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jeudi, 26 avril 2007
JAMES LOVELOCK : "GAïA LA TERRE RÉSISTERA AU RÉCHAUFFEMENT, MAIS L'HUMANITÉ VA SOUFFRIR "
NEWS NEWS NEWS. APRèS LE "RAPPORT STERN" CONSACRé AUX CONSEQUENCES ECONOMIQUES INQUIETANTES DE L'EFFET DE SERRE à MOYEN TERME (2050), LES SCENARIOS SUR LE RECHAUFFEMENT DEVIENNENT DE PLUS EN PLUS INQUIETANTs. VOICI CELUI DE L'ANGLAIS JAMES LOVELOCK, LE PERE DE "L'HYPOTHESE GAÏA" : LA TERRE PENSÉE COMME UN IMMENSE SYSTÈME AUTO-ORGANISÉ, AVEC SES ETATS D'EQUILIBRE, UN TAUX D'OXYGéNE CONSTANT, UN CLIMAT CONTENU ENTRE CERTAINES VALEURS DE CHALEUR. UNE HYPOTHESE AUJOURD'HUI TOUJOURS DEBATTUE, MAIS ETAYEE PAR DES RECHERCHES EN BIOLOGIE TERRESTRE COMME PAR DES CLIMATOLOGUES ET DES OCEANOGRAPHES.
ECOLOGISTE SCIENTIFIQUE, JAMES LOVELOCK VIENT DE PUBLIER UN NOUVEAU LIVRE, "LA REVANCHE DE GAÏA" (FLAMMARION, mars 2007), ET ANNONCE DANS TOUS SES ENTRETIENS UN RECHAUFFEMENT TERRESTRE PLUS RAPIDE QUE PREVU, A L'INSTAR DU CLIMATOLOGUE JAMES HANSEN : CELUI-CI AFFIRMAIT EN SEPT 2OO6 QUE L'ANNEE 2OO5 AVAIT ETE LA PLUS CHAUDE JAMAIS CONNUE, ET QUE LA PLANETE AVAIT CONNU UNE AUGMENTATION DE 0,8° EN UN SIECLE.
A ECOUTER JAMES LOVELOCK, NOUS ASSISTERIONS ENTRE 2030 ET 2050 A UNE GRAVE CRISE ENERGÉTIQUE MONDIALE, DES PENURIES D'EAU POTABLE, UNE MONTEE DES EAUX, UNE DESERTIFICATION ACCELEREE, AVEC DES GUERRES CIVILES MEURTRIéRES POUR LA SURVIE AU SUD. IL APPELLE AU DÉVELOPPEMENT RAPIDE DE L'ÉNERGIE NUCLÉAIRE, "SEULE ÉNERGIE NON POLLUANTE".
EN CONTREPOINT , UN ENTRETIEN AVEC JAMES LOVELOCK FAIT POUR LE MAGAZINE "ACTUEL" EN 1990. JAMES LOVELOCK SE MONTRAIT UN PEU PLUS OPTIMISTE.
(Photo. James Lovelock aujourd'hui) -----------------------------------------------------
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mardi, 24 avril 2007
"Né HETEROSEXUEL ET MIGRAINEUX"
Dans sa réponse, N. Sarkozy confirme le dispositif d’information aux maires dans un but de prévention, tout en convenant que si à terme ce dispositif s’avère « néfaste », il pourrait être revu.
Dans sa réponse, S. Royal prend position contre le dispositif de levée du secret professionnel et d’information du maire et souhaite que les actions de prévention respectent « les droits fondamentaux des personnes », « l’éthique » et « ne soient pas détournées ».
Le collectif "Pasde0deconduite" a publié le 13 avril 2007 un communiqué intitulé : "Non, les gènes ne commandent pas le comportement et le destin des humains", faisant suite à l’utilisation dans le débat politique d’arguments sur l’influence supposée de la génétique sur les comportements.
En regard de ce débat, une réflexion sur l'inquiétante conception de la sexualité supposée par les affirmations déterministes de M. Nicolas Sarkozy (paru sur AgoraVox, le média Citoyen, début mai 2007)
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01:20 Publié dans MAUVAIS ESPRIT | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
jeudi, 19 avril 2007
PROFESSION SALAUD.
Un fait-divers survenu l’hiver 2006. Nous sommes dans un supermarché de la région parisienne, les clients se pressent aux caisses. Une directrice d’école téléphone, veut parler à une caissière car son fils la réclame, les pompiers l’ont emmené en urgence à l’hôpital. Mais le chef refuse de passer la communication à l’employée. Il expliquera : « Si je l’avais prévenue, elle aurait quitté son poste, je n’avais personne pour la remplacer. » Cet homme a donné la priorité au rendement plutôt qu’à un drame personnel. Il a choisi l’intérêt de l’entreprise avant celui de la salariée. Il a privilégié le résultat - le chiffre d’affaires -, quitte à se comporter humainement en salaud. Ce dont l’accusera ensuite la jeune caissière. Comment est-on arrivé là ?
