tard ?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
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<name>FREDERIC JOIGNOT</name>
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<title>&quot;J’AIME LES CAFARDS...&quot; REPORTAGE DANS LES CAVES VELUES. SORTIE DE LA REVUE RAVAGES CONSACREE A L'ANIMAL</title>
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<updated>2009-11-17T12:28:57+01:00</updated>
<published>2009-10-30T09:24:00+01:00</published>
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<summary>       NEWS NEWS NEWS  Les cafards font preuve d’une actualité perpétuelle....</summary>
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&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/02/02/ccc49563679053c4c55954baa85aa3c7.jpeg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/02/02/ccc49563679053c4c55954baa85aa3c7.jpeg&quot; id=&quot;media-32089&quot; alt=&quot;ccc49563679053c4c55954baa85aa3c7.jpeg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-32089&quot; height=&quot;360&quot; width=&quot;255&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;NEWS NEWS NEWS &lt;b&gt;Les cafards font preuve d’une actualité perpétuelle. Ils triomphent dans les vide-ordures, envahissent chroniquement nos hôpitaux, rapetissent en quelques générations pour se blottir dans nos téléviseurs et se multiplient dans les gaines de chauffage.&lt;/b&gt; A Tel Aviv, en décembre 2007,&amp;nbsp; le neurobiologiste de l'Université Ben Gourion Frederic Libersat cherche à comprendre comment agissent les neurotoxines présentes dans les venins. Il avait récemment découvert que le venin des guêpes Amputex faisait baisser l'activité de certains neurones de la blatte spécialisés dans la production du neurotransmetteur nommé octopamine. Pour vérifier, il a injecté de l'octopamine dans le cerveau de blattes paralysées par les gupères. Lesquelles ont aussitôt retrouvé l'usage de leurs pattes. L'arcticle vient d'être publié dans The Journal of Experimental Biology : grâce aux blattes nous progressons ainsi dans la compréhension des venins et du sytème nerveux.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;Pendant ce temps, au&amp;nbsp; Centre de recherches pour la cognition animale de Toulouse (CNRS), une équipe travaille depuis 2005 à des petits robots qui s’auto-organisent en troupe comme des cafards,&lt;/b&gt; et sur un “leurre” capable de vivre au milieu des blattes et d’influencer leurs comportements. Selon Jean-Louis Deneubourg de l’Université Libre de Bruxelles, &quot;l'objectif à long terme de ces leurres serait de réaliser des sociétés d'animaux et de machines dont les interactions doteraient ce système de nouvelles fonctionnalités&quot; - par exemple pour développer la pollinisation de la flore (aujourd’hui menacée par le réchauffement).&lt;br /&gt; &lt;b&gt;En regard de cette omniprésence de la blatte dans nos vies modernes, voici un reportage dans les caves parisiennes publié dans la revue RAVAGES 3, qui sera mis en vente en librairie à partir du samedi 13 novembre. Thème du numéro : &quot;Adieu bel animal&quot;, un numéro faire part, qui prend la mesure de l'extinction en cours des espèces - la sixième extinction - et de la crise de l'humanisme qu'elle génère.&lt;/b&gt; &lt;b&gt;Pour le commander : Editions Descartes&amp;amp;Cnie. 32 rue Cassette. 01.42.22.29.02 avec des textes de l'éthologue Franz de Waal, le Capitaine Watson, le géographe Jared Diamond, le journaliste Fabrice Nicolino, le philosophe Dominique Lestel, la biologiste Catherine Vidal.&lt;/b&gt; &lt;!--EndFragment--&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/01/01/1227788353.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/01/01/1734549888.jpg&quot; id=&quot;media-416295&quot; alt=&quot;11139_167758726996_89608091996_3351127_8072730_n.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-416295&quot; height=&quot;436&quot; width=&quot;327&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;-------------------------------------------------------------------------------------------&lt;/p&gt; &lt;p&gt;TOUT COMMENCE PARCE QUE LES CAFARDS RONGENT L'AEROPORT DE TOKYO...&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;...&lt;b&gt;Lundi, je rentre de nuit chez moi, j'allume machinalement la lumière de la cuisine, une marée velue court sur les murs, flaque vivante qui ruisselle dans toutes les directions et disparaît en quelques secondes derrière les meubles. Des cafards, des milliers de cafards ont envahi l'appartement. Je vaporise un épais nuage d'insecticide, la moitié de la horde agonise les pattes en l'air tandis que l'autre se terre sous le lino et file chez le voisin le long des canalisations.&lt;/b&gt; Mardi, je passe à la rédaction. À peine arrivé au comité de rédaction, on me tend une dépêche AFP: &quot;Les cafards attaquent l'aéroport de Tokyo. Après avoir constaté la gravité de la situation dans les restaurants et les magazins du bâtiment d'embarquement, les responsables ont décidé de les fermer. Selon les spécialistes, il leur faudra une quarantaine de jours pour s'en débarrasser.&quot;&lt;br /&gt; Je demande: &quot;Alors, je pars pour Tokyo?&quot;&lt;br /&gt; -Non, tu trouves une société spécialisée dans le massacre des cafards et tu t'engages. Tu pars pour les caves parisiennes.&quot;&lt;br /&gt; Mercredi, me voici rue Saint-Honoré, au siège parisien de la société Attila. Cette société détruit tous les insectes parasites, elle traque les rats et les souris, elle chasse les pigeons et éloigne les chats, elle empêche les chiens de lever la patte sur les trottoirs. J'ai rendez-vous avec la direction, Mlle W. Au mur, une affiche publicitaire, un Mongol armé d'un sabre de Samouraï décapite des rats et éventre des cafards. Il crie: &quot;BANZAÏ ! FAITES CONFIANCE A ATTILA, LE FLEAU DU CANCRELAS ». Sur un casier métallique s'aligne une série d'éprouvettes pleines de poudres bleues, de cristaux blancs - des redoutables pesticides.&lt;/p&gt;
