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JANE GOODALL. "CHACUNE DE NOS BOUCHéES CHANGE LA FACE DU MONDE"

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NEWS NEW NEWS JANE GOODALL publie chez Actes Sud un nouvel ouvrage "Nous sommes ce que nous mangeons". Née à Londres, en 1934, JANE GOODALL a bouleversé l'étude du comportement animal, en commençant par les chimpanzés dont elle a montré leur capacité à fabriquer et utiliser des outils. Son dernier livre est un cri d'effroi face à notre comportement alimentaire. Elle y révèle, suite à une enquête de plusieurs années, les grandes menaces qui pèsent sur les ressources naturelles à la base de l'alimentation de l'homme et des animaux : déforestation, surexploitation des sols, élevage intensif, pollution des océans tandis que la disparition des espèces s'accélère. Si le constat s'avère, hélas, connu, le mérite du livre du Dr Jane Goodall est de proposer des réponses immédiates. Une nouvelle politique agricole, une meilleure éducation alimentaire des enfants, un approvisionnement de proximité, la préservation des ressources en eau et en énergie, jusqu'au végétarisme
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« WOU ! HOU ! HOU ! HOU ! WOU WOU ! ». Jane Goodall crie à la tribune. Frêle silhouette, cheveux blancs, visage illuminé.
Les trois cents lycéens croulent de rire. «Elle vous a adressé un bonjour en chimpanzé» leur explique le traducteur. Les gamins, des tous jeunes, du CM2 à la troisième, repartent à pouffer. Ils viennent d’écouter sagement le discours de Monsieur le Ministre de l’éducation, Xavier Darcos, qui s’est excusé d’être si long. La tension se relâche. Bien vite un collégien demande la parole, Jane Goodall connaît-elle d’autres expressions en langage singe ? Elle se lève aussitôt, et lance. « Je vais vous raconter comment j’ai accueilli votre président au Gabon cet été. » Elle demande au traducteur de jouer le rôle de Nicolas Sarkozy. « Vous savez, explique-t-elle, marchant vers lui en se déhanchant, chez les chimpanzés, hélas, les femelles, hélas, doivent d’abord faire des signes de soumission pour aborder un mâle dominant… ». Elle avance baissant la tête, criaillant « HEU ! HEU ! HEU ! ». Puis elle se jette au cou du traducteur en poussant de joyeux gémissements.
« Cela veut dire « Bonjour Monsieur Sarkozy » ! »
Rigolade générale.

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Les collégiens sont venus à l’Ecole de la Chimie de Paris rencontrer l’extraordinaire docteur Jane Goodall dans le cadre de la campagne « L’Ecole agit », décidée pendant le Grenelle de l’Environnement. Des appels à « projet écologique » ont été lancés dans tous les lycées et collèges de France. Aujourd’hui, les élèves du sud de Paris viennent les exposer à la primatologue. Un micro circule. Un bout de chou de fillette en CM2, un gamin tout rouge de sixième, un gominé fiérot de troisième, expliquent comment ils récupèrent les papiers, trient les déchets. L’un réclame de l’aide : « Nous voudrions recycler, mais nous n’avons aucun moyen ! ». Emue, Jane Goodall encourage les uns, félicite les autres. Elle interpelle le ministre . « Je ne dirais pas que les enfants « héritent » de notre monde. Ce n’est pas un cadeau !». Elle brandit un singe en peluche qui a été fabriqué par son ami « Gary », un enfant aveugle qui, raconte-t-elle, fait de la plongée sous-marine, du ski nautique, sculpte. À le voir personne ne devine sa cécité. « Tout est possible ! » s’écrie-t-elle. Elle impressionne.

