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  • THIERRY ARDISSON, MARC-OLIVIER FOGIEL PERDENT LEURS EMISSIONS-PHARE. IMPERTINENCE OU JEU DE MASSACRE ? ENQUETE SUR LA VILENIE TELEVISEE


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    NEWS NEWS NEWS. En cette rentrée télévisuelle, les présentateurs Thierry Ardisson et Marc Olivier Fogiel perdent leurs émissions phares sur les chaînes publiques. Certains y voient un recul de "l'impertinence" à la télévision, de son côté le sociologue Denis Muzet président de l'Observatoire du Débat Public et de l'institut Médiascopie, auteur de "La mal Info" (éditions de l'Aube) analyse ces mises à l'écart comme un signe de ressaisissement de la télévision publique après des années d'"info-spectacle", de discrédit de la politique et de maltraitance des invités sous prétexte  d'impertinence. Au même moment, le journaliste Jean Birnbaum (Le Monde) et le réalisateur Raphaël  Chévenement publient un livre de décryptage très critique des émissions de  Thierry Ardisson (La face visible de l'homme en noir. Stock. 214 p. 17,50 €). S'intéressant seulement à ce qui se passait à l'antenne, ils montrent de manière convaincante comment l'émission "Tout le monde en parle" - avec, listent-ils, ses invités auteurs de scoops douteux, ses digressions oiseuses sur "tout le monde est raciste", son cynisme permanent fatigant, une lourdeur certaine dans la vanne de cul et le sexisme, ses techniques éprouvées pour couper et garder la parole, son remontage toujours favorable au présentateur, ses descentes en flamme de ceux qui protestent, etc - développait une mentalité faussement incorrecte parfumée d'une mentalité finalement très réac.

    En regard de ce débat, ce texte sur le recul des pratiques démocratiques à la télévision - un coup de colère écrit pour le magazine BLAST pendant l'hiver 2002.

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  • ERIC HOBSBAWM VERSUS TONY BLAIR

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    NEWS NEWS NEWS NEWS NEWS NEWS
    Le "premier" anglais, Tony Blair, vient d'être sommé  par le parti travailliste, son propre parti, de quitter le pouvoir dans l'année qui vient. Très critique avec celui qui fut son chef incontesté, le "Labour" entend désigner un nouveau candidat pour les élections. Le ministre de l'économie, Gordon Brown, est pressenti.  Nous avons demandé à Éric Hobsbawm, le grand historien anglais, auteur du célèbre quattuor -" L'ère du capital", "L'ère des révolutions", "L'ère des empires", "L'âge des extrêmes, le court XXe siècle" -  ce qu'il pense de Tony Blair. Comment analyse-t-il ces neuf années du gouvernement travailliste, lui, l'historien "marxien" de 89 ans, très attaché à une réponse sociale aux questions économiques ? Paradoxalement, s'il juge la politique économique du gouvernement globalement "bonne" - selon lui grâce à la politique menée par Gordon Brown - il se montre très critique sur le bilan général de Tony Blair. A l'entendre, Margaret Thatcher et Tony Blair ont mené une politique de desindustrialisation dangereuse pour l'Angleterre, à l'époque où le centre indutriel et commercial du monde se déplace vers l'Asie, la Chine, l'Inde et le Brésil.
    BIBLIOGRAPHIE ERIC HOBSBAWM

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    ENTRETIEN ERIC HOBSBAWM

    Vous semblez sévère sur le bilan de Tony Blair et de son " New Labour party ", aujourd’hui défait aux élections …

    Après ces neuf années de pouvoir, les Anglais sont très divisés sur Tony Blair. Il n’a plus la côte, dans presque tous les milieux. Il restera certainement comme un politicien habile, qui a mis fin à l’hégémonie des conservateurs. Cependant, pour y parvenir, il a transformé le parti travailliste, le cœur de la gauche anglaise, en un parti du centre droit, le " New Labour ". Il a abandonné la tradition sociale, syndicaliste, étatique du vieux " Labour party", celle-ci ne l’a jamais intéressée, il s’en est servi comme une machine électorale. À sa tête, il a développé une politique économique appuyée sur une philosophie du marché pur, de la dérégulation du secteur public, affrontant les syndicats, comme on l’a encore vu récemment avec la grève générale des fonctionnaires. Tony Blair fait entièrement confiance au secteur privé. Il croit que tout va mieux, quand le business va mieux. Son goût marqué à fréquenter les riches et les hommes d’affaires a fini par lasser jusqu’aux conservateurs. L’homme, visiblement, se sent à l’aise avec les millionnaires ! Il suffit de voir qui défile à Downing Street, où l’ambiance est assez ploutocratique. Il va même passer ses vacances avec Berlusconi. … Ajoutons qu’il ne manifeste aucun intérêt intellectuel ou philosophique, mais qu’il s’est malheureusement découvert une passion pour les interventions militaires dans le Tiers Monde. Au cours des dernières années, il a perdu toute aura auprès de la gauche, et plus largement, dans les classes moyennes, en soutenant sans réserve, et sans réelle contrepartie, la guerre en Irak. Son entêtement à s’aligner sur les mensonges de Georges Bush pour justifier l’intervention, la poursuite d’un conflit sanglant et dangereux, l’ont considérablement dévalué.

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  • KEN BUGUL, SURNOMMEE "PERSONNE N'EN VEUT", GRAND PRIX LITTERAIRE DE L'AFRIQUE NOIRE

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    L'HISOIRE EXTRAORDINAIRE D'UNE ECRIVAINE SENEGALAISE DE LANGUE FRANçAISE : KEN BUGUL
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    Ken Bugul est son nom d'auteure. Il signifie "Personne n'en veut" en wolof. Il symbolise l'histoire de cette petite sénégalaise qui récitait "Nos ancêtres les Gaulois" à l'école du village, devenue à 20 ans une féministe parisienne doublée d'une figure de Saint Germain des Près, avant de retrouver internée à l'hôpital Saint Anne, ne sachant plus qui elle est. Depuis, Ken Bugul est retournée au Sénégal, où elle est devenue une écrivaine à scandale. Ce mois ci, après avoir été lancée en 2005 par Michel Le Bris au "Festival des Etonnants voyageurs" pour son roman policier enlevé et lyrique sur Dakar "Rue Felix Faure" (éditions Hoëbeke), elle publie un septième roman envoûtant "La pièce d'or" (Ubu Editions, www.ubu-editions.com)

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    Elle arrive pour la photo, en boubou extravagant et bijoux à effets, disant "Je me suis parfumée pour l'objectif". Incroyable Ken Bugul, un don pour l'humour en rafale, un rire toujours aux aguets, elle sème partout les grandes discussions passionnées. Ken Bugul, cinquante ans, séduisante, a obtenu le Grand Prix littéraire de l'Afrique Noire en 1999 pour son roman "Riwan ou le chemin de sable" (Présence Africaine). Elle vient de publier dans la collection "Etonnant voyageurs" dirigée par Michel Le Bris un roman policier lyrique et captivant, qui se déroule pour l'essentiel dans la rue Félix Faure et ses arrière-cours, à Dakar. Ce livre, "Rue Félix Faure" (ed. Hoëbeke) nous entraîne à la poursuite d'un assassin lépreux, dangereux chef de secte, dans les dédales de la capitale africaine, au fond des tripots capverdiens et vietnamiens où l'on se saoule au Kiravi Valpierre. Au-delà du roman policier, le livre décