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DEFENSE DE LA PORNOGRAPHIE. CRITIQUE DE LA DEMOLITION FILMEE

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( Image du reportage suédois Shocking Truth sur les violences de certains tournages réalisé par une ancienne actrice du X )

News News News La critique de la pornographie très violente, la "démolition filmée", se développe dans certains milieux des défenseurs de la pornographie - une preuve de lucidité et de courage. Le magazine Technikart, amateur éclairé de pornographie, publie quatre pages sur le thème "Le porno va-t-il trop loin", donnant la parole à l'ancienne actrice X Nina Roberts, très remontée contre le "gonzo" violent - comme le sont les actrices françaises Rafaëlla Anderson, Priscila Sol, ou Adeline Lange. Le mensuel "Philosophie Magazine" publie ce mois-ci un dossier "Sexe et morale", où l'actrice et réalisatrice de cinéma X Ovidie déclare : "Ce que les féministes reprochaient au porno il y a dix ans, et qui à l'époque, n'était pas vrai, est en train d'arriver aujourd'hui. C'est surtout le porno américain (hardcore), qui va toujours plus loin. Les filles sortent des tournages avec des bleus et le sourire". Elle ajoute : "Moi je suis en sursis, comme tout ceux qui essaient de faire du porno un peu inventif." Sur le site ACT UP, qui publie la liste des dizaines de "travailleurs du sexe" décédés du sida sur des productions pas regardantes, on trouve un manifeste intitulé "Les génies du porno" (www.actup.paris) signé par douze actrices et acteurs connus, questionnant le cinéma "bareback" homosexuel, sans protection. Mais sans doute ces violences ne sont rien au vu de ce que certaines productions illégales s'autorisent dans les pays du Sud : les films X avec animaux en Afrique, ou des enfants au Cambodge (ci-joint un article du Cambodian Time : www.camnet.com.kh_.webloc : http://www.camnet.com.kh/cambodia.daily/selected_features/cd-Jan-10-2007.htm)

En regard de ce questionnement, voici l'article d’Isabelle Sorente en partie publié dans la revue BLAST en 2002, inaugurant une première vague de "porn studies" à la française (à la manière de Linda Williams aux Etats-Unis), qui a suscité un intense débat sur le Net. Amatrice occasionelle de cinéma X, le défendant contre les féministes prohibitionnistes, elle avait mené une des premières enquêtes sur la pornographie hardcore, "gonzo", ou de "démolition" souvent très dure pour les actrices.

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LE PORNO A LA CHAÎNE

L'article d'Isabelle Sorente

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Les témoignages non-officiels des coulisses de l'industrie du sexe sont rares. Ils m’ont toujours intéressée, car je suis amatrice de cinéma et d’art pornographique. J’ai toujours vouloir savoir ce que disaient les actrices de leurs prestations. En 2002, pour un reportage dans le magazine Blast, j’ai visionné un film présenté au parlement suédois, rassemblant des confidences et des témoignages d'actrices et de producteurs sur l’industrie de la pornographie : « Shocking Truth », ou la vérité choquante,  qui questionnait la diffusion de films pornographiques violents à la télévision. Réalisé par une ancienne actrice du X, ce film montre comment certaines productions de l’industrie « hard core » tournent parfois à des scènes brutales et humiliantes, éprouvantes pour beaucoup d’actrices mises sous pression.

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L’ancienne actrice du X Rafaëlla Anderson a déjà raconté cette vie rude dans son récit Hard (Grasset, 2001). Je l’ai interviewée pour Blast en 2002 dans le cadre de ce reportage, où je raconte le visionnage du film Shocking Truth et décris certaines habitudes violentes venues d’un cinéma ultra hard tourné à la chaîne, par des sociétés décidées à fournir en quantité des DVD et des petits films sur Internet. Les conditions de travail harassantes peuvent rappeler celles auxquelles étaient soumises les ouvrières dans les ateliers et les usines au XIXe siècle, quand leur santé était considérée comme une donnée négligeable. Aujourd’hui, peu d’actrices du X bénéficient d’un contrat de travail valable ou du statut d’intermittentes du spectacle. Dans cette enquête, j’ai voulu montrer un certain dérapage d’un artisanat devenu une industrie. Il a été publié quatre ans avant que le cinéma «hard core » - dit de la « démolition » ou encore du « gonzo » - commence à être critiqué pour sa violence, tant par beaucoup d’actrices du X ou d’acteurs gay que par des réalisateurs ou des associations comme Act Up.

