Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • BILL ET MELINDA GATES SE DÉCLARENT DES "OPTIMISTES IMPATIENTS" ET DONNENT 90% DE LEUR FORTUNE À LEURS OEUVRES CARITATIVES

    gates.jpeg

     (DR)

    NEWS NEWS NEWS. Bill et Melinda Gates étaient de passage à Londres le 17 ocotbre pour lancer la nouvelle campagne de leur fondation caritative : "Living proof", "Preuve vivante". Ils entendaient montrer comment l'aide humanitaire et médicale arrive à destination, qu'elle sauve des vies par milliers, tous les jours, et qu'il faut en finir avec le cynisme et le scepticisme , aider les associations à continuer à agir. Des films présentant des témoignages d'actions réussies, des "preuves vivantes" ont été présentées à cette soirée, tandis que les Gates appelait l'Etat anglais à investir 0,5% de son budget dans l'entraide internationale. Reportage et entretien

    -------------------------------------------------------------

    « Quelle est pour moi la plus belle image du monde ? » demande Bill Gates au public, avec ses lunettes rondes, son gentil sourire et son allure, il faut le dire, très Grand Duduche. Le tableau de Van Gogh « Les tournesols » apparaît derrière lui. «Est-ce celle-là ?». L’Homme de Vitruve, le dessin de Léonard de Vinci, suit. «Ou celle-ci ?» Voici maintenant le logo de Microsoft « Ou bien celle-là ? » La salle rit, un cliché power point s’affiche aussitôt  : la courbe de la mortalité infantile depuis un siècle. Bill Gates s'exclame : « Voilà la plus belle des images ».La courbe passe de 20 millions en 1960 à 9 millions en 2010.

    Nous sommes à la soirée « Living Proof », « Preuve vivante » organisée par la fondation Bill et Melinda Gates au Musée des Sciences de Londres. Quatre cents personnes venues des ONG, la presse, la recherche et du monde artistique et politique anglais ont été conviées. Preuve vivante ? C’est une campagne mondiale lancée par la fondation Gates et l’association ONE - celle de Bono, récemment très critiquée pour ses dépenses somptuaires - destinée à montrer aux opinions des pays riches, à travers des histoires concrètes et des témoignages filmés, que l’aide aux pays pauvres arrive à destination, s’avère utile. Melinda Gates, chaussures, plates, tailleur marine, à peine maquillée, rejoint son mari sur la scène du petit cinéma du musée : « Vous connaissez les arguments… « Ça ne sert à rien ». « L’argent finance des régimes corrompus ». « C’est un emplâtre sur une jambe de bois »... Nous voulons les détromper. » Elle prendra son temps, didactique, enthousiaste, pour décrire les effets pratiques des grandes actions humanitaires en cours financées par les Etats et les fondations. À chaque exemple, un court film « Preuve vivante» vient illustrer ses propos. Une famille de paysans du Nicaragua raconte les effets bénéfiques de la vaccination contre le rotavirus. Une doctoresse d’Addis-Abeba défend l’ouverture de petites salles d’accouchement dans les villages. Une paysanne de Tanzanie décrit comment la plantation de graines de patate douce l’a sauvé de la faim.

    Lire la suite

  • HEY MISSIS ROBINSON...

    le-laureat-1967-5659-396083557.jpeg

    NEWS NEWS NEWS LE FEUILLETON "COUGAR TOWN" ARRIVE SUR TEVA. VOUS AVEZ DIT COUGAR  ?

    « Cougar town», le feuilleton américain présentant les amours compliquées d’une quarantenaire avec des hommes jeunes arrive sur TEVA. Nous sommes loin de l’archétype de « La femme de trente ans » de Balzac (1842), maltraitée par son mari, prenant son premier et dernier amant avant de devenir une vieille dame. Aujourd’hui, une « cougar » est une femme quarantenaire ou cinquantenaire, active, séduisante, qui cherche ou fréquente des partenaires moins âgés. Elle remet en cause l’idée longtemps arrêtée que passé 40 ans, au contraire des hommes, les femmes ne sauraient séduire des gens jeunes, et plus encore, qu’elles ne sauraient rivaliser avec leurs cadettes et devraient renoncer à la séduction. Depuis 2007, quand le New York Times a consacré « cougar » mot de l’année, les journaux people ont révélé que des stars comme Claire Chazal ou Demis Moore vivent avec des hommes de presque vingt de moins qu’elle, et que Madonna et Sharon Stone collectionnent les « toys boys ». On opposerait que l’argent a toujours été sexy et les gigolos rusés, on se tromperait d’époque. D’abord, les femmes restent attirantes et actives beaucoup plus longtemps qu’à l’époque de Balzac - de fait, en 1967 déjà, Mrs Robinson draguait Dustin Hoffman dans « Le lauréat » tandis qu’aujourd’hui un nouveau genre conquiert le cinéma X, le « Milf » (« Mother I would like to fuck », parfois traduit «Mère inspirant les fantasmes »). Ensuite, les mœurs et le statut des femmes ont changé : pourquoi seul un homme de cinquante ans serait-il un Don Juan riche d’expérience ? Et puis la sociologie montre qu’une vague se lève. En 1986, le journal Newsweek, suite à une enquête démographique, titrait en Une : « Une femme seule de 40 ans a plus de chances de sauter dans un attentat que se marier. » 25 ans plus tard, en octobre 2009, le New York Times révélait que les mariages d’hommes avec des femmes plus âgées avait doublé aux USA. 5,4% avec une différence de 5 ans, 1,4% de 10 ans. Et hors mariage ? L’agence de rencontres Premier Match fait état d’une progression de 30% des échanges entre « cougars » et hommes jeunes. En France, Allocougar.com fondée en 2009 a enregistré 40000 visites la première semaine. A midi, j’y ai mis l’annonce suivante : « Active, cultivée, chic, 47 ans, mariée mais libertine… ». A 17 heures, j’avais 20 messages, 3 hommes de 25 ans, 10 de 30 ans. Hey Mrs Robinson… (publié dans Le Monde Magazine)

  • UNE SOCIÉTÉ RESPIRABLE POUR LES MINORITES

    (DR)gay_pride3.jpeg

     NEWS NEWS NEWS Les personnes transsexuelles - 50 à 60000 en France -ont manifesté fin octobre dans Paris à l’appel du collectif « Existrans ».