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<title>ALAIN CORBIN, &quot;HISTORIEN DU SENSIBLE&quot;, AUX RENDEZ-VOUS DE BLOIS. &quot;LE XVIIIe FUT LE GRAND SIECLE DU CORPS&quot;</title>
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<updated>2009-10-17T22:20:59+02:00</updated>
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<summary>           NEWS NEWS NEWS Dès la première conférence des douzièmes...</summary>
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&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/images/medium__sathu08.2.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 1.4em 0.7em 0pt;&quot; height=&quot;252&quot; width=&quot;184&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/images/medium_juliette97.2.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 1.4em 0.7em 0pt;&quot; height=&quot;266&quot; width=&quot;185&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times;&quot;&gt;&lt;b&gt;NEWS NEWS NEWS Dès la première conférence des douzièmes &quot;Rendez-Vous de l'histoire&quot;, réunis dans le magnifique chateau de Blois et consacrés au « Corps dans tous ses états », il a fallu refuser du monde.&lt;/b&gt; Le public s'est bousculé, parfois à corps éperdu, pour écouter plusieurs dizaines d'historiens et personnalités des sciences humaines sur des sujets différents que &quot;les anormaux&quot;, le sport spectacle, le bronzage ou la chirurgie esthétique.&amp;nbsp; On y croisait ... Sylviane Agacinski, Fabrice d’Almeida, Jean-Pierre Azéma,&amp;nbsp; Georges Balandier, Antoine de Baecque, Pascal Blanchard, Pascal Boniface, Alain Corbin, Joël Cornette, Arlette Farge, Antoinette Fouque, Françoise Héritier, Jean-Noël Jeanneney, Claude Lanzmann, Henry Laurens, Bruno Laurioux, David Le Breton, Amin Maalouf, Adelwahab Meddeb, Pascal Ory, Mona Ozouf, Michelle Perrot, Pascal Picq, Yves Pouliguen, Anne Rasmussen, Daniel Roche,&amp;nbsp; Michel Winock, et d'autres encore…&lt;i&gt;« Tous ces corps pour voir le corps, c'est formidable »&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times;&quot;&gt;, a lancé Jean-Jacques Courtine, professeur à la Sorbonne, tandis que la philosophe Françoise Gaillard et l'historien&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times;&quot;&gt;Georges Vigarello&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times;&quot;&gt;présentaient &quot;100 000 ans de beauté&quot;, un pavé en cinq tomes publiés par les éditions Gallimard, à l'initiative de la fondation L'oréal.&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times;&quot;&gt;Une somme colossale, commanditée par Béatrice Dautresme, la directrice, qui a voulu lancé une sorte de recherche à ciel ouvert sur la beauté,&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times;&quot;&gt;à laquelle ont contribué 300 chercheurs, beaucoup d'historiens du corps, des crtiiques d'art, des philosophes, des écrivains de S.F, des couturiers,&amp;nbsp; pour écrire 355 articles, trop courts souvent tant on aimerait aprendre plus, ajoutez autant d'images fortes,&amp;nbsp; photographes, plasticiens - le tome 5 sur &quot;le corps du futur&quot; passionnera&amp;nbsp; (125 € en souscription).&amp;nbsp; En regard de cet événement, qui fait la part belle à l'histoire des moeurs, voici un entretien avec Alain Corbin, fameux historien présent à Blois, l'auteur du &quot;Miasme et la jonquille&quot;, l'historien de la fascination pour les bords de mer, qui a par ailleurs co-dirigé et publié en 2005-2006 la monumentale &quot;Histoire du Corps&quot; des éditions du Seuil - où les textes sont très étoffés.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;b&gt;------------------------------------------------------------------------------------------------------------&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;L'historien des mentalités Alain Corbin s'en penché, dans l'ouvrage publié au Seuil, sur l'histoire et les évolutions de notre conception de la sexualité entre 1770 et 1960 - qui se révèle passionnate, et riche de surprises. Alain Corbin a été surnommé par ceux qui apprécient ses travaux, &quot;l'historien du sensible&quot; car il s'est intéressé à l'histoire des représentations et du &lt;i&gt;vécu&lt;/i&gt; de la sensibilité physique, que ce soit l'évolution de l'odorat et du dégoût olfactif depuis le Moyen Age - dans &quot;Les miasme et la jonquille&quot; -,&amp;nbsp; ou&amp;nbsp; encore à la fascination des Européens pour les bords de mer. Cet observateur d'une histoire sensitive et vécue de nos moeurs raconte ici pourquoi la période qui s’étend entre le milieu du XVIIIe siècle et le milieu du XIXe fut &quot; le grand siècle &quot; du corps&lt;/b&gt; (entretien publié dans le Monde 2, avril 2005)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/exec/obidos/redirect?link_code=ur2&amp;amp;tag=frederjoignob-21&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;path=external-search%3Fsearch-type=ss%26index=books-fr%26keyword=alain%20corbin&quot;&gt;BIBLIOGRAPHIE ALAIN CORBIN&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
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<name>FREDERIC JOIGNOT</name>
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<title>&quot;INFANTILISATION DES ADULTES, PUERILISATION DES ENFANTS&quot;. UN ENTRETIEN AVEC BERNARD STIEGLER</title>
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<updated>2009-10-08T18:37:23+02:00</updated>
<published>2009-10-08T18:32:00+02:00</published>