Isabelle Sorente, janvier 2007

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L'ENQUÊTE DE BLAST (2002)

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Dépassée Annabel Chong, qui, en 1995, enchaînait des rapports avec 251 partenaires en dix heures. Angela Houston, 30 ans, en 1999 : 622 partenaires en 7 heures, soit un homme toutes les 40 secondes. Le film de Candy Appels a pour sa part été interrompu au 742ème homme par la police de Los Angeles. Quant à Sabrina Johnson, 23 ans, elle s’entraîne pour battre à la Saint-Sylvestre le record du monde du gang bang : 2000 hommes en 24 heures. Ainsi va la performance, dans notre monde friand de quantité et de records.

Après la sortie de son film, Annabel Chong avait déclaré avoir exorcisé en direct, sous l’œil de la caméra, le traumatisme d’un viol véritable. Et les autres actrices, qui sont-elles ? Qui sont ces Candy, Cookie et autres Molly, ces inconnues aux noms de friandises, non pas les stars du X reconnues, mais les anonymes de l’industrie du « hard core » ?

 A la rédaction de Blast, nous avons visionné « Shocking Truth », film suédois réalisé à partir d’interviews et d’extraits de films tournés en back-stage dans le nord de l’Europe, présenté au parlement suédois en 2000 dans le cadre d’une réflexion sur la liberté d’expression à la télévision. Jusqu’où tolérer les violences faites sur un plateau, à l’écran et hors écran ? La présence de la caméra suffit-elle à en faire de la fiction ?  Je ne parle pas ici des films S.M, ritualisés et très codés. Aussi dérangeant que cela puisse paraître pour le spectateur ou la spectatrice que je suis, chaque séance de « hard core », souvent rapide et tournée à la va-vite, met en scène des corps anonymes, qui sont aussi des corps vulnérables. Des corps à qui il arrive de s’évanouir ou de saigner entre les scènes, avant d’être redressés pour la rituelle éjaculation finale.

C’est ce que montre le film Shocking Truth.

Bien sûr, ne pas penser à ce qui se passe entre les scènes permet de mieux apprécier le film, n’importe quel film, comme n’importe quelle œuvre d’art. C’est ce qu’on appelle la suspension consentie de l’incrédulité, le spectateur veut croire à l’histoire, il n’a pas envie de voir l’ombre d’une perche traîner dans une scène historique, il ne veut pas forcément savoir, le spectateur, ce qui se passe dans la tête de l’actrice, du réalisateur ou du romancier, au moment où se joue sa scène préférée. Mais c’est bien là que le bât blesse ou que le cadre change : la promesse du reality show, c’est justement d’abolir la frontière entre fiction et réalité, plus de différence entre ce qui se passe sur l’écran et en coulisses, ce qui est excitant c’est que ce soit « pour de vrai ». Ce qui est gardé ou coupé au montage, éclairé ou laissé dans l’ombre, ne dépend donc plus d’un scénario mais d’un fantasme, moins élaboré, plus direct : fantasme d’une compétition, si possible féroce, dans le cas de la télé réalité, fantasme sexuel dans le cas du film X - avec pour le spectateur, la possibilité d’en jouir.