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La nouvelle éthologie
Le docteur Jane Goodall a bouleversé les sciences de la nature, l’ éthologie, toutes nos conceptions bornées sur les « animaux-machines » – des mauvais prétextes, dit-elle, pour les massacrer. Elle a mené sur les rives du lac Tanganyka en Tanzanie la plus longue enquête jamais faite sur les chimpanzés, vivant parmi eux, les étudiant jour et nuit. Elle a observé que les singes effeuillaient des brindilles et s’en servaient pour « pécher » des fourmis, connaissaient plusieurs plantes médicales, cassaient des noix avec des pierres. Elle a montré qu’ils développaient chacun une personnalité, formaient des familles, se reconnaissaient dans une flaque d’eau, transmettaient des connaissances apprises à leurs petits. Ses recherches, comme celles de Diane Fossey avec les gorilles et Frans de Wall les bonobos, ont fait reculer le « propre de l’homme ». Elles ont révélé l’usage d’outils, une conscience de soi, l’usage de symboles, des formes de ruse, de « politique » et de « culture » chez les grands singes. Elles ont révélé que nous étions « le troisième chimpanzé », leur proche cousin. Des découvertes qui rendent leur extinction annoncée encore plus odieuse. Aujourd’hui les instituts Jane Goodall comptent trente-huit bureaux à travers le monde (en France, www.janegoodall.fr), se consacrent à la protection des grands primates, la création de sanctuaires animaliers, l’amélioration des zoos (ChimpanZoo), l’étude des animaux, la reforestation et le développement (Africa Programs). Quelque neuf mille groupes « Jane Goodall - Roots and Shoots » destinés à sensibiliser les écoliers à la destruction de l’environnement ont été formés à travers 95 pays. Jane Goodall a été honorée pour ses travaux par la National Geographic Society, reçu la médaille Benjamin Franklin pour les Sciences de la Vie, le titre de « messager de la paix » des Nations Unies, la récompense Gandhi-King pour la non-violence - et la légion d’Honneur française. Elle est l’auteur de plusieurs livres, essais et articles d’éthologie importants. Elle sillonne désormais le monde pour alerter l’opinion. Elle passe à Paris en cette fin janvier pour lancer un nouveau combat, défendu dans son dernier ouvrage : « Nous sommes ce que nous mangeons » (Actes Sud).
Pourquoi s’intéresse-t-elle à la nourriture, aujourd’hui ? À cause des animaux encore. D’entrée d’entretien, sa colère gronde. « Quand des gens me disent qu’ils sont révoltés par les traitements que nous infligeons aux animaux, cela me met en rage. Que font-ils pour les empêcher ? Quels animaux mangent-ils tous les jours ? Aident-ils les populations défavorisées qui tuent les espèces menacées pour se nourrir ?».
Jane Goodall est une vieille dame indignée. Il y a de la suffragette anglaise, de l’anarchiste activiste derrière ce sourire lumineux.
Notre boulimie de viande
En arrivant à l’Ecole de la Chimie, elle courait dans l’escalier. « Je fais un peu de gymnastique. Je suis végétarienne, regardez comme je suis en forme. Nous pouvons tout à fait nous passer de viande vous savez ! ». Dans son livre, Jane Goodall dénonce notre « boulimie » occidentale de viande. Elle en énumère les conséquences, comme l’avait déjà fait l’économiste Jeremy Rifkin dans son étude « Beyond Beef », « Au delà du bœuf » (Plume, 1993). Les chiffres qu’ils citent effraient. 1,2 milliard de bœufs, vaches, veaux et moutons vivent sur terre, destinés à l’abattage : 100.000 bovins sont abattus par jour aux Etats-Unis, 3 000.000 par an en France. Ce véritable continent d’animaux de boucherie, et la monoculture céréalière qui l’accompagne, occupent 25% des terres cultivées planétaires. Un tiers des céréales mondiales nourrit le bétail que dévorent un demi-milliard d’Occidentaux trop gras. Au Brésil, 23% des terres arables vont à l’alimentation du bœuf exporté, au détriment du maïs et des haricots noirs, nourriture de base des paysans. 90% du bœuf du Guatemala, pays en malnutrition, part aux Etats-Unis. 50 000 tonnes de bœuf, soit 440 millions de hamburgers, passent de l’Amérique du Sud et Centrale aux Etats-Unis.
Les conséquences ? Beaucoup d’obésité. 6,7 milliards de hamburgers sont vendus aux Etats-Unis chaque année dans les fast-foods. Un Américain entre 7 et 13 ans mange 6,2 hamburgers par semaine, presque un par jour. Beaucoup d’eau dépensée. Selon Rifkin, 50% de l’eau consommée aux Etats-Unis sert à l’élevage. Beaucoup de méthane. Les défections et pets des animaux émettent quantité de méthane, dont la molécule accumule vingt-cinq fois plus de chaleur solaire qu’une molécule de CO2. 60 millions de tonnes de méthane sont libérées chaque année dans l’atmosphère suite aux chieries bovines. Cela réchauffe.