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&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/01/00/393608864.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/01/00/1949686020.jpg&quot; id=&quot;media-408883&quot; alt=&quot;bernard-stiegler.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-408883&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;NEWS NEWS NEWS. La pensée est aussi une activité de scène, de confrontation avec un public, d'échanges animés et parfois polémiques. Le philosophe Bernard Stiegler en un de ces batailleurs de pleine salle, qui intervient sur plusieurs fronts en ce mois d'octobre. Il développait une critique de la &quot;perte actuelle du savoir&quot;, mais aussi du stalinisme, à la Maison de la Poésie, invité par le journal L'Humanité. Il défendait les amateurs d'art contre les consommateurs de culture à la soirée lancée par l'association Libre Accès consacrée au logiciel libre. Il sera le 13 à Lille pour le nouveau cycle de conférences l'Espace Culturel de la ville. Voici un entretien que j'ai fait avec Bernard Stiegler pour la revue RAVAGES, dont le thème est &quot;l'infantilisation générale&quot; - en vente encore dans les bonnes librairies, ou à commander aux éditions Descartes&amp;amp;Compagnie :&amp;nbsp; 32, rue Cassette 75006 PARIS France Tél : +33 (0)1 42 22 29 02.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;b&gt;-----------------------------------------------------------------------------------------------------&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;« L’infantilisation des adultes, la puérilisation des enfants, la destruction des rapports de générations, tout cela revient à réfléchir au pouvoir immense du marketing sur une société devenue un troupeau de consommateurs.&lt;/b&gt; Permettez-moi un détour… Le capitalisme a muté au début du vingtième siècle, avec le fordisme. Nous sommes alors sortis de l’époque productiviste du capitalisme, celle de la révolution industrielle de la fin du XIXe siècle et début du XXe siécle qui a transformé nos vies – des chemins de fer à l’électricité alimentant l’usine et les nouvelles concentrations urbaines. Ce capitalisme a transformé les ouvriers, les artisans, les paysans en prolétaires. Grâce aux avancées techniques, aux nouvelles machines, la productivité s’est trouvée multipliée par dix, cent, parfois par mille… Ces énormes gains de production ont assuré la prospérité de la la petite bourgeoisie intellectuelle, de la moyenne bourgeoisie des entrepreneurs et des commerçants, et de la grande bourgeoisie industrielle, de la finance et du capital. Henri Ford invente la voiture bon marché et le consommateur Au début du siècle, de nouvelles méthodes de travail vont être expérimentées pour accroître encore la productivité. C’est d’abord le taylorisme, imaginée par l'ingénieur américain Frederick Winslow Taylor (1856-1915). On cherche à organiser scientifiquement le travail, « The One Best Way », la meilleure façon de produire, le rendement maximum grâce à l'analyse des techniques de production (gestes, cadences). C’est aussi le au passage du salaire à la tâche au salaire à l'heure. La méthode de Taylor prouvera son efficacité dans la sidérurgie, qu’il formalisa en 1911 dans « Les principes du management scientifique ». C’est alors que Henri Ford, fondateur de la Ford Motor Company, apparaît. Pour produire la fameuse Ford T, il va encore perfectionner le travail à la chaîne - que Charlot met en scène dans les « Temps modernes ». En même temps, il se dit : On peut encore augmenter considérablement la productivité. Pour cela, il faut inventer une nouvelle logique de distribution et de vente. En conséquence, il installe des concessionnaires Ford dans le monde entier, vend des voitures par centaines de milliers. Il développe encore l’idée que le peuple doit consommer, profiter des nouvelles inventions techniques - c’est selon lui la seule façon de développer l’industrie, mais aussi la bonne manière d’obtenir la paix sociale et civile. Ce faisant, il invente le concept de « consommateur ».&lt;/p&gt;
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<name>FREDERIC JOIGNOT</name>
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<title>L'EXTRAORDINAIRE HISTOIRE DE L'ECRIVAIN CHINOIS MO YAN - CE QUI SIGNIFIE &quot;NE PAS PARLER&quot;</title>
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&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/02/02/1892094852.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/02/02/668905400.jpg&quot; id=&quot;media-406652&quot; alt=&quot;mo yan.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-406652&quot; height=&quot;423&quot; width=&quot;301&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;NEWS NEWS NEWS. Alors que la Chine fête avec une pompe grandiose le soixantième anniversaire de la révolution chinoise, voici le récit d'une rencontre avec Mo Yan, un des écrivains les plus talentueux et les plus prolifiques de Chine, l'auteur du vertigineux &quot;Beaux seins, belles fesses&quot;&lt;/b&gt; - où défilent les 6O années d'histoire chinoise aujourd'hui à la fête à Pekin. Mo Yan nous livre sa vision à la fois très critique, et haute en colère et en couleur, de l'histoire chinoise récente. Son dernier roman, tout juste sorti aux editions du Seuil, &quot;La dure loi du karma&quot; raconte dans le détail la vie d'un gros bourg pendant les exactions et les délires collectivistes du &quot;Grand Bond en Avant&quot;, puis de la &quot;Grande Révolution Culturelle&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;----------------------------------------------------------------------------------------------------------&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;« Mo Yan » signifie « Ne pas parler ». Un paradoxe quand on connaît ses romans torrentiels. De son véritable nom, Moye Guan, l’écrivain a conservé les deux caractères chinois de son prénom, la négation « Mo ! » et « Yan », la parole.