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  • LA MULTIPERSONNALITE, PHENOMENE D'EPOQUE ?

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    NEWS NEWS NEWS Le dernier film d'Agnes Merlet "Dorothy" et son actrice Jean Murray (photo) - jouant son personnage de 7 à 17 ans, incroyable - resteront comme une des sombres surprises de cet été 2008. Découvert grâce au bouche et oreille, "Dorothy" met un scène un cas de multipersonnalité au coeur d'une société sclérosée et religieuse - une île au large de l'Irlande. La psychiatre ­ qui découvre Dorothy est interprétée par Carice Van Houten, la révélation du Black Book, de Verhoven. Suspense et angoisse se voient distillés avec une économie et un sadismes consommés - parfois on pense à "L'exorciste" - jusqu'à la révélation finale.
    n22865.jpgUn cas fameux de multipersonnalité a été longuement décrit dans un ouvrage-document, c'est celui de Billy Milligan, surnommé "L'homme aux vingt-quatre personnalités" : vingt quatre personnages en effet, parmi lesquels plusieurs enfants, et plusieurs femmes, se disputaient son esprit. Son cinéma intérieur - le dictionnaire de la psychiatrie américaine parle de "trouble dissociatif de l'identité - a été formellement découvert et reconnu par plusieurs psychiatres suite à son arrestation, dans le cadre d'un faits divers.

    Au cours d'un reportage aux Etats-Unis, j'ai rencontré son biographe, l'écrivain de science-fiction, Daniel Keynes, ses proches, et le médecin psychiatre qui l'a suivi. J'ai même parlé à Billy Milligan au téléphone. Auquel ? Je ne suis pas encore sûr...

    Ce reportage a été publié dans ACTUEL en 1989 et cette histoire a inspiré mon roman "Avatars" (Flammarion, 2004).

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  • AYAHUASCA, HALLUCINOGENE OU ENTHEOGENE ? LA REVANCHE DES CHAMANES AMAZONIENS

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    (Peinture tentant de représenter des visions sous ayhahuasca)

    NEWS NEWS NEWS L'ayahuasca est un breuvage hallucinogène, purgatif et hypnotique utilisé couramment par les "chamanes" amazoniens - les médecins traditionnels, capables aussi d'entrer en contact avec les "esprits" de la nature. Depuis quelques années, beaucoup d'Européens s'intéressent à cette boisson stupéfiante, pour des raisons diverses - exprimenter une drogue nouvelle, découvrir une plante aux effets "mystiques". Si bien que des « ayahuasca tours », assistés par des prétendus « chamanes », se développent en Amazonie depuis quelques étés. En marge, de nombreux voyageurs passionnés par les psychotropes et les « plantes sacrées » tentent d’approcher les chamanes par eux-mêmes. Ce n’est pas évident. Dans ces pays, le "gringo" signifie « dinero », et les faux chamanes prospèrent. En même temps, des centres luxueux s’ouvrent dans toute l’Amérique amazonienne proposant des semaines de "développement personnel" et de retour à la nature où l’ayahuasca est au menu.
    Cette nouvelle vogue pour les chamanes, souvent empreinte d'un intérêt
    empathique ou politique pour des peuples et des cultures menacés, parfois teinté de romantisme écologique et de mysticisme, fleurit aussi dans les essais (des dizaines en français, du sérieux au fumeux) et la littérature. Côte cinéma, Oliver Stone présentait un Jim Morrison sous influence chamanique dans son film « The Doors » (1991). Depuis, Yan Kounen a réalisé le western psychédélique « Blueberry »(2004), avec son duel final sous ayahuasca, et un documentaire sur les cérémonies des chamanes Shipibo, « D’autres mondes » (2004), enrichi d'entretiens avec diverses artistes et chercheurs sur l'usage des psychotropes. Yan Kounen vient de publier un livre d'entretiens avec l’anthropologue Jeremy Narby - auteur du « Serpent Cosmique » (Georg), thèse fantaisiste, mais documentée, sur l’ayahuasca – et Vincent Ravalec – auteur du livre-témoignage  : « Bois sacré. Initiation à l’iboga » (Diable Vauvert, 2004). L'ouvrage s'appelle « Plantes et chamanisme » (Mamaeditions, 2008)

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    REPORTAGE...
    Kajuyali Tsamani verse le jus noir d’une bouteille dans un seau de plastic. C’est une décoction d’ayahuasca, le mystérieux breuvage des chamanes amazoniens. Il ajoute trois bons litres d’eau, remue à la spatule, une mousse marron apparaît. Kajuyali Tsamani est un « curandero », un guérisseur de la Colombie andine. La mixture ressemble à du chocolat. Je goûte. Très amère. « Je la caramélise pour mieux la conserver, et lui enlever son amertume » explique-t-il, souriant - il sourit toujours. Il porte une chemise blanche, un chapeau perlé, une bague à tête de jaguar. Nous quittons la petite tente pour rejoindre le grand marabout où doit se dérouler la « cérémonie ». Nous sommes dans la campagne hollandaise...

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