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« Au départ, je voulais juste écrire un livre de recettes végétariennes, explique Jane Goodall avec son joli sourire de grand-mère. Et puis j’ai commencé a enquêté sur la façon dont le monde se nourrit. J’ai été épouvantée. Nous avons perdu la raison ! » Son ouvrage commence par un hommage à la cuisine française et notre tradition de pays « gourmet ». Elle y décrit sa fascination pour toutes les expressions culinaires hexagonales importées dans la langue anglaise, apéritif, croquette, consommé, croûtons, flambé, hors d’œuvre, gratin, quiche, liqueur mayonnaise marron glacé, petits fours, soufflé… Ensuite, elle s’étonne qu’entre 1997 et 2003 l’obésité ait augmenté de 15% en France – que 11,6% d’adultes et 15% y souffrent de surpoids. Le docteur Jane Goodall a une explication.
« La multiplication des fast-foods, la mondialisation d’une cuisine bon marché à base de viande et d’huiles sursaturées, voilà ce qui a altéré la tradition française du bien manger, son goût pour les produits frais et de terroir.
-Madame Goodall, vous n’allez pas convaincre les Français de devenir végétariens…
-Ils pourraient manger moins de viande. Ils pourraient s’interroger sur l’élevage et l’abattage de masse, se demander quelle philosophie justifie toutes ces souffrances. Pensez à ce qu’est la vie d’une merveilleuse vache, élevée en prison, piquée aux hormones, s’effondrant sur elle-même, souvent envoyée à l’abattoir consciente, écorchée vive.
-Ecorchée vive ?
-Je n’invente rien. De nombreux animaux meurent dans des conditions effroyables, dépecés encore vivants, lisez le reportage de Gail Eisnitz sur les abattoirs de Chicago, « Slaughter House » (The Shocking Story of Greed, Neglect, and Inhumane Treatment Inside the U.S Meat Industry, Prometheus Books, 1997). Avez-vous déjà approché une vache ? Enfant, j’allais à la ferme de ma grand-mère dans le Kent. Les vaches répondaient à leur nom, nous connaissions la personnalité de chacune, le troupeau paissait dans un pré de trèfles, changeait de pâturage. Ensuite, nous y mettions les cochons qui retournaient la terre, dévoraient les bouses, éliminaient bactéries et parasites. J’adore les cochons. Ce sont des bêtes très intelligentes, joueuses, affectueuses, comme les chiens. Quand on pense qu’ils sont enfermés dans des porcheries minuscules où règnent une odeur d’enfer, alors qu’ils possèdent un odorat extrêmement fin ! En mangeant tous ces animaux, qui ont longtemps été nos dieux, nos proches, nous mangeons leurs souffrances, nous incorporons les tortures qu’ils subissent. Je ne peux pas l’oublier. »