&lt;/b&gt; Pourquoi ce surnom ? Il s’en explique dans un petit hôtel du sixième arrondissement, impassible, un visage rond comme la lune. En Chine communiste, pendant toute la période maoïste, il fallait mieux ne pas s’exprimer en public. Ses parents lui répétaient : Moye, proteste à la maison, mais ment en public. En changeant de nom, le jeune écrivain s’adressait un avertissement : retiens ta langue. De dramatiques événements d’enfance ont beaucoup joué dans ce choix. À dix ans, né dans une famille de huit enfants, le petit Moye fut renvoyé de l’école comme « mauvais élément » au début de la « grande révolution culturelle prolétarienne » (1965-1976). Ses grands parents et un de ses oncles étaient considérés comme des « droitiers » et des « paysans aisés » - « mon grand père possédait quelques acres et quelques vaches, cela suffisait pour être dénoncé comme ennemi de classe à l’époque » - mais aussi, ajoute-t-il, imperturbable : « J’avais mon franc-parler. C’est ce qui m’a valu d’être chassé.» Difficile de douter du franc-parler de « Mo Yan - Ne parle pas ». Depuis, l’écrivain a libéré une langue sarcastique, iconoclaste, rabelaisienne, haute en verve, dans dix gros romans, vingt courts et plusieurs dizaines de nouvelles - si bien qu’aujourd’hui, après qu’il ait obtenu en 1997 le China's Annual Writer's Award, beaucoup d’écrivains et critiques lui prédisent le prix Nobel.&lt;/p&gt;
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<name>FREDERIC JOIGNOT</name>
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<title>LOI HADOPI... OU COMMENT EVITER LE GRAND DEBAT INTELLIGENT SUR LE DEPLOIEMENT ECONOMIQUE D'INTERNET ET LA GRATUITE</title>
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&lt;div&gt;&lt;object height=&quot;339&quot; width=&quot;420&quot; data=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/x94ta5_hadopi-le-pire-du-pire-de-lassemble_news&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot;&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowScriptAccess&quot; value=&quot;always&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;src&quot; value=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/x94ta5_hadopi-le-pire-du-pire-de-lassemble_news&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowfullscreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt; &lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/x94ta5_hadopi-le-pire-du-pire-de-lassemble_news&quot;&gt;Hadopi : Le pire du pire de l'assemblée&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;i&gt;par &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/bakchichinfo&quot;&gt;bakchichinfo&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;NEWS NEWS NEWS La loi Hadopi a été adoptée une seconde fois, modifiée dans ses plus criantes atteintes à la liberté d'expression - bien décrites par le Conseil Constitutionnel.&lt;/b&gt; Et si on peut s'en féliciter avec les artistes, auteurs, cinéastes et autres compositeurs, tout esprit un tant soit peu engagé dans Internet et son immense champ d'action, regrettra que le débat se soit enfermé dans un absurde &quot;pour ou contre&quot;, sans entrer dans le véritable débat de fond. Nous en voulons pour preuve ce vidéo-reportage réalisé par l'excellent site Backchich auprès de nos députés. La question posée, juste avant le vote de la loi Hadopi, est&amp;nbsp; : &quot;&lt;i&gt;Pouvez-vous me dire ce que siginife le &quot;peer to peer&lt;/i&gt;&quot;. Oulala. La terrible question. On s'attendait au pire, c'est pire. Pas un seul député UMP ne sait - &quot;mais mon fils sait lui, sûrement&quot;. Le gars du P.S flotte comme dans un calbute trop grand. Seul Yves Cochet des Verts sauve l'honneur.&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;Au-delà de ce spectacle affligeant, comment ne pas continuer à réfléchir sur l'irrésistible apparition des nouveaux modèles économiques&lt;/b&gt; adaptés au Net (notamment l'économie du don, de l'entraide, de la confiance, déjà très développée dans certains réseaux&amp;nbsp; sociaux), mais encore aux business models possible associés au développement de la &quot;longue traîne&quot;, mais aussi de la dynamique économique associés à la gratuité, bien analysée par Chris Anderson, le réacteur-en-chef de Wired, dans son célébre essai, enfin traduit en France : &lt;b&gt;Free&lt;/b&gt; (Pearson). En voici les grands principes, qui soulèvent tous de passionnants débats, notamment sur les questions des business-models.&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;-----------------------------------------------------------------------------------------------------------&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;b&gt;GRACE AU GRATUIT, DEVELOPPEZ LIBREMENT VOS CREATIONS NUMERIQUES...&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;b&gt;ET GAGNEZ DE L'ARGENT&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;(par Chris ANDERSON, rédacteur-en-chef de Wired, sur Eco 89)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;1 : Si c’est numérique, tôt ou tard cela sera gratuit.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; Sur un marché concurrentiel, les prix chutent jusqu’au coût marginal. L’Internet est le marché le plus concurrentiel que le monde ait jamais vu, et le coût marginal des technologies qu’il utilise -traitement, bande passante, stockage- se rapproche constamment de zéro. Le gratuit devient, non seulement une option, mais un aboutissement inévitable. Les bits veulent être gratuits.&lt;br /&gt; &lt;b&gt;&lt;br /&gt; 2 : Les atomes aimeraient bien être gratuits aussi, mais ils n’y mettent pas autant du leur.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; Hors du domaine numérique, les coûts marginaux tombent rarement à zéro. Mais la gratuité est si attirante psychologiquement que les spécialistes du marketing trouveront toujours des moyens pour l’exploiter en rendant certaines choses gratuites tout en en vendant d’autres. Ce n’est pas vraiment du gratuit -vous payez probablement un jour ou l’autre-, mais c’est souvent tout aussi irrésistible.