 Ce qui fait que j’apprécie un film pornographique, c’est la contagion joyeuse du fantasme, son effet « salope », exubérant et aphrodisiaque. Mais devant la pornographie très brutale ou la démolition filmée, il arrive que la logique du fantasme ne suffise plus, le fantasme est détruit par la violence de sa mise en scène. Alors on se demande ce que pensent les actrices, ce qu’elles vivent au juste et que le film ne montre pas. Déclaration d’un producteur de porno hard-core, dans Shocking Truth : « Les filles sont très souvent d’anciennes victimes de viols ou d’inceste. » Après un temps : « Bien sûr, dans ces conditions, on peut se demander si elles choisissent ce métier librement ». Quant aux hommes ? Réponse du même producteur : « Les hommes ne doivent pas être émotifs pendant. Il ne faut pas, par exemple, qu’ils attendent une réponse de leur partenaire, qu’ils soient attentifs à leurs réactions. Alors, s’ils sont émotifs, ils ne peuvent pas vraiment faire ce travail. En fait, les hommes doivent pouvoir agir comme des machines. » Autre réponse, d’un ancien fonctionnaire de police : « J’ai connu des milliers de filles. En fait, j’ai l’impression d’avoir rempli une fonction de travailleur social. Ce ne sont pas les mêmes filles dans le porno et dans la prostitution. Mais elles ont les mêmes origines. Presque toutes ont été abusées dans l’enfance. » Bien sûr, ces déclarations n’engagent que leurs auteurs, impossible d’en déduire un portrait robot misérabiliste de « l’actrice », il n’y a pas de portrait robot de « l’actrice », seulement une multitude de personnes.

A l’opposé de l’image de la jeune femme traumatisée, celle de la prostituée resplendissante, solaire et nietzschéenne, souvent évoquée elle aussi dans les médias : entre les deux images, toute une constellation d’individus qu’il serait réducteur de réduire à l’un ou l’autre extrême, ni victimes ni déesses ni surhommes, donc. Pour se représenter des conditions bien humaines, il suffit de se rappeler les pressions endurées sur n’importe quel lieu de travail, pour se douter que la recherche de la performance en un minimum de temps, l’isolement, le manque de garanties syndicales contribuent à la pression mise sur les actrices durant le tournage. La prostituée sacrée est aussi un être humain ordinaire, sur les reins duquel se bâtit une industrie florissante : aux USA, 75 % des magasins de vidéo vendent des K7 ou DVD pornos qui leur assurent entre 50% et 60 % du chiffre d’affaires. Et 65 %[1] des connexions sur le net concernent des sites pornographiques : les officiels, les X glamour avec contrat de travail - et aussi les nombreuses petites productions qui tournent les scènes les plus rentables et spectaculaires possibles, puisqu’il s’agit de susciter la pulsion la plus forte en un minimum de temps.

 Back stage d’un film, présenté dans Shocking Truth : deux jeunes femmes interviewées entre deux scènes, du sperme sur le visage. La première : « Je sais que je suis une grosse pute. Mais je ne me rappelle plus quand ça a commencé ». La seconde : « Peut-être… quand je me suis fait enculer par l’avocat de mon père. Enfin, je ne sais plus si c’était son avocat ou un de ses collègues. J’avais douze ans. » Tout cela dit avec l’indispensable sourire caméra, en mimant une masturbation.

Difficile de savoir ce que deviennent les actrices les moins célèbres, passées la jeunesse, les années de tournage et les pratiques parfois extrêmes, classées par thématiques sur Internet ou dans les bacs des sex-shops. On apprend des associations que beaucoup d’actrices ayant tourné dans des films zoophiles se suicident, impossible de ne pas y penser en voyant la jaquette d’un dvd, en évidence à l’entrée du sex-shop près de chez moi, où une jeune femme édentée est photographiée avec un lévrier afghan. Mais comme le dit un producteur de films hard core dans Shocking Truth: « Il n’y a pas de loi interdisant de faire de l’argent dans un système capitaliste. Je n’ai pas inventé le capitalisme. Je suis innocent. »