08:15 Publié dans MAUVAIS ESPRIT | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
mercredi, 11 avril 2007
KLEPTOCRATIE, UN MOT D'ÉPOQUE
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NEWS. NEWS NEWS NEWS NEWS. Selon Le Monde.fr, trois documents rendus publics mardi 10 avril par le constructeur EADS, géant de l'aéronautique européenne, les rémunérations des dirigeants du groupe se révèlent outrageusement élévés, en dépit de résultats contestables et d'échecs répétés d'EADS depus plusieurs années : retard sur l'Airbus 380, plusieurs milliers de licenciements annoncés. Ainsi le président d'Airbus, Noël Fourgeard, lit-on sur ce document, a touché "en vertu de son contrat de travail, six mois de préavis, représentant 1 223 317 euros (salaire brut et bonus) et des indemnités de départ de 4 893 268 euros, soit deux ans de salaire brut annuel". Soit 6,1 millions d'euros. Ajoutez une indemnité liée à une clause de non-concurrence de deux ans, qui représente un montant brut mensuel de 101 917 euros, soit 2,44 millions €. Le départ de M Fourgeard, en plus de son échec sur l'A380, avait été décidé suite une polémique sur l'exercice contesté de stock-options. M.Forgeard avait en effet réalisé une plus-value de 2,5 millions d'euros quelques semaines avant que l'annonce des retards de l'A380 ne fasse chuter brutalement le titre.
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Warren Buffet, la seconde fortune mondiale, une des figures du capitalisme mondial - réputé pour ses investissements dans des entreprises prometteuses, bien souvent négligées au départ - annonçait en juin 2006 qu'il allait léguer 70% de son héritage, soit 30,4 milliards de dollars à la fondation de Bill et Melinda Gates - qui se consacre à l'éradication de la pauvreté dans le monde. Défenseur d'une éthique du capitalisme, il s'élève contre les héritages des fortunes industrielles - "elles appartiennent à la société" dit-il, laissant à ses enfants de quoi "se lancer dans la vie", mais pas assez pour qu'ils "cessent de travailler" -, dénonce le système des stocks options, les salaires faramineux des dirigeants d'entreprise, et leurs extraordinaires "primes de départ", surtout quand la valeur et la croissance d'une entreprise a baissé suite à une mauvaise gestion.
Autre moeurs, autre philosophie du travail et du respect des employés, rappelons qu'avant le parachute en euro massif de Noël Fourgeard, Jean-René Fourtou, PDG du groupe de médias et de communication Vivendi Universal, gagnait 3,4 millions d’euros en 2004, pour 2,2 millions en 2003. Le rapport annuel de l’entreprise en fait foi. À son salaire fixe de 1 million d'euros annuel, se sont ajoutés 2,4 millions de bonus. Pourtant l'entreprise Vivendi, laissée très mal au point par son ancien pdg, ne semble toujours pas redressée. Comment expliquer de telles disparités de rénumération, un tel esprit de caste, une si invraisemblable différence de "classe" dans notre société démocratique, ayant pour fondement la valeur du travail et l'égalité - comment expliquer une telle dérive, nous qui ne vivons pas dans des kleptocratie ?
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KLEPTOCRATIE : le gouvernement des voleurs
En 1992, la kleptocratie ressemblait à un bon mot inventé pour désigner les détournements de fonds colossaux effectués par Eltsine et sa famille. Depuis, l'existence de la kleptocratie -littéralement "les voleurs (du grec kleptos) au pouvoir (du grec kratos)"- se confirme. The Economist parle de kleptocratie pour désigner l'extraordinaire corruption des oligarques et des gouverneurs russes. L'association anti-corruption Transparency International accuse le Kazakhstan dirigé par Nazarbaïev, au sous-sol gorgé de pétrole, d'être une kleptocratie -et le journal kazakh Epocha écrit : "Le Kazakhstan de la famille Nazarbaïev, c'est l'Indonésie de Suharto". En Afrique, Sani Abacha, l'ancien dictateur du Nigéria, aurait détourné un milliard de dollars. Chiluba, l'ex-président de la Zambie, a été convaincu d'avoir volé 80 millions de dollars, etc.
Mais la kleptocratie sévit aussi dans les plus grandes entreprises, parfois sous couvert de "méritocratie". On en connaît aujourd'hui les chiffres formidables : Dennis Kozlowski, l’ex-patron de Tyco, s'offre un appartement de 18 millions de dollars avec un rideau de douche à 6000 $, en frais d'entreprise; Lord Conrad Black, l'ancien propriètaire du Chicago Sun Times, est accusé de "kleptocratie d'entreprise" par le Financial Times, pour avoir utilisé sa société comme une "tirelire de luxe" : 400 millions de dollars dépensés, soit 95% des bénéfices réels du groupe de presse entre 1997 et 2003.