&lt;br /&gt; Aujourd’hui, en faisant œuvre d’imagination pour élargir la définition de leur industrie, des entreprises, depuis les compagnies aériennes jusqu’aux constructeurs automobiles, trouvent des moyens de rendre leur produit principal gratuit tout en vendant autre chose.&lt;br /&gt; &lt;b&gt;&lt;br /&gt; 3 : Vous n’arrêterez pas le gratuit.&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;Dans le domaine numérique, vous pouvez essayer de bloquer le gratuit par des lois et des verrous, mais en fin de compte, la force de gravité économique l’emportera. Ce qui signifie que si la seule chose qui empêche votre produit d’être gratuit est un code secret ou une menace, vous pouvez être sûr que quelqu’un, quelque part, trouvera la parade. Reprenez la gratuité aux pirates et vendez des options d’amélioration.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;4 : Vous pouvez gagner de l’argent avec le gratuit.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; On paie pour gagner du temps. On paie pour courir moins de risques. On paie les choses qu’on adore. On paie pour améliorer son statut. On paie quand on y est obligé (une fois harponné).&lt;br /&gt; Il y a d’innombrables moyens de gagner de l’argent autour du gratuit (…). Le gratuit ouvre les portes, touche de nouveaux consommateurs. Cela ne veut pas dire que vous ne pouvez pas faire payer certains d’entre eux.&lt;br /&gt; &lt;b&gt;5 : Redéfinissez votre marché.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; Ses concurrents vendaient des sièges dans des avions. Ryanair a décidé de vendre plutôt des « voyages ». La différence est qu’il y a des dizaines de moyens pour gagner de l’argent avec les voyages, de la location d’automobile aux subventions versées par les destinations en mal de touristes. Cette compagnie aérienne vend ses sièges peu cher, voire gratuitement, pour gagner plus d’argent « autour » d’eux.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;6 : Arrondissez vers le bas.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; Si le coût de quelque chose va vers zéro, le gratuit est juste une affaire de temps. Pourquoi ne pas y arriver avant tout le monde ? Le premier qui parvient au gratuit attire l’attention et il y a toujours des moyens de transformer celle-ci en argent. Que pourriez-vous rendre gratuit aujourd’hui ?&lt;br /&gt; &lt;b&gt;&lt;br /&gt; 7 : Tôt ou tard, vous serez en concurrence avec le gratuit.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; Que ce soit par des subventions croisées ou des logiciels l’un de vos confrères va trouver comment donner ce que vous faites payer. Ce ne sera peut-être pas exactement la même chose, mais la baisse de prix de 100% risque d’avoir plus d’importance. Vous aurez le choix entre en faire autant et vendre autre chose, ou veiller à ce que la différence de qualité comble la différence de prix.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;8 : Adoptez le gaspillage.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; Si une chose devient trop peu coûteuse pour qu’on la compte, cessez de la compter. Du forfait modique au zéro absolu, les entreprises les plus innovantes sont celles qui voient dans quel sens les prix évoluent et qui prennent les devants. « Votre boîte vocale est pleine » est le dernier râle d’une industrie figée dans un modèle de rareté au milieu d’un monde d’abondance.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;9 : Le gratuit rend d’autres choses plus précieuses.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; Toute abondance crée une nouvelle rareté. Voilà une centaine d’années, les loisirs étaient rares et l’on avait beaucoup de temps ; à présent, c’est l’inverse. Quand un produit ou service devient gratuit, la valeur migre vers la couche supérieure. Allez-y aussi.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;10 : Gérez l’abondance, pas la rareté.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; Quand des ressources sont rares, elles sont également coûteuses -il faut les utiliser parcimonieusement. D’où le management « top-down » [de haut en bas, ndrl] traditionnel, qui privilégie le contrôle afin d’éviter des erreurs coûteuses. Mais quand les ressources sont bon marché, vous n’avez pas besoin de les gérer de cette manière.&lt;br /&gt; En devenant numériques, les branches d’activité peuvent aussi devenir plus indépendantes sans risquer de mettre à bas tout l’édifice. La culture d’entreprise peut passer du « Ne fais pas de bêtises » à « Echoue vite ».&lt;/p&gt;
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<title>BENJAMIN BARBER, PHILOSOPHE POLITIQUE AMERICAIN : &quot;NOUS VIVONS UNE INFANTILISATION GENERALE&quot;</title>
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<name>FREDERIC JOIGNOT</name>
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<title>L'HISTOIRE DE TEHELKA, JOURNAL INDEPENDANT INDIEN, QUI FAILLIT FAIRE TOMBER DEUX FOIS LE GOUVERNEMENT, RACONTEE PAR SON REDACTEUR EN CHEF, TARUN S.TEJPAL</title>
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<published>2009-09-02T17:51:00+02:00</published>