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Testé sur l'animal, testé sur l'homme
De la façon dont l’homme traite les animaux, il traitera les humains. C’est un des thèmes récurrents chez Jane Goodall. Testé sur l’animal, testé sur l’homme. « Prenez, les premières chaînes de montage des usines Ford, elles ont été copiées sur le modèle des abattoirs. Ce n’est pas par hasard ». Henri Ford, selon elle, avait remarqué que de parcelliser les opérations d’écorchage, faire tourner les carcasses d’un poste à l’autre, concentraient les employés sur une activité mécanique - qui leur évitait toute réflexion. On abattait plus des bêtes, on abattait un travail. Sans état d’âme. En appliquant ces méthodes aux humains, Henri Ford a inauguré le « fordisme » et les « temps modernes » décrits par Charlie Chaplin. L’ère industrielle qui a déshumanisé le travail – et le travailleur. Jane Goodall développe ces idées très loin. Les conséquences logiques du travail à la chaîne combiné à l’industrie de l’abattage, affirme-t-elle, ce sont les camps d’extermination nazis.
« Tout les grands mangeurs de viande devraient lire l’essai de Charles Patterson, « Eternal Treblinka » (« Notre traitement des animaux et l’holocauste », Lantern Books, New York 1993), où il cite des témoignages de rescapés des camps et des textes du grand écrivain Isaac Bashevis Singer dénonçant l’abattage industriel. Beaucoup de gens lui reprochent de comparer le massacre des prisonniers à celui des animaux, de déconsidérer les humains et les placer au même niveau que les bêtes. Mais la cruauté ne se divise pas ! Dès que nous ne considérons plus les humains comme tels, nous les traitons dit-on « comme des animaux ». Or traiter sans aucune compassion les animaux, les considérer comme des objets industriels et plus comme des espèces souffrantes, est déjà une cruauté indéfendable. »
Sa colère scintille. Mais doit-elle aller jusque là, comparer l'holocauste à l'abattage animal, des activités destinées à nourrir les hommes avec d'autres destinées à les détruire, pour se faire entendre ? Ne risque-t-elle pas la cacophonie ?

