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  • "LES MARCHÉS FINANCIERS GOUVERNENT". ENTRETIEN AVEC ANDRÉ ORLÉAN, ÉCONOMISTE "ATTERRÉ"

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    NEWS NEWS NEWS L'agence de notation  Standard & Poor's a dégradé la note de la France, lui reprochant de perdre en solvabilité du fait d'une politique publique jugée laxiste par les financiers. Depuis, le gouvernement a perdu sa crédibilité économique - il faut dire que le président Sarkozy avait hasardeusement associé le succès de sa politique à la note "triple A" -, tandis que la gauche s'inquiète pour l'avenir du pays et les économistes craignent une spirale défaitiste. Faut-il rappeler que « la politique ne se fait pas à la corbeille », comme disait le général de Gaulle le 28 octobre 1966, quand la bourse plongeait, après avoir exagérément monté en 1962 ? L’ « économiste atterré » André Orléan, directeur de recherche au CNRS, cite cette formule gaullienne dans l'entretien qui suit. Il y critique les politiques français et européens, qu'il trouve par trop assujettis aux décisions des marchés financiers. Il appelle au retour du volontarisme en politique, à l'unité européenne pour soutenir les pays endettés, aux solutions keynésiennes pour réguler les dérives financières.

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  • SYRIE. VOYAGE AU BOUT DE LA PEUR. RENCONTRE AVEC LA ROMANCIÈRE SAMAR YAZBEK, REFUGIÉE À PARIS

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    NEWS NEWW NEWS En dépit des observateurs envoyés par les pays arabes fin décembre, la répression sanglante continue en Syrie. Les manifestations aussi. La peur n'a pas brisé les opposants. Réfugiée à Paris, l’écrivaine Samar Yazbek nous parle de la peur et du courage.

    Le 26 décembre, la Syrie a connu une de ses journées les plus meurtrières. Soixante à soixante-dix soldats de l'armée ont été abattus alors qu'ils tentaient de s’enfuir des garnisons de Kansafra et Kafr Awid, au nord-ouest du pays. Treize personnes ont péri dans la province de Homs, onze a Deraa, neuf dans l'Idleb, trois autour de Deir Ezzor, un prisonnier est mort sous la torture à Hama. À Damas, les forces de sécurité ont ouvert le feu sur des manifestants dans le quartier de Midane. Le jeudi 29 décembre, alors qu’une mission de la Ligue arabe se rendait dans les régions soulevées, elles ont encore tué vingt-cinq personnes. À Douma, au nord de Damas, elles ont tiré sur l’immense foule qui manifestait place de la Grande Mosquée, au moment même où un groupe d'observateurs arabes arrivait à la mairie. Ce massacre fait douter ceux qui espéraient un cesser le feu avec l’arrivée d’intercesseurs internationaux. À ce jour, selon une estimation de l'ONU, renseignée par l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), la répression en Syrie a fait au moins 5000 morts. Il faut ajouter des milliers de disparus, plus de 10.000 arrestations arbitraires, 15.000 à 20.000 réfugiés, des assassinats ciblés d’opposants, la torture en masse, des viols, des mutilations pour l'exemple.

    Ce 30 décembre, des dizaines de milliers de manifestants ont encore défié la police dans la province d’Idleb. Tous savent ce qu’ils risquent. Pourtant, ils continuent...  Il faut voir les manifestants crier et bondir tous ensemble face aux soldats armés sur les films amateurs d’Internet. Il faut lire les témoignages de leur bravoure sur les blogs, alors que leur sang coule. À quel moment le courage l’emporte-t-il sur la peur ? Quand décide-t-on d’affronter la mort ? De se sacrifier pour une révolution qui avance les mains nues ?

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