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&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/00/01/89909836.gif&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/00/01/108695441.gif&quot; id=&quot;media-396293&quot; alt=&quot;12579287-redirected.gif&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-396293&quot; height=&quot;286&quot; width=&quot;393&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;(Tarun Tejpan en pleine campagne pour relancer Tehelka son journal à New Delhi)&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;NEWS NEWS NEWS &quot;L'histoire de mes assassins&quot; (Buchet Chastel) le second roman de Tarun J. Tejpal, rédacteur en chef de l'hebdomadaire d'investigation indien TEHELKA, sort en France cette semaine. Un livre fascinant, qui raconte la vie de cinq hommes de main payés pour assassiner un journaliste.&lt;/b&gt; À travers eux, on découvre l'Inde des basses castes et des bidonvilles, l'Inde de &quot;Slumdog Millionaire&quot;&amp;nbsp; et des misérables,&amp;nbsp; d'hommes qui tentent de sortir de la pauvreté par tous les moyens, même le crime. Rencontré au festival des Etonnants Voyageurs, Tarun Tejpal raconte ici sa vie de journaliste et l'histoire de la chute et la renaissance de TEHELKA, un des rares journaux indépendants indiens, qui par deux fois a failli faire tomber le gouvernement&amp;nbsp; par ses enquêtes sur la corruption politique. Récit de première main (paru dans Le Monde 2, août 2009).&lt;br /&gt; -------------------------------------------------------------------------------------------------&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/02/01/894783599.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;/a&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/01/01/894783599.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/01/01/1253272411.jpg&quot; id=&quot;media-396295&quot; alt=&quot;tehelka_sting_20090216.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-396295&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;(Bangaru Laxman, le président du Parti du Peuple Indien (BJP, nationaliste hindou) reçoit un pot de vin en direct, filmé par une caméra espion de Tehelka)&lt;b&gt;&lt;br /&gt; L’image est un peu floue, le son brouillé. Mais on entend distinctement « Un cadeau pour le nouvel an ». Une main tend une épaisse liasse de roupies à Bangaru Laxman, on le reconnaît bien, le président du Parti du Peuple Indien au pouvoir (BJP, nationaliste hindou).&lt;/b&gt; Il s’empare des billets et les range dans un tiroir sans dire un mot. Cette courte séquence vidéo, filmée par une caméra espion, a failli faire tomber le gouvernement indien cette année 2001. Elle n’est pas la seule, ce qui explique l’énorme scandale qui a suivi : 34 autres personnalités politiques et militaires, plusieurs hauts fonctionnaires, ont encore été filmés acceptant des pots-de-vin. Pour la première fois, la terrible corruption indienne était montrée. En direct. En flagrant délit. Dans ses gestes simples : les billets qui changent de main, les petites phrases cyniques, les silences. Comment ces images ont-elles pu être filmées, rendues publiques ? Elles ont été prises par une équipe de jeunes journalistes d’un site d’information Tehelka.com (Sensation.com) consacré à l’investigation et au grand reportage, qui s’était fait connaître en révélant les pots de vin en usage dans les matchs de cricket, le sport national indien. Il leur a fallu sept mois d’enquête, beaucoup de courage, pour aborder les militaires, les officiels, pénétrer les bureaux où tout se décide. Pour ce faire, les reporters ont créé une entreprise fictive d’armement, Westend International, prétendument spécialisée dans les jumelles thermiques. Ensuite, ils se sont présentés auprès des membres du gouvernement chargés des affaires militaires, pour leur proposer leurs services. Leur vendre des armes. Une fois en contact, après des discussions sur les contrats, ils ont vite compris qu’il fallait graisser des pattes. Au plus haut niveau. Ils ont joué le jeu - avec une caméra cachée.&lt;/p&gt;
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<title>LA REVOLUTION LUDIQUE, SOCIALE ET ECONOMIQUE DES RESEAUX  LES SOCIALNOMICS</title>
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<published>2009-08-30T18:09:00+02:00</published>
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&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;object height=&quot;344&quot; width=&quot;425&quot; data=&quot;http://www.youtube.com/v/sIFYPQjYhv8&amp;amp;color1=0xb1b1b1&amp;amp;color2=0xcfcfcf&amp;amp;feature=player_embedded&amp;amp;fs=1&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot;&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowScriptAccess&quot; value=&quot;always&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;src&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/sIFYPQjYhv8&amp;amp;color1=0xb1b1b1&amp;amp;color2=0xcfcfcf&amp;amp;feature=player_embedded&amp;amp;fs=1&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowfullscreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;NEWS NEWS NEWS Considérablement, quotidiennement, les réseaux sociaux bouleversent notre manière de se rencontrer, vivre, travailler, consommer&lt;/b&gt;. &lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt; &lt;o:OfficeDocumentSettings&gt; &lt;o:AllowPNG /&gt; &lt;/o:OfficeDocumentSettings&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt; &lt;w:WordDocument&gt; &lt;w:Zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt; &lt;w:DoNotShowRevisions /&gt; &lt;w:DoNotPrintRevisions /&gt; &lt;w:HyphenationZone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt; &lt;w:DisplayHorizontalDrawingGridEvery&gt;0&lt;/w:DisplayHorizontalDrawingGridEvery&gt; &lt;w:DisplayVerticalDrawingGridEvery&gt;0&lt;/w:DisplayVerticalDrawingGridEvery&gt; &lt;w:UseMarginsForDrawingGridOrigin /&gt; &lt;/w:WordDocument&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt; &lt;!--StartFragment--&gt;&lt;b&gt;Si les usages massifs d’Internet dessinent une géographie mentale des grandes quêtes et obsessions humaines, nous pensions que le sexe était le continent dominant au regard de&amp;nbsp;l’activité N%1 du web&amp;nbsp;: le visionnage de films pornos. Cependant un humain peut jouer aux échecs dans un bordel, il ne se réduit pas au pulsionnel, et nous découvrons aujourd’hui que la passion pour les réseaux sociaux l’emportent désormais.