Scène de tournage, filmée dans Shocking Truth : une petite blonde assez mince se fait sodomiser par un homme puis par un autre puis par un troisième. Ses larmes font couler le maquillage. Difficile de confondre ses cris avec des cris de plaisir. Entre le deuxième et le troisième partenaire, ses yeux virent au blanc. Plan coupé. Séquence suivante, trois mains fouillent son sexe sans ménagement, puis nouveau rapport anal. Quand l’homme se retire, elle manque tomber. Une main la redresse par les épaules et lui plaque le visage sur le sexe d’un partenaire. Interview backstage de l’actrice. La réalisatrice lui demande si être violée par des inconnus la dérangerait.  Réponse : Vous croyez que je les connais, les hommes avec qui je viens de tourner ? Je ne les avais jamais rencontrés avant le tournage. Alors si un inconnu jouissait dans ma bouche, non, ça ne me dérangerait pas. Puis sourire caméra, les traces de larmes ne sont pas encore effacées : Mais n’oubliez jamais que j’aime ça, j’adore le sexe, je suis une vraie pute et j’aime ça.

La prostituée glorieuse, celle qui adore le sexe comme la vie en général, représente un archétype dionysiaque bien réel. Comme un personnage magique ou divin, la déesse salope transfigure les femmes, elle représente le pouvoir transformateur du désir - celui dont on fait l’expérience, à chaque affirmation de liberté ou d’audace. Mais que l’appel à une figure héroïque soit transformé en référence obligatoire, et voilà qu’apparait une vérité toute autre : le fantasme fait loi, rien ne doit le contredire. Fantasme de la victime brandi par le discours abolitionniste, ou fantasme de la toute puissante salope : l’actrice doit se faire minuscule ou très grande, la taille humaine lui est interdite. Corps misérable ou corps de gloire, voilà qui donne une belle image (une sacrée image ?) Un corps humain est moins sage, il ne rentre dans aucun cadre. Glorieux mais vulnérable. Fragile mais imprévisible. Susceptible d’avoir mal, en dépit de la volonté.

 Après plusieurs séquences bak-stage et interviews, la réalisatrice de Shocking Truth finit par retourner la caméra vers elle. Elle raconte son expérience d’ex-actrice de porno. Elle parle de « Cookie » à la troisième personne, comme s’il s’agissait d’une étrangère. Mais Cookie, c’est bien elle. « Cookie », dit-elle, « devait tourner une double pénétration. Elle s’est mise à pisser le sang, il a fallu couper, les producteurs et les autres acteurs ont donné des kleenex à Cookie pour qu’elle s’essuie, en la traitant de conne parce qu’elle gâchait le film. Après cinq minutes de pause, le tournage a repris et on lui a fait finir la scène. On lui a rappelé qu’elle avait été payée pour ça. » Elle dit encore, parlant toujours d’elle à la troisième personne : « Cookie avait une hémorragie qui nécessitait une hospitalisation d’urgence. »

 Cookie n’est sans doute pas la seule à avoir été hospitalisée après un tournage. Comme le raconte Raffaëlla Anderson dans son livre-témoignage, "Hard" (Grasset 2001): « Prenez une fille sans expérience […], loin de chez elle, dormant à l’hôtel ou sur le tournage : faites lui faire une double pénétration, un fist vaginal, agrémenté d’un fist anal, parfois les deux en même temps, une main dans le cul, parfois deux. Tu récoltes une fille en larmes, qui pisse le sang à cause des lésions, et qui généralement se chie dessus parce que personne ne lui explique qu’il faut faire un lavement. De toute façon, c’est pas grave, la merde fait vendre. Après la scène qu’elles n’ont pas le droit d’interrompre, et de toute manière personne ne les écoute, les filles ont deux heures pour se reposer. Elles reprennent le tournage. »