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PLOUTOCRATIE : le gouvernement des nantis.
Dans "Wealh and democraty", le journaliste américain Kevin Philips analyse la dérive de nos sociétés démocratiques, qui devraient être protégées contre ces excès inégalitaires, tout à fait contraires aux principes classiques de justice en société capitaliste libérale (cela, depuis Stuart Mill, jusqu'à John Rawls). De fait, les 10 pdg les mieux payés ont vu passer, en 25 ans, leurs salaires annuels d'une fourchette de 2,5-5 M$ à 110-290 M$; les rémunérations moyennes des patrons ont progressé de 525% en 10 ans -de 161% en 5 ans, en France, d'après le journal Capital-, pour 32% chez les salariés. Redoutons, prévient Philips, le glissement de la kleptocratie à la "ploutocratie" : le gouvernement des nantis, du grec ploutos, riche.
Le grand économiste américain J.K Galbraith, 96 ans, l'analyste du dynamisme du capitalisme américain (1958), nous met lui aussi en garde dans son dernier essai, Les mensonges de l'économie. Après avoir ironisé sur l'abandon du mot "capitalisme" au profit de celui d'"économie de marché", il critique "l'abus d'autorité et l'enrichissement personnel des Pdg", le pouvoir prépondérant que prend l'entreprise sur la société, le privé sur le public- et en bout de chaîne, le Pdg sur tout le monde. "Il convient de surveiller toutes les entreprises, écrit Galbraith, même les plus honorables. L'autorénumération des directeurs doit faire l'objet d'une vigilance générale. Tant dans l'intérêt du public que du monde des affaires."
(article paru dans Le Monde 2/06/2006)
Sources. Les mensonges de l'économie. J.K Galbraith. Grasset, nov 2004. 90 pages. 9 €. Essential economics. Matthew Bishop (The Economist). Profilez books 2004. 1O£99. 305 p. Wealth and democraty. K Philips. Broadway Book, 2003.
12:20 Publié dans MAUVAIS ESPRIT | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
samedi, 07 avril 2007
PAUL WATZLAWICK CONTRE LA DICTATURE DU BIEN.
EN ECLAIRAGE, VOICI UN PORTRAIT ENTRETIEN AVEC PAUL WATZLAWICK, ECRIT POUR LE MAGAZINE ACTUEL EN MAI 1988
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NOS PROBLÈMES CE SONT NOS SOLUTIONS
Vous connaissez les allumeuses, ce genre de femme, ou d'adolescente, qui vous vampe, vous laisse entendre qu'elle résiste à grand peine à votre charme, suggère une complicité érotique à peine vous l'abordez ... et s’empresse d’appeler les pompiers dès que vous répondez à ses avances. L'allumeuse. À la fois créature affolante et vraie mijaurée. Ces paradoxes en minijupe ont un gros problème avec les hommes. Elles pensent qu'ils ne viendront vers elles que si elles font mine de s'offrir toute entière, tout de suite. Ou alors trop timides, ou trop creuses, pour provoquer une discussion intéressante, une rencontre pétillante, elles se rabattent sur la provocation sexuelle. Elle s'empresse donc d'émoustiller ces gros balourds pulsionnels que seraient les hommes pour les attirer, et, vite, cherchent à profiter de leur compagnie avant qu’ils ne leur sautent dessus. Evidemment, cette tragédie enflammée échoue toujours. Car les garçons aimantés par tant d'appel de phare se montrent fort pressés de conclure ce qui semble si precipitamment commencé.
Alors la belle, affolée, refuse. Dépité, le mec s’énerve. S’agace. Ne comprend pas. S’écrie " Allumeuse ! "
Voici un cas amusant où la recherche de la solution –vaincre sa timidité et sa peur des garçons par l’allumage outré - crée le problème : les garçons s’excitent puis s’en vont, et on retourne à la case départ.
Le problème, de l'allumeuse, c’est sa solution. Si elle n’allumait pas, si elle se contentait, par exemple, de rougir, de bégayer, ou d’attendre le moment propice, ses relations avec les mecs en seraient sans doute facilitées. Les situations où nos mauvaises solutions créent nos problèmes sont légion, ou encore où problèmes ce sont nos solutions, voilà le type de paradoxe de communication que Paul Watzlawick se régale à décoder, et avec lui le courant théorique appellé le "collège invisible" et "l'Ecole de Palo Alto" : les grands analystes des points aveugles et des codes secrets de la communication.
08:30 Publié dans ENTRETIENS À VIF | Lien permanent | Envoyer cette note