&lt;/b&gt; Tout dépendait de l’offre, du possible, de l’invention. La recherche d’amis, les échanges d’informations et d’images captivantes, déployer la connaissance, l’entraide, le jeux collectifs, toutes ces pratiques ludiques ont débordé ces dernières années. Les chiffres parlent, tout juste collectés dans un clip mondialisé en quelques heures, Socialnomics (You tube), par un spécialiste de l’éducation en ligne, Erik Qualman. Selon lui, l’usage massif des réseaux sociaux est en train de bouleverser l’économie et la publicité. 74% des personnes croient plus la recommandation d’un ami sur Facebook, leur expérience d’un produit qu’à une publicité. La grande évaluation critique des marques par un public actif, interconnecté en permanence, a commencé. Un monde de bouche à oreille rapide, marchant au coup de cœur comme à l’expérience collective s’étend, bouleversant la consommation, mais encore la production de connaissances (wikipedia), l'entraide sociale&amp;nbsp; (voyez les réseaux pour échanger des maisons de vacances, trouver un appartement ou un &quot;bon plan&quot;,&amp;nbsp; se rencontrer (meetic), où dormir en voyages, garder les enfants, ou encore le micro-crédit, etc), mais encore la gestion publique.( voyez les nouvelles expériences de démocratie locale...). Une nouvelle économie sociale se développe.&amp;nbsp; On parle désormais sur le Net de “&lt;b&gt;socialnomics&lt;/b&gt;”, l'économie des réseaux sociaux - d'ailleurs, l'essai d'Erik Qualman ,&quot;Socialnomics&quot;,&amp;nbsp; écrit pour convaincre les grandes marques et le marketing de s'adapter à la nouvelle donne, porte comme sous-titre : &quot;How Social Media Transforms the Way We Live and Do Business&quot; (ed John Willey &amp;amp; sons, 288 pages). Il a été lancé sur le WEB par une vidéo spectaculaire, sorte de bande-annonce de son livre, qui a déjà fait le tour monde. Son écriture ludique, à haut impact didactique, révolutionne la manière d'écrire sur le Web, et de transformer le texte et l'analyse tant en lecture cinéma qu'en image. Ci dessous, la traduction de la vidéo ci-dessus.&lt;/p&gt;
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<name>FREDERIC JOIGNOT</name>
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<title>L'AMERIQUE A TORTURE METHODIQUEMENT PENDANT LA GUERRE ANTI-TERRORISTE SOUS LE GOUVERNEMENT BUSH. L'EX GENERALE AMERICAINE JANIS KARPINSKI, RESPONSABLE DE LA PRISON D'ABU GHRAIB, RACONTE...</title>
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<updated>2009-08-27T11:02:54+02:00</updated>
<published>2009-08-27T11:01:00+02:00</published>
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<summary>        NEWS NEWS NEWS.   Les tortures, les détentions illégales, les...</summary>
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&lt;p style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/00/00/909a9e420d313ac17c592eccde53e5cd.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/00/00/909a9e420d313ac17c592eccde53e5cd.jpg&quot; alt=&quot;909a9e420d313ac17c592eccde53e5cd.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; height=&quot;247&quot; width=&quot;375&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;NEWS NEWS NEWS.&lt;/b&gt; &lt;b&gt;Les tortures, les détentions illégales, les retentions et les déplacements forcées d'un pays à l'autre, tous les comportements indignes commis par les forcées armées et la CIA sous le gouvernement de Georges W. Bush, de par sa volonté affichée, commencent à sortir de l'ombre. Un rapport du Sénat américain, rendu public le 11 décembre 2008, affirme que la torture a été délibérément développée à Guantanamo puis dans plusieurs camps d'internement de l'armée américaine, notamment en Irak dans la prison d'Abu Ghraib.&lt;/b&gt; Le rapport explique et détaille comment, contrairement aux dénégations de l’administration Bush, les sévices subis par les prisonniers à Abou Graib «&lt;i&gt;n’étaient pas simplement le fait de quelques soldats agissants de leurs propre initiative&lt;/i&gt;», mais relevaient de directives fixées par la direction militaire, le Secrétaire d'Etat à la Défense Donald Rumsfeld pour commencer - c'est lui, précise le rapport, qui &lt;i&gt;&quot;a transmis le message selon lequel les détenus devaient être soumis à des pressions physiques et des humiliations&lt;/i&gt;&quot;. Ce rapport du Sénat américain fait suite à une enquête de 18 mois, initiée par le sénateur démocrate du Michigan Carl Levin et le sénateur républicain, ancien candidat à la présidence John McCain - ancien prisonnier de guerre au Vietnam, torturé, il s’est toujours élevé contre les méthodes préconisées par Donald Rumsfeld et le président Bush. Rappellons que le 8 mars 2008, George W. Bush lui-même a opposé son veto présidentiel - personnel - à un texte de loi, voté par le Congrès, interdisant aux agents des services de renseignement de recourir au &quot;waterboarding&quot;, le supplice de la noyade, et plusieurs autres méthodes d'interrogatoire assimiliées à la torture. &quot;&lt;i&gt;Le danger persiste, il faut nous assurer que les responsables de nos services de renseignement puissent disposer de tous les instruments nécessaires pour arrêter les terroristes&lt;/i&gt;&quot;, avait alors expliqué le président américain lors d'une allocution à la radio - prenant acte devant l'histoire.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;Ces affaires de torture ont été dénoncé par le nouveau&amp;nbsp; président américain, Barack Obama, juste après son élection. Il a solennellement déclaré qu'il y mettrait fin, et qu'il allait fermer le camp de Guantanamo.&lt;/b&gt; Depuis le mois de juillet 2009, le reproche d'avoir encouragé la torture&amp;nbsp; a été officiellement adressé par une commission d'enquête à la direction de la CIA et d'anciens membres du gouvernement Bush, dont son vice-président, Dick Cheney. Si Barack Obama a annoncé qu'il préférait &quot;aller de l'avant&quot;, estimant que &quot;regarder en arrière n'est pas dans le meilleur intérêt&quot; des Etats-Unis, le &quot;Bureau de responsabilité personnelle&quot; du département de la justice américain a recommandé la semaine dernière la réouverture de nombreux dossiers consacrés aux mauvais traitements des prsonniers, notamment le simulacre d'exécution et le &quot;waterboarding&quot;. Cette décision pourrait mener à la mise en examen de certains responsables de la CIA.