Raffaëlla encore : « Le matin, tu te lèves, tu te fourres pour la nième fois ta poire de lavement dans le cul et tu nettoies l’intérieur. Tu réitères jusqu’à ce que ce soit propre. Rien que ça, ça fait mal. […] Après ça, j’ai besoin de me mettre sous la couette une heure pour oublier combien j’en souffre. […] Aucune position ne convient. Tu tournes dans tous les sens mais y a rien qui t’apaise. Après quoi, tu te retrouves sur un set et tu suces, tu cambres. On te traite de salope […]. Rien ne vaut une telle souffrance. »

 La loi du fantasme cache les corps, imparfaits, inégaux devant le plaisir comme devant la douleur, exubérants et vulnérables. Voilà ce que nous voyons sans le voir, quand à la recherche d’une image pornographique censée être troublante, nous tombons sur une scène cruelle comme un fait divers, dont nous savons par ailleurs que c’est une scène qui se répète, à échelle industrielle, des milliers de fois. Comment éviter que le fantasme fasse loi, comment réécrire la légende sous l’image ? Interdire les films pornographiques reviendrait à fantasmer les actrices comme autant de victimes, à diaboliser le sexe et réduire la liberté d’expression au nom d’un fantasme (du reste sexuel). Mais considérer la sphère pornographique comme une planète sans ombre, fermer les yeux sur les dangers, la violence du porno hard core, revient à enfermer les actrices dans un rôle de déesses invulnérables, les mâles jouant le rôle de surhommes, autre fantasme, ni moins dangereux ni moins naïf que le précédent. A moins de filer la métaphore nietzschéenne jusqu’au bout, et d’admettre que les déesses doivent être protégées de leurs adorateurs, tout comme les forts doivent l’être contre les faibles : sortir de la loi du fantasme, c’est d’abord reconnaître l’existence du corps et de ses limites. Certaines actrices, certains acteurs meurent encore du sida faute de tourner avec des préservatifs. D’autres reçoivent des anesthésies locales pour le tournage de scènes extrêmes. Rocco Siffredi lui-même a reconnu que certaines actrices du porno hard-core avaient les organes génitaux détruits. Beaucoup conservent un marquage social qui les poursuit longtemps, même quand ils ou elles décident de se reconvertir. Pas de questionnement sur la pornographie sans un questionnement sur le corps, sans le souci des destins individuels cachés derrière l’image, ce qui suppose la création d’observatoires et de syndicats, destinés à veiller au respect des personnes employées sur les tournages. C’est d’abord la création d’un tel observatoire que nous, spectateurs, pourrions demander, en accord avec les travailleurs du sexe.

 La deuxième option pour lutter contre la loi du fantasme est de la troubler, en mettant en scène des scénarios alternatifs et renversants. Il semblerait réjouissant d’offrir aux aventuriers en quête d’érotisme sur le net, une vision plus inspirée et exubérante du sexe. Plus extraordinaire que celle de femmes écartelées et des marteaux piqueurs de la performance. D’inventer un cinéma pornographique moins straight, moins fixé aux organes génitaux. Voulons nous fabriquer des générations d'individus aux obsessions prévisibles, économiquement performants, faciles à satisfaire par des scènes mille fois répétées - et de l’autre côté de la caméra, une humanité laborieuse et mise en image, celle qu’il sera permis de fantasmer victime ou toute puissante, d’ignorer et en définitive de « démolir » sans autre forme de scénario ?

I.S

 NB : Une première version de cet article est parue en 2002 dans un dossier consacré à la pornographie dans le magazine Blast, accompagné d’un entretien avec Raffaëla Anderson sur les coulisses du "hardcore", et du témoignage du réalisateur de films X, Pascal Hamelin Delaunay, qui rappelle qu'un cinéma porno underground original et sans démolition existe. A l’époque, le terme « gonzo », qui désigne aujourd’hui la pornographie de type reality-show, tout comme la "démolition", n’existait pas. Les images visionnées dans le film Shocking Truth correspondaient à ce que beaucoup appellent aujourd’hui la pornographie « gonzo » ou de « démolition ».


[1] Ces chiffres datent de 2002. Aujourd’hui, la majorité des films sont obtenus par téléchargement.

 

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