jeudi, 31 mai 2007
L'AMERIQUE SE MET AU VERT.
NEWS NEWS NEWS Le "G8", le sommet des grandes nations industrialisées qui doit se tenir à Heiligendamm en Allemagne, risque de tourner à l'affrontement sur les questions environnementales. Dans sa réponse au pré-projet de déclaration commune, les chapitres traitant du changement climatique et des émissions de dioxyde de carbone ont été biffés par les Américains. «Le traitement de ces questions va à l’encontre de notre position d’ensemble et franchit plusieurs lignes rouges que nous ne pouvons pas accepter" a déclaré le porte-parole de Georges W Bush.
En regard de cette prise de position américaine, très critiquée en Europe, voici une enquête sur l'essor de la prise de conscience environnementale aux Etats-Unis, que ce soit parmi les grands dirigeants d'entreprise, les gouverneurs d'états ou encore les chercheurs et les promoteurs de technologies propres. Alors que leur gouvernement, désormais minoritaire, n'a pas toujours ratifié les accords de Kyoto, beaucoup d'entre eux ont commencé de mener une politique économique et industrielle "verte", et investir des sommes importantes dans ce que les "start up" de la Silicone Valley appellent déjà du nom de code "CLEAN TECH"
(article publié dans le Monde 2, mai 07)
----------------------------------------------------------------La scène se déroule le 15 février 2007 au bureau 407 du Sénat américain. Trois grands patrons de l’économie mondiale, trois pollueurs avérés – B.P le troisième groupe pétrolier au monde, DuPont le consortium de la chimie et la biologie, PG&E le groupe de gaz et d’électricité californien – rencontrent le Comité de l’Environnement et des Travaux publics de la noble assemblée. Cette fois les trois hommes ne sont pas venus batailler pour éviter toute régulation de leur production de gaz à effet de serre. Mais pour la généraliser à tout le pays.Scène inconcevable il y encore quelques années, Chad Halliday le CE0 de DuPont, très mobilisé, déclare : « Un action rapide devant le Congrès s’impose pour lutter contre le réchauffement climatique. » Le sénateur républicain John Warner répond : « Vous avez capté notre attention ». Aujourd’hui la prise de conscience des énormes risques économiques associés au réchauffement s’accélère chez les p.d.g des sociétés américaines. Ainsi Chad Halliday et la société DuPont ont rejoint le Climate Action Partnership (CAP), qui regroupe déjà quelques géants industriels de l’Amérique : Caterpillar le célèbre motoriste et manufacturier, Alcoa le plus gros producteur d’aluminium, General Electric le premier conglomérat mondial produisant énergie, réacteurs d’avion, matériel d’éclairage, électroménager, produits financiers - son CEO, Jeff Immelt, déclarait en 2005 : « Désormais les relations entre le business et l’écologie deviennent « win win », «gagnant gagnant ».
Ces dirigeants, jusqu’ici partisans du scénario « business as usual » - développer les affaires et les entreprises avec un souci écologique minimal - siègent désormais épaule contre épaule avec des activistes d’ONG comme le Natural Resources Defence Council ou le World Resources Institute. Ils élaborent ensemble un plan national qui devrait forcer toutes les compagnies américaines à réduire leurs émissions dangereuses – et à participer à un marché des droits d’émettre qui assouplirait cette obligation. L’éditorialiste du magazine économique Américain Fortune, commentant ces rencontres au Sénat des « Gris et des Verts », parle d’une date historique : « L’idée de « verdir » le business est passée ce jour-là d’un projet excentrique au mainstream. » Le journal titre « Green is good », et consacre un numéro entier aux entreprises mondiales préoccupées d’écologie : Continental Airlines, Tesco, Alcan, Johnson, etc.
