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LA FIN DE LA CAPOTE ANGLAISE ?

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NEWS NEWS NEWS. UN GEL MICROBICIDE, ANTI SIDA, ANTI HERPES PASSE AVEC SUCCES DES TESTS D'EFFICACITÉ.

Pour beaucoup d’hommes, elle relevait de la légende, cette crème microbicide qui protégerait contre les maladies sexuellement transmissibles, et d’abord le sida. Elle allait remplacer le préservatif, indispensable bien sûr - même le pape Benoit XVI le reconnaît - mais malgré tout compliqué à poser au moment propice, casse-désir, insensible : un sondage Tasanté.com d’octobre montre qu’en France un quart des garçons et des filles ne l’utilisent pas la première fois. Alors une crème efficace, tueuse de virus, spermicide, pas plus désagréable qu’un gel à l’eau semblait l’alternative bienvenue. Tant pour les hommes rétifs au condom, toujours prompts à se défausser des problèmes de protection sur la gent féminine, mais encore pour l’action anti-sida dans les pays du Sud. Car aujourd’hui, en Afrique, les femmes représentent 60% des contaminés parce que nombre d’hommes refusent le préservatif. Et les études montrent qu’il faudra du temps pour les faire changer de comportement. Or le temps est compté, l’épidémie gagne. Voilà pourquoi des équipes travaillent depuis quinze ans à mettre au point un gel antiviral vaginal qui permettrait aux femmes de se protéger elles-mêmes. Toutes ces recherches ont échoué, jusqu’à l’essai présenté à la conférence de Vienne cet été, et publié dans Science. Elle a été menée dans le KwaZulu Natal, la région d'Afrique du Sud où la séropositivité est la plus élevée au monde, auprès de 889 femmes zouloues de 18 à 40 ans, sexuellement actives. Le gel utilisé, appelé Caprisa, contenait 1% de Tenovofir, un antiviral connu, peu agressif sur les muqueuses. Les résultats font état d’une baisse de 54% de la contamination. Depuis, les recherches continuent pour améliorer l’usage du gel, qui protège aussi de l’herpès. « Nous redonnons espoir aux femmes » a déclaré Michel Sidibé, directeur exécutif de l’Onusida, qui voit là « une arme puissante en matière de prévention. » Alors, une époque historique s’achève, l’ère de la capote anglaise ? Après cette rupture épistémologique, à quand la Caprisa au goût de miel ? (publié dans Le Monde Magazine)

Commentaires

  • J'ai vu votre blog et ce que un grand poste qui a été

  • A part puissants, j'ai juste donné ce sur un collègue qui faisait un peu l'analyse sur ce point. Et il m'a effectivement acheté le petit déjeuner à la suite de Je l'ai trouvé pour lui.

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