Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

audace - Page 3

  • QUAND JOE JACKSON CRITIQUE LA ROCK CULTURE

    38654ddddec52a3262e6e97a313c0a37.jpg

    NEWS. NEWS NEWS NEWS JOE JACKSON, UNE DES FIGURES DE LA NEW WAVE, ANNONCé LE 4 MARS A LA CIGALE (PARIS)
    "Le rock est fait par des paresseux pour des paresseux. Le rock ne change jamais. Le rock rend imbécile. Le rock est infantile."
    Joe Jackson le rocker élégant et inventif des années 1980, avec son "look sharp" et son désespoir, ne s’est jamais gêné pour balancer ses quatre vérités à sa génération, comme dans l'article ci-dessous. Dans les années 1980, énervé par l'énorme machinerie marchande qu'est devenu le rock, ses concerts géants où l'on entend à peine le chanteur, sa mythologie "abrutissante", son inventivité en berne, il devient une des figures de la "new wave" - plus raffinée, plus éclectique, moins "hard rock"
    . Joe Jackson essaie de nouvelles couleurs, sensuelles, intimistes, tout en restant groove et roll, se réappropriant la salsa et le jump. Il concocte courant 1982 un des meilleurs disques de l'année, "Night and Day" avec ses deux faces "sol" et "sombra".
    Voici un entretien d'époque avec un jeune rocker en colère, au plus haut de sa créativité, très remonté contre la mercantilisation de la culture rock (paru dans le magazine Actuel, janvier 1983).

    À lire. Encyclopédie New Wave. Par Jean-François Bizot. Editions Panama. À écouter : Night and Day. AAD Disc. Joe Jackson.

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : MOEURS
  • TASLIMA NASREEN. NI DIEU, NI MAÎTRE

    65c88144310fb56764351893850efbfa.jpg

    NEWS NEWS NEWS. Taslima Nasreen, écrivaine bengladeshi, a reçu le 9 janvier le premier prix Simone-de-Beauvoir pour la liberté des femmes. À cette occasion, elle a présenté un texte où elle décrit la situation d'isolement et de mépris où elle est maintenue aujourd'hui en Inde, où elle s'est refugiée (Le Monde du 11 janvier). À la fin novembre 2005, déjà en exil, condamnée à mort dans son pays par une fatwa, Taslima Nasreen recevait à Paris le Prix Madenjeet Sing consacré à une personnalité luttant pour la tolérance (attribué aussi à l'opposante birmane Aung San Suu Kyi).
    Voici un entretien avec Taslima Nasreen, médecin et écrivaine se revendiquant "athée", matérialiste, refusant tout compromis avec ceux qui l'ont attaquée, défendant envers et contre tous les plaisirs et la liberté des femmes, comme la liberté de critiquer toute religion et tout prophète (publié dans Le Monde 2, mars 2005)

    BIBLIOGRAPHIE TASLIMA NASREEN
    _________________________________________________________

    "ATHÉE, ATHÉE, ATHÉE !"

    -Le dernier volet de votre biographie, "Dwikhandita", "Coupée en deux", a été interdit en Inde, après le Bangladesh. Quelles sont les raisons invoquées par le gouvernement indien ?

    -Ils disent que les pages 39 et 40 heurteraient la sensibilité religieuse des minorités musulmanes. Qu'il y aurait des émeutes chez les musulmans indiens, et que cela dérangerait l'ordre public. Je ne peux pas croire que les Musulmans se sentent assez faibles, ou alors ne soient pas assez puissants, cultivés et civilisés pour que deux pages d'un livre écrit par une femme les menacent !

    -Qu'écrivez-vous dans ces deux pages ?

    -Je reprends quelques idées que j'avais déjà avancées lorsque le gouvernement bengladeshi a fait de l’islam la religion d’Etat. J'affirme qu'il n'a aucun besoin d’une religion d’Etat dans notre pays, et nulle part, car la religion est une affaire personnelle. Ensuite, je rappelais quelques histoires assez drôles, et très connues, concernant le prophète Muhammed. Cet homme était viril, il a épousé de nombreuses vierges, et il avait l’habitude d'avoir une femme différente chaque nuit. Or un jour que sa cinquième épouse, Hassa, était chez ses parents, Muhammed entraîna une servante dans sa chambre. Mais Hassa rentra chez elle, et constata l'inconduite de Muhammed. Elle rameuta alors les autres femmes pour leur dire que Muhammed avait mal agi. Mécontent, le prophète lui dit que si elle continuait à se comporter ainsi, il allait la répudier et prendre une épouse plus dévouée. Puis il ajouta qu’il n'allait pas voir la servante pour lui-même, mais parce que Allah lui demandait d’agir ainsi. Autrement dit, à chaque fois que Muhammed a des problèmes, Allah le commande. Voilà comment se comporte le messager de dieu ! J’ai juste rappelé cette histoire, je ne l’ai pas inventée, vous pouvez la retrouver dans tout livre sur le prophète. C'est trop facile d'agir mal en se réclamant de dieu ! Le gouvernement indien a interdit le livre à cause de cette histoire, craignant que les fondamentalistes musulmans attaquent les librairies, comme ils l'ont déjà fait quand j'ai publié "La Honte".

    Lire la suite

  • ADIEU FRED CHICHIN, LA MOITIE DU DUO DES RITA MITSOUKO. C'EST LA MORT QUI T'A ASSASSINé.

    e7d1b0280c8f8cbdf9b962507b2e9e8d.jpg

    DR

    NEWS NEWS NEWS. Nous apprenons le décès brutal de Fred Chichin, l'auteur-compositeur des Rita Mitsouko, qui était un ami. Avec Catherine Ringer, sa compagne, leur duo restera sans doute comme le foyer de création le plus novateur, le plus explorateur de la chanson française depuis Serge Gainsbourg. Il faut les avoir vus et entendus en action dans les studios de Radio Nova, à la fin des années 1980, multipliant les recherches et les audaces, alliant le rock et l'électro, la gouaille de la chanson française et le groove, toujours - eux, ces grands pionniers du "home studio". Adieu Fred, tu as vécu tant de vies en une seule, tu restes un modèle pour tous ceux qui cherchent inlassablement.


    Pour ce blog, voici le récit d'une rencontre avec les "Rita" en 2004, pour Le Monde magazine, quand ils reprenaient avec l'orchestre L'Amoureux (symphonique) des chansons de Léo ferré, Trénet, Gainsbourg et quelques unes des leurs. Un disque a suivi, et une soirée mémorable au Cirque d'Hiver de Paris. 

    À l'époque Fred Chichin m'avait confié qu'il avait été très malade - un cancer - et failli y passer. Il en parlait calmement, courageusement, avec ce regard lumineux, fraternel, tellement plein d'humour et de chaleur qu'avait Fred Chichin. Il disait : "Je n'ai pas peur, je me suis rendu compte que je m'en foutais, que j'avais déjà bien vécu. Je n'ai tenu le coup que pour les enfants, pour eux d'abord, pour les enfants et pour Catherine..." Et puis Sa Saloperie le Cancer est revenu, "foudroyant" disent les dépêches. J'embrasse ici, affreusement triste, Catherine et les enfants.

    Lire la suite