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  • LA GÉNÉRATION DES "MAKERS" VEUT RÉINVENTER LA FABRICATION DES CHOSES

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    NEWS NEWS NEWS « Makers. La nouvelle révolution industrielle », le dernier essai de Chris Anderson (Pearson), l'ancien rédacteur-en-chef de la revue Wired, connaît un grand succès en France. Il annonce l'arrivée d'un nouveau mouvement de passionnés de high tech décidés à transformer la manière dont nous construisons nos objets usuels en s'appuyant sur de nouveaux outils de production : imprimantes 3D, découpeuses laser assistée par ordinateur, circuits électroniques et logiciels de conception en "open source". Il les compare aux pionniers de l'informatique domestique dans les années 1980, les Steve Jobs et autres Bill Gates. Se trompe-t-il ? Enquête (une version courte de cet article a été publiée dans Le Monde)

     

    Ils s’appellent eux-mêmes les « makers », les fabricants. Ce mouvement international de passionnés de high-tech et d’imprimantes 3D, n’a pas dix ans, prétend réinventer le capitalisme et révolutionner la production des biens de consommation. Ils veulent en finir avec la standardisation des objets courants, mettre fin à l’obsolescence programmée des machines, arrêter les délocalisations d’entreprises, réindustrialiser les villes sans les polluer, relancer partout l’artisanat. Rien que cela. Leur livre de chevet, « Makers. La nouvelle révolution industrielle » (Pearson), vient de sortir en France. Il est signé par Chris Anderson, l’ancien rédacteur en chef de Wired, la revue culte des geeks du monde entier. L’auteur, qui avait déjà annoncé l'essor de la gratuité sur le Net et des applications de la téléphonie mobile, s’explique depuis San Diego, Californie, où il dirige une petite usine de drones et de robots volant.

    « Nous sommes aujourd’hui comme en 1984, l’année où Apple a lancé le Macintosh, quand chacun a pu utiliser un ordinateur personnel et œuvrer au nouveau monde virtuel. L’équivalent du MacIntosh est l’imprimante 3 D, une machine capable de fabriquer directement des objets solides conçus sur ordinateur. » Pour Chris Andreson, la nouvelle génération née avec le PC portable et le Web, passe aujourd’hui du virtuel au réel. Du cyberspace au monde physique. Elle s’équipe d’imprimantes 3D et de découpeuses laser, autant d’outils à commande numérique autrefois réservés à l’industrie qui permettent de fabriquer des choses usuelles. Chez soi. Dans son garage. Dans des ateliers de quartiers. Nous sommes au tout début de ce mouvement de « makers », et, pour Anderson, personne ne sait où il va s’arrêter - en 1984, qui aurait  pu prévoir la révolution économique apportée par internet.

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  • UN PSYCHOLOGUE AU CHEVET DE L'ÉCONOMIE... ET DES FINANCIERS

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    NEWS NEWS NEWS Alors que le ministre de l’économie, Pierre Moscovici, défend son projet pour réguler les activités bancaires, il faut lire le dernier essai de Paul Kahneman, le psychologue prix Nobel d’économie 2002 (de passage à Paris fin 2012), qui analyse sans concession dans son dernier essai les travers de comportements des financiers, des traders et des acteurs de l'économie - et accepté d'illustrer sa pensée avec des exemples d'actualité (article paru dans Le Monde Culture&idées du 15/01/13)

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    Le 23 octobre 2008 est pour Daniel Kahneman « un des moments les plus émouvants de la crise économique » de 2007-2008. Ce jour-là, Alan Greenspan, l'ex-président de la Réserve fédérale américaine, surnommé le « maestro » de la finance, reconnaît devant le Congrès s'être trompé sur la capacité des marchés à s'autoréguler et sur celle des acteurs de l'économie à agir rationnellement - bref qu’il qu’il a été fourvoyé par deux des grands dogmes de l’orthodoxie économique néo-libérale.

    Daniel Kahneman, né en Israël en 1934, obligé de porter l'étoile jaune à Paris durant l'Occupation, est professeur à l'université de Princeton. Il est le seul psychologue à avoir obtenu le prix Nobel d'économie (en 2002) pour sa « théorie des perspectives ». Pour lui, Alan Greenspan a gravement sous-estimé « les facteurs psychologiques » et « les erreurs cognitives » qui faussent les raisonnements des acteurs économiques et financiers, ce qui les pousse parfois à prendre des décisions déraisonnables, voire  catastrophiques, comme on a l'a vu pendant la crise des subprimes et comme on le constate encore.

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  • LAÏCITÉ : COMMENT S'ACCOMMODER DE LA RELIGION, ET JUSQU'OÙ ? L'EXEMPLE CANADIEN.

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    Caricature parue dans Le Cornichon, journal satirique québécois moquant le premier ministre et les "accommodements raisonnables" : faudra-t-il interdire la fête de Noël pour satisfaire toutes les religions ?

    NEWS NEWS NEWS Avant les fêtes, par deux fois, les médias se sont enflammés. Des responsables publics auraient cédé aux pressions de musulmans. A Montargis (Loiret), une directrice d'école maternelle aurait refusé de faire venir le Père Noël pour ne pas heurter leurs croyances. Au Havre, la ville aurait fait jeter des mousses au chocolat confectionnées dans les 67 cantines scolaires, parce qu'elles contenaient de la gélatine de porc. Ces cas auraient remis en cause nos traditions, bafoué la laïcité.

    A Montargis, finalement, la directrice d'école et l'inspecteur d'académie ont parlé d'un budget de réveillon en baisse et nié avoir subi « des pressions » des familles musulmanes. C'est un mail anonyme, extérieur à l’école, dénonçant « les adeptes du politiquement correct », qui a dramatisé l'histoire sur les réseaux sociaux et déclanché l'affaire.

    Après les articles alarmistes traitant de l'« affaire du Havre », exagérément grossie, la page de commentaires du site Internet de BFM-TV a été fermée « pour cause de dérapages et d'appels à la haine ». Cela n'a pas empêché la mairie de rappeler que la ville adapte depuis longtemps les repas des cantines scolaires. « Nous offrons un produit de substitution pour le plat principal quand il est à base de porc, a déclaré le directeur adjoint en charge du développement social, de la famille et du sport, Philippe Brunel. Les familles en sont informées dès leur inscription à l'école. »

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