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Nous nous dévorons nous-mêmes
Evaluer les conséquences incalculables de chaque bouchée de nourriture, voilà la nouvelle quête de Jane Goodall. Prenez juste un sushi. La semaine de notre rencontre, le Fonds Mondial pour la Nature (WWF) appelait solennellement les grandes surface à cesser de vendre du « thon rouge », le grand thon fuselé de Méditerranée. Il disparaît à jamais, dégusté dans tous les restaurants japonais d’Europe. Jane Goodall hausse les épaules à cette nouvelle. Rien ne l’étonne plus depuis qu’elle mène ses recherches. Beaucoup de grands poissons sont condamnés à court terme, elle en dresse la liste dans son ouvrage au chapitre « Le pillage des mers et des océans ». D’après des enquêtes canadiennes récentes, le saumon boccacio, la raie tachetée, le chevalier cuivré, le colin, l’églefin, l’espadon, le capelan, le thon, la morue (ou cabillaud) sont tombés en Atlantique en dessous des 10% de leurs populations de 1950.
« Quand j’étais petite, la morue était considérée comme le « pain de la mer ». Elle coûtait très peu cher. Nous en achetions dans les « fish and chips » et les emportions chez nous dans du papier paraffiné. Aujourd’hui, la morue est en voie d’extinction. Tout comme le saumon sauvage. Nous mangeons des saumons d’élevage entassés dans des fermes piscicoles où on les nourrit avec des petits poissons, décimés à leur tour. Ils attrapent des poux de mer qui se répandent hors des cages et exterminent les espèces sauvages. Ils présentent des ulcères, des maladies du foie, deviennent obèses. Les producteurs les traitent avec des antibiotiques et des hormones de croissance. Ils les inondent avec des colorants roses pour que leur chair soit présentable dans les supermarchés. Des études menées par la biologiste Angela Morton en Colombie-Britannique ont montré qu’ils étaient infestés par des bactéries résistant à 11 antibiotiques sur 18. »
Le dcoteur Jane Goodall ne se lasse pas d’égrainer les absurdités associés à ce qu’elle appelle l’« agrobusiness ».
« Prenez l’usage méthodique des semences à rendement élevé. Elles finissent par appauvrir dangereusement le patrimoine génétique des plantes mondiales. En 1970 dans toute l’Asie, les semences de riz ont été attaquées par un virus. Les scientifiques ont cherché partout une espèce résistante. Ils en ont trouvé une seule, dans une vallée indienne reculée. Aujourd’hui, cette vallée a été submergée par un projet hydro-électrique. Que se serait-il passé, si cela était arrivé avant ?»
Quand elle parle des OGM, c’est pour répéter ce qu'elle affirme dans son essai, citant plusieurs sources qui méritent certainement une contre-enquête : « De très nombreuses anecdotes montrent que les animaux ont une aversion naturelle pour les OGM. Ainsi les oies sauvages ne vont jamais dans les champs de colza à graines modifiées. En Amérique, des éleveurs ont constaté que les vaches préfèrent le maïs naturel au maïs Bt, les porcs dédaignent les rations OGM. Quant aux ratons laveurs, ils dévastent les champs bios, pas les autres. Pourquoi ? Ils développent des sens plus acérés que les nôtres. Une étude systématique faite en Angleterre par le chercheur Arpad Pusztai a montré que les pommes de terre Bt rendent malades les rats de laboratoire. Ce chercheur a été suspendu, puis, heureusement, réhabilité par la revue The Lancet." Toutes ces affirmations sur la méfiance des animaux vis-à-vis des OGM sont-elles fondées ? En quoi cela concerne les humains ? Ce serait un reportage à faire.
Derrière sa critique de la nourriture industrielle, les animaux restent toujours au cœur de ses préoccupations. « En Amérique, les produits chimiques agricoles tuent à peu près 67 millions d’oiseaux chaque année. En Iowa, on ne les entend plus saluer le printemps sur les terres cultivées. « Silent spring », « le printemps silencieux », la prophétie de Rachel Carson, une des initiatrices du mouvement écologique des années 1960, semble en passe de se réaliser. C’est affreux… ».

Boycott et nourriture bio

Quand on oppose à Jane Goodall qu’il faut bien développer une agriculture intensive pour nourrir une population – galopante - de plus de six milliards d’humains, tandis que les prix des denrées alimentaires de base et des céréales augmentent partout, avec les risques de famine que cela entraîne, elle se fâche.
« Je crois à l’avenir du mouvement de culture biologique.
-Mais il ne suffira pas...
-Les jeunes générations comprennent, je le vois dans toutes mes conférences. Elles vont boycotter la nourriture industrielle, elles vont changer leur manière de se nourrir, et cela va gagner le monde…
-Vous voyez des signes d’optimisme ?
-Partout. En 1990, aux Etats-Unis, les consommateurs ont acheté pour 1 milliard de dollars d’aliments et de boissons issus de l’agriculture « organique ». En 2002, ce chiffre atteignait 11 milliards. Que se passera-t-il en 2020 ? Résultat immédiat, de plus en plus de fermiers américains choisissent de se convertir aux méthodes biologiques. On comptait en 1997 485.000 hectares «bio». Ils avaient doublé en 2004. C’est très encourageant. Il faut aussi voir les rendements. Pendant la sécheresse de 1998, les exploitations «organiques» américaines ont donné des récoltes beaucoup plus abondantes que les fermes industrielles. Cela commence à se savoir... Même si notre vieux monde industriel, voué au profit rapide, ne change pas par préoccupation éthique ou par compassion pour les animaux, il devra bien évoluer ne serait-ce que pour survivre. Cela me rend optimiste ! ».
Revoilà son sourire illuminé.

Commentaires

  • J'adore terriblement cette thèse! C'est très agréable à consulter!

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