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  • ANNEE 2010 SACREE ANNEE DE LA BIODIVERSITE. LE PHILOSOPHE DOMINIQUE LESTEL NOUS PARLE DES MACHINATIONS CONTRE L'ANIMAL DANS LA REVUE RAVAGES (DANS TOUTES LES BONNES LIBRAIRIES)

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    NEWS NEWS NEWS. L’année 2010 a été sacrée « année de la biodiversité » par l’ONU. Il était temps. Aujourd’hui nous vivons la « sixième extinction » terrestre. Nous voyons disparaître des dizaines d’espèces chaque jour, à un taux 100 à 1000 fois supérieur qu’il y a 3000 ans, alors que 6000 espèces sont menacés de disparition rapide - parmi lesquelles les grands poissons et les grands singes mais aussi les insectes pollinisateurs. Cette fois, ce n'est pas la conséquence d'un accident cosmique, ou une explosion tellurique. Elle provient des comportements massivement agressifs pour la biosphère terrestre d'une seule espèce animale arrogante et conquérante, l’Homo sapiens sapiens, le troisième chimpanzé. La biodiversité ? Ecosystèmes menacés, espèces en voie de disparition, boulimie de viande, élevage de masse dans des conditions affreuses, massacres routiniers des abattoirs industriels, abattages des troupeaux suite à la crise de la vache folle, destruction en série de grandes espèces décrétées « nuisibles »… ainsi nous machinons les bêtes. Nous commençons à comprendre les convergences inquiétantes entre une hyper-rationalité occidentale dévoyée et les sacrifices antiques.

    En regard de cette actualité, un entretien avec le philosophe Dominique Lestel, auteur du livre de référence « Les origines animales de la culture » (Champs/Flammarion), maître de conférences à l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm où il enseigne l’éthologie cognitive dans le Département d’Etudes Cognitives et l’anthropologie philosophique dans le Département de philosophie. Il a été publié dans la revue RAVAGES - n% 3, "ADIEU BEL ANIMAL"-, à côté d'entretiens et de textes de Jared Diamond (auteur de "Effondrement", Nrf), Franz de Waal (éthologue, spécialiste des bonobos), Elzabeth de Fontenay (auteur du "Silence des bêtes"), Fabrice Nicolino(auteur de "Bidoche"), Joeclyn Porcher (sociologue, spécialiste de l'élevage), le Capitaine Watson (co-fondateur de Greenpeace, eco-pirate). RAVAGES (éditions Descartes&Cnie) est en vente dans toules les bonnes librairies.

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  • POLICE SCIENTIFIQUE. GARE AU TOUT ADN

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    NEWS NEWS NEWS Les enquêteurs de la police scientifique sont les nouveaux héros des séries américaines - "Les Experts" - et françaises - RIS Police scientifique. En France, chaque semaine une analyse ADN fait la Une de la presse, ou lors d'un procès médiatisé - on l'a vu cet automne, quand a beaucoup parlé des traces ADN sur l'enveloppe des ou du corbeau de l'affaire Grégory, ou récemment, pendant la cavale de Jean-Pierre Treiber… Au delà du battage et des prouesses des agents des feuilletons, comment travaille la véritable politique scientifique française ? Pour Le Monde Magazine (09/01/10), j'ai pu pénétrer dans les laboratoires de Marseille et de Lyon, été rencontré des chercheurs passionnés par le travail d'enquête de police comme par les  responsabilisés qu'implique leur déontologie. J'ai pu aussi constater le poids croissant, parfois inquiétant, des fichiers ADN dans la résolution des enquêtes criminelles.

    1- Où nous assistons au tour d’horizon matinal du laboratoire de police scientifique de Marseille

     

    Tasse de café en main, la responsable de la section «Biologie» ouvre la discussion dans une petite pièce basse.

     

    -Nous avons des traces capillaires dans la 4522, l’affaire du vol avec séquestration de personnes âgées. Des cheveux ont été trouvés sur les adhésifs qui les ont attachés.

     Les huit chefs de service du laboratoire de police scientifique de Marseille, des ingénieurs, des anciens doctorants, habillés casual, se retrouvent pour le tour d’horizon du matin - la « revue de la demande ». Philippe Shaad le directeur, le seul à porter cravate, prend un air sévère.

    -Il faut essayer de traiter en priorité.

    Ce matin-là, 16 dossiers et 58 scellés sont arrivés pour la seule biologie, transmis par des services de police pressés. La plupart proviennent de vols et cambriolages. On compte plusieurs prélèvements d’ADN sur des « individus » (la police parle toujours d’ « individu »), des tâches de sang et un écouvillon passé sur le câble d’un téléphone.

    -L’autre urgence, c’est la 4777, l’homicide avec présomption de viol, continue la responsable « biologie ». Nous avons 21 coups de couteau, du sang. Le corps a été déplacé, il faudrait regarder si on trouve des végétaux. Il est resté dehors longtemps, et comme il a beaucoup plu, j’ai peur que l’ADN ne soit pas parlant. Il faudrait refaire des examens, et se concentrer sur la voiture, la mettre sous scellé… on trouvera peut-être des traces utilisables.

    -Bien, je vais appeler le commissaire, fait le directeur. On le sent sous pression. Accélérer le résultat, c’est son travail - « je dois fluidifier » dit-il. L’INPS Marseille traite 500 affaires par mois, des milliers de scellés. Depuis la loi Sarkozy de 2003 sur la « Sécurité intérieure » et le prélèvement méthodique d’ADN par les forces de l’ordre, les requêtes auprès de la police scientifique ont monté en flèche. « Nous passons de l’artisanat à l’industrie » explique le directeur.

    La parole aux « Incendies-explosions ». Ce matin-là, un règlement de compte à l’arme lourde fait la Une des journaux marseillais...

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