    Elles étaient 1500 partipant(e)s selon Act Up, 500 selon la préfecture. Certaines criaient « Mon sexe n’est pas mon genre ». Depuis l’enfance, ils et elles ne se « vivent» pas comme étant des hommes bien que nés mâles, ou à l’inverse se sentent trop masculines pour être des femmes. Elles se situent dans une perspective plus glissante des genres et des sexualités. Beaucoup se travestissent, suivent un protocole hormonal, se font opérer. Dans une société fondée sur le mythe de la dichotomie sexuelle pour qui les humains naissent toujours « femelle » ou « mâle», héritent d’un comportement « féminin » et « masculin », se dire transsexuel ou transgenre dérange. Tout comme les « intersexués », ceux nés avec une sexuation ambiguë, plus ou moins androgyne, estimés entre 2 et 4% de la population - qui manifestaient aussi. Ils échappent à notre classification binaire. Ils interrogent la normalité : homme, vous n’avez jamais éprouvé être féminin, et femme, virile ? Il n’empêche, on les ostracise. En France, l’Etat ne considère plus comme des « malades mentaux » depuis juste quelques mois - « Les psys c’est l’enfer » disait un slogan. C’est toujours un chemin de croix pour ceux qui veulent changer de sexe. L’établissement d’un « consentement éclairé » ne suffit pas. Le libre choix du médecin est impossible. Il faut passer par un centre médical homologué, où certaines équipes hospitalières exigent un « test de vie réel » de deux ans : le demandeur doit se travestir, vivre « comme si », faire ses preuves de déviant en somme. Ne parlons pas du remboursement des actes chirurgicaux ou d’une phoniatrie. Quant à changer d’état civil, juste pouvoir mettre « F » ou « M » sur son passeport, que de complications. Il faut des attestations de moralité, plusieurs tribunaux exigent une expertise psychiatrique. Surtout, la personne doit obligatoirement subir une opération génitale, toujours stérilisante. Or beaucoup ne veulent pas. Ils veulent respirer. La manière de trairer les minorités révèlent si un esociété est respirable(publié dans le Monde Magazine)

    Collectif Outrans : www.outrans.org. Act Up : www.actupparis.org

     

  • CONFERENCE DE NAGOYA. ENTRETIEN AVEC PAVAN SUDKHEV, ECONOMISTE INDIEN, RAPPORTEUR SUR LA VALEUR ECONOMIQUE DE LA NATURE.

    (DR) onziemeheure.jpg

    NEWS NEWS NEWS L'accord adopté ce vendredi 29 octobre à Nagoya (Japon) a été qualifié d’«historique» par de nombreux acteurs politiques et écologiques.  Il  comporte 20 objectifs majeurs visant à stopper la perte de biodiversité d'ici à 2020. À cette date, au moins 17% des aires terrestres et des eaux intérieures, ainsi que 10% des aires marines et côtières devront être protégées - contre respectivement 12,5% de la surface terrestre et moins de 1% des océans aujourd’hui. Par ailleurs, au moins 15% des écosystèmes dégradés devront être restaurés. Un autre objectif prévoit « de supprimer, de réduire progressivement ou de réformer » les subventions néfastes à la biodiversité d’ici à 2020 au plus tard. Le taux de perte de tous les habitats naturels, dont la forêt, devra être réduit d’au moins 50% voire annulé, lorsque c’est possible. Toutes les espèces connues et menacées d'extinction devront également être sauvées d'ici à 2020. Un dernier objectif concerne la protection des récifs coralliens.

    On regrettera que ces choix stratégiques ne constituent qu’un engagement « moral » et ne soient pas contraignant juridiquement, mais c’est là un premier pas décisif dans la reconnaissance de l’urgence de protéger les écosystèmes – le fondement même de notre survie terrestre... Quelque jours avant l’ouverture de la conférence de Nagoya, j’ai interviewé l’économiste indien Pavan Sudkhev, qui a été le rapporteur attendu d’une enquête de trois années sur les valeurs économiques des écosystèmes – l’équivalent du "rapport Stern", mais pour la biodiversité. Selon Pavan Sudkhev, il nous faut d’urgence, partout, comme il l’a déjà fait en Inde, évaluer le « capital naturel » pour mieux en faire comprendre les enjeux au monde capitaliste ? Sans reconsidérer la "valeur ", jusqu'ici reniée et invisible, des services rendus par la  nature et les coûts colossaux de sa dégradation, comment la protéger et fonder une nouvelle économie - un developpement fondé sur le renforcement de la biodiversité et son obligatoire durabilité. Une question se pose aussitôt : n’y-a-t-il pas dans ces "éconoimcs of biodiversity" un risque d'une financiarisation de la nature, se faisant au détriment des pays pauvres, et plus généralement de l’humanité entière et la biodiversité elle-même. ? Le capital de la nature n’est-il pas inestimable, et toute évaluation dangereuse ? Entretien (publié dans le Monde Magazine, octobre 2010)

    Lire la suite