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;En complément du rapport du Sénat américain, voici un enquête réalisée en janvier 2008 sur les tortures infligées sur plusieurs dizaines de prisonniers à la prison d'Abu Graib en Irak.&lt;/b&gt; Elle faisait suite à la plainte pour &quot;crime contre l'humanité&quot; déposée - à l'appui d'un dossier solide ( et effrayant) - par plusieurs associations des Droits de l'Homme contre Donald Rumsfeld, alors qu'il se préparait à se rendre à Paris pour participer à un débat public. Elle m'a mené à rencontrer l'ancienne générale de l'armée américaine Janis Karpinski, dégradée au rang de colonelle par son administration quand l'affaire des tortures d'Abu Ghraib avait été rendue publique&amp;nbsp; - suite à la publication des photos de sévices sur Internet. Janis Karpinski, comme d'autres officiers, a servi de bouc émissaire dans ce drame.&amp;nbsp; Ses supérieurs lui ont reproché&amp;nbsp; de n'avoir pas été avertie que des soldats et des officiers torturaient des prisonniers dans cellules 1A et 1B de la prison d'Abu Ghraib - dont elle avait la responsabilité administrative.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;Aujourd'hui, témoin de premier plan, Janis Karpinski porte plainte contre l'ancien Secrétaire d'Etat à la Défense américain,&lt;/b&gt; Donald Rumsfeld pour avoir promulgué en Irak des méthodes d'interrogatoires contraires aux règles de l'armée américaine et à la Convention de Genève sur les prisonniers de guerre. Elle l'accuse d'avoir généralisé au Moyen-Orient, en dépéchant le général Miller à Bagdad puis à Bagram en Afghanistan, des techniques de renseignement s'apparentant à la torture mises au point au camp de détention de Guantanamo - consignées dans des &quot;mémorandums&quot; aujourd'hui connus (publiés ci-dessous). Elle refuse la thèse officielle des quelques soldats irresponsables s'adonnant à des actes sadiques dans la prison d'Abu Ghraib. La torture, affirme-t-elle, a été méthodiquement employée contre des prisonniers accusés d'être des &quot;terroristes&quot; - souvent des&amp;nbsp; Bagdadis ramassés dans la rue la veille, qui avaient le tort de se trouver là, explique-t-elle. (enquête publiée en partie dans Le Monde 2, janvier 08)&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;------------------------------------------------------------------------------------------&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/02/01/ae3f905109307976ae74e959ba095186.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/02/01/ae3f905109307976ae74e959ba095186.jpg&quot; alt=&quot;ae3f905109307976ae74e959ba095186.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;(Janis Karpinski avec Donald Rumsfeld en tournée d'inspection en Irak, hiver 2003)&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;b&gt;REPORTAGE...&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;... Cette enquête a commençé comme ça. Le 25 octobre 2007 Donald Rumsfeld arrive à Paris sans se douter de rien. L’ancien Secrétaire américain à la Défense doit prendre la parole à une conférence du Club Interallié. À peine sa présence sur le territoire français est-elle confirmée, quatre associations humanitaires réclament l’ouverture d’une information judiciaire contre lui&lt;/b&gt; auprès du Tribunal de Grande Instance de Paris - la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH), la Ligue française des Droits de l’Homme (LDH), le Center for Constitutional Rights (CCR, New York), le European Center For Constitutional and Human Rights (ECCHR, Berlin). J'en suis prévenu. À quel titre Donald Rumsfeld est- il poursuivi ? De l’article 6 de la Convention internationale contre « la torture, et autres traitements cruels, inhumains et dégradants ». Ses dispositions, intégrées au droit interne français, autorisent de prendre « toutes mesures conservatoires au fin d’assurer la détention » de toute personne responsable de tels traitements présente sur le territoire Français. S’appuyant sur la « compétence universelle » d’un tribunal français, les associations de Droits de l’homme veulent réitérer contre Donald Rumsfeld une action juridique semblable à celle lancée par le juge espagnol Garzòn, qui avait fait assigner à résidence en Angleterre le dictateur chilien Augusto Pinochet – pour torture encore. Pourquoi les associations des Droits de l’Homme lancent-elle cette procédure depuis la France, non des Etats-Unis ? Ce n’est pas faute d’avoir essayer. Human Rights First, l’American Civil Liberties Union (ACLU) le CCR ont attaqué Donald Rumsfeld au civil. Pour « abus de détenus ». Pour avoir bafoué la Convention de Genève sur les droits des prisonniers. A chaque fois, l’affaire a été rejeté pour « immunité » du Secrétaire à la Défense.&lt;br /&gt; &lt;b&gt;Au pénal, même échec. Pourquoi ?&lt;/b&gt; Aux Etats-Unis les procureurs seuls décident d’ouvrir une procédure, et les dossiers sensibles dépendent de la volonté du Procureur Général, l’équivalent du Garde des Sceaux, nommé par le président Georges Bush.Voilà pourquoi les associations humanitaires tentent début octobre de faire ouvrir une information judiciaire depuis la France. La même démarche avait permis de faire arrêter en juillet 1999, à Montpellier, l’officier mauritanien Ely Ould Dah suspecté d’avoir été un des tortionnaires du « camp de la mort » de Jreïda.&lt;br /&gt; Sur quels griefs repose la plainte pour torture contre Donald Rumsfeld ?&lt;/p&gt;
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