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  • UNE CAMPAGNE ANTIRACISTE TRÈS COUP DE POING

    NEWS NEWS NEWS Le gouvernement a lancé une campagne de vidéos anti-racistes relayés par le service public et les réseaux sociaux jusqu'au 13 avril. La violence des images montrées et la thématique  - la haine et le passage à l'acte - ont suscité un vaste débat. Fallait-il montrer ces violences ? N'est-ce pas les banaliser ? Etait-ce nécessaire ?

    « Le racisme, l’antisémitisme, les actes ­antimusulmans, ça commence par des mots, ça finit par des crachats, des coups, du sang. » Le même message est répété à la fin de chacune des six vidéos de la campagne choc du gouvernement « Tous unis contre la haine », lancée le 21 mars.

    En trente secondes, toutes montrent des agressions physiques et des actes de vandalisme, précédés par un cartouche « inspiré de faits réels »  : un jeune Noir roué de coups par deux skinheads, un juif attaqué par une bande dans un escalier, un musulman bastonné dans une ruelle, un couple d’amoureux agressé par des antiarabes, une synagogue taguée « Mort aux juifs », une tête de porc plantée sur les grilles d’une mosquée. En fond sonore, des voix égrènent des clichés racistes  : « Les juifs contrôlent tout, les médias, les banques (…), et en plus, ils se font passer pour des victimes » ; « Les Noirs, ils sont pas pareils, c’est génétique (…), on dira ce qu’on voudra, ils en foutent pas une… » ; « Tous ces musulmans, ça me fait peur(…), c’est tous des terroristes. »

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  • SURVEILLER ET PUNIR LES CLIENTS DES PROSTITUÉ(E)S... ET LES PROSTITUÉ(E)S ELLES-MÊMES

    Le samedi 26 octobre 2013, plusieurs centaines de travailleurs du sexe manifestaient à Paris contre le projet de pénalisation des clients. DR

    NEWS NEWS NEWS. Après un nouvel aller-retour entre les deux chambres, l'Assemblée nationale a adopté  définitivement la loi sur la prostitution mercredi 6 avril. La pénalisation des clients est maintenue avec la création d'une amende de 1 500 euros pour l'achat d'actes sexuels et de 3750 euros en cas de récidive, tandis que le délit de «racolage passif» instauré sous la présidence de Nicolas Sarkozy est supprimé pour les prostituées. Retour sur l'histoire et les présupposés juridiques, policiers, philosophiques et humains d'un texte très contesté.

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    Six mois de prison, 7 500 euros d’amende, c’est la sanctionque réclamaient fin septembre 2013 les députés socialistes Maud Olivier (Essonne) et Catherine Coutelle (Vienne) pour tout client «récidiviste» d’une prostituée adulte et consentante.

    Six mois de prison, c’est une sanction forte dans un pays qui ne se dit pas prohibitionniste de la prostitution. C’est la peine à laquelle a été condamné un habitant alcoolisé de La Flèche (Maine) après avoir gravement blessé de quatre coups de couteau un autre homme, puis avoir menacé une femme en lui mettant l’arme sous la gorge.

    C’est la condamnation qu’a infligée le tribunal de Montbéliard au propriétaire d’une mitraillette Kalachnikov qui avait montré l’arme sur Facebook.

    C’est le tarif dont a écopé un ancien boxeur qui a roué de coups à Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire) un voisin inconnu, lui causant plusieurs traumatismes crâniens.

    Au terme d’un débat rapide, le texte de Maud Olivier et Catherine Coutel avait reçu le mardi 1er octobre 2013, sur le fond, le soutien du groupe socialiste de l’Assemblée nationale. Cependant, si principe de lapénalisation des clients était conservé, la peine-phare – l’emprisonnement de six mois – était finalement retirée : des députés avaient fait valoir qu’à une époque où les prisons sont surpeuplées et les peines de probation conseillées, aller remplir les cellules avec les clients des prostituées serait malvenu.

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