L’éditorialiste prévient : « Non, ce n’est pas seulement un nettoyage par le vert (…) La grande aventure économique du XXIe siècle pourrait avoir commencé. »
SCHWARZENEGGER FAIT DE L’ECOLOGIE POLITIQUE
Le gouvernement Bush n’a toujours pas ratifié les accords de Tokyo, et pourtant l’Amérique se met au vert. A l’avant garde de cette révolution, l’Etat de Californie, dirigée par le gouverneur républicain Arnold Schwarzenegger. En avril 2007, il a tenu à Fortune des propos proches d’un Nicolas Hulot : « Il y a un grand panneau d’affichage dans le Michigan qui m’accuse de coûter 85 milliards de dollars à l’industrie automobile. Ces personnes ont la vue courte, ils ne voient pas l’opportunité de créer un nouvelle industrie automobile avec des voitures propres, des moteurs propres. » Et d’ajouter avec fermeté : « Les solutions seulement associées au marché ne marchent pas. C’est notre boulot, au gouvernement, de dire : voici les nouvelles lois. Vous devez vérifier si le lait vendu est propre. Vous devez inspecter les viandes. Je n’ai jamais pensé que les industriels étaient des bandits. Mais le gouvernement doit dire : voici la nouvelle direction que nous devons prendre (…) En Californie, ce que nous appelons les industries « Clean tech », les technologies propres, sont en train d’exploser. » « Clean Tech », l’expression est devenue un slogan futuriste en Californie, et dans la célèbre Silicon Valley. En janvier dernier, invité par le « Clean Tech Investor Summit » à Palm Springs, l’ancien vice–président Al Gore a assuré devant un parterre où l’on rencontrait des capital-risqueurs fameux comme Vinod Khosla, des têtes-chercheuses de la « Valley » et des dirigeants de Dow Chemical, General Electric ou Tesla Motors : « Les technologies propres deviendront un passage obligé où de plus en plus d’investissements et d’énergie vont converger (…) La « clean tech » est la clef qui nous donnera les moyens de changer les conditions qui sont à l’origine de la crise climatique actuelle (…) Vous allez ouvrir la route et redonner un avenir à cette civilisation. »
Cet appel solennel donne la mesure de la mobilisation des esprits sur ces questions aux Etats-Unis. En écho à Al Gore, le gouverneur démocrate du Nouveau Mexique Bill Richardson a comparé le défi des technologies propres à celui de l’aventure de la conquête de la Lune - sauf qu’il s’agit de reconquérir notre propre Terre.

Depuis 3 ans, le secteur « Clean-Tech » américain connaît une expansion continue, qu’il soit soutenu par le capital-risque de la Silicon Valley, ou par des investisseurs industriels. Pour s’en convaincre, un indicateur de tendances existe depuis 2002, le « Clean Tech Trend ». Son rapport 2007 vient d’être publié. Un de ses initiateurs, Ron Pernick, analyste des marchés du secteur, auteur de l’essai « The Clean tech Revolution » (Collins, à sortir en juin 2007), pense qu’une « nouvelle économie » est en train de naître : « Le marché de l’énergie propre, explique-t-il, s’apparente plus au secteur des nouvelles technologies et de l’Internet qu’à celui de la production d’énergie traditionnelle, comme le charbon, le gaz naturel, le pétrole et le nucléaire. » Selon lui, l’économie et l’énergie propres ne demandent qu’à se développer, libérée des contraintes de l’industrie lourde, jouant sur le renouvellement de ses matières premières. Elle parie sur un avenir radicalement différent du nôtre, le seul envisageable à long terme : un monde tournant aux énergies renouvelables (éolienne, solaire, hydraulique, marémotrice, développant le stockage du carbone et des raffineries en circuit fermé), où l’on se déplace avec des voitures hybrides, ou roulant au biocarburant, ou encore avec des piles à combustible ou un moteur à l’hydrogène, où l’on construit des maisons et bâtiments solaires, équipés de nouveaux matériaux isolants.
A lire le rapport « Clean Tech Trends 2007 », le marché global des principales énergies propres – éolien, solaire, biocarburants, piles à combustible, hydrogène – atteignait 39.9 milliards de dollars en 2005, pour 55.4 en 2006. Des projections basées sur ces tendances estiment qu’il quadruplera d’ici dix ans, avec une croissance à 226 milliards de dollars en 2016. « Aujourd’hui le solaire et l’éolien sont devenus d’énormes business, explique Ron Pernick sur le site « Clean Edge ». General Electric vend aujourd’hui des turbines dans le monde entier, à hauteur de 3 milliards de dollars. Sharp, le leader mondial du panneau solaire développe un chiffre d’affaire d’un milliard par an (…) D’autres multinationales comme Archer Daniels Midland, British Petroleum, Toyota participent de cette croissance agressive. L’état fédéral et les gouvernements jouent un rôle clef à travers tous les Etats-Unis, agissant pour devenir des centres attractifs pour les clean tech. »
Aucun nuage à l’horizon de cette croissance accélérée ? De gros orages sont à craindre. « Le coût d’installation des éoliennes, prévient Ron Pernick, augmente de 20% tous les deux ans avec l’élévation des prix du ciment, de l’acier et de la pénurie en turbines. Les panneaux solaires photovoltaïques augmentent avec le prix de la silicone. Les marges de profit sur l’éthanol sont en baisse, avec le doublement des prix du maïs ces deux dernières années. » Mais il reste optimiste, alors que certains analystes parlent déjà d’une possible explosion de la « bulle clean tech » : « Nous pensons que les prix finiront par décroître, précise Ron Pernick, comme cela est arrivé dans les hautes technologies. Ce sera un passage délicat, qui devra être géré avec précaution. » Comment réagit-on chez les experts inquiets du GIEC aux prévisions enthousiastes des promoteurs des technologies propres ? Avec modération. Un rapport tout juste publié propose d’adopter une stratégie beaucoup moins futuriste si nous voulons agir vite, de manière concrète, contre le réchauffement : « De nombreuses ruptures technologiques, lit-on, comme la capture et le stockage du carbone, les énergies renouvelables, les systèmes nucléaires avancés ou l'hydrogène, prendront beaucoup de temps à se répandre. L'amélioration de l'efficacité énergétique actuelle offre bien plus d'opportunités à court terme. C'est pourquoi (réformer) le bâtiment et l'industrie représentent les potentiels les plus importants d'ici à 2030. »
Clean Tech Revolution. Ron Pernick. Collins. Juin 2007
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SENDECOR MOSAIQUE
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The mosaic is a 15 -century –old art
the Mosaic company creates and reproduces tables in panels, Groundsheet, Plateaux of tables...... in mosaics and micro mosaic artical, on our premises, this new interest remains first attached to the reproduction of the Roman mosaics, used generally like decorative elements. The mosaic word according to the etymology of the term indicates a facing, and not a pavement in small marble cubes as the dictionaries indicate it. The word “mosaico” comes from Italy and it has a deformation of the Latin transcription of "moysa", of the Greek "mousa" (the muse).In fact, the Greeks were in the origin of this imagination which 8 century before Jesus - Christ, to cover the grounds of their dwellings covered them white and black rollers with the sometimes encircled reasons for lead to underline geometrical drawings or figurines. Also made use of it to decorate the walls with the caves, of the fountains artificial or natural devoted to Muses.But it is only for the Roman period (1st century after Jesus - Christ) that the decorators start to use the tesselles ones, these small cubes of stone cut very fine for the industry of their . These tesselles in the shape of cubes or dihedrons allowed the execution of true tables of stone painting. And the mosaic became the major art. One could then make use of it to compose of the work reproducing mythological events or f the everyday life events of a great aesthetic value. The Carthaginians which knew the mosaic in Sicily introduced it in Africa. It is to break the monotony of the cement grounds, that several pavements of houses with Kerkouane and Carthage was encrusted with tesselles representing geometrical forms, flowers, fish as well as the sign of Tanit (a surmounted triangle of a bar and a circle) to draw away the bad spirits according to their beliefs. But this world disappeared at the same time with the destruction from Carthage by Romains.It was necessary to wait one century to see the city reappearing and forgetting its sufferings. Under Vespasien, great work of public utility gave place to a considerable economic prosperity and the birth of middle-class local of which some of its members reached the highest loads of the Empire. This new class will not hesitate to call upon the most prestigious architects of the Empire to build the palates and the public buildings and to engage the best mosaïsts to pave the grounds of sumptuous tables. For all these reasons, our company has the most important collection of the mosaic tables and into micro mosaics. Today the mosaic remakes surface. It is chosen by
Ecrit par : essalah | jeudi, 04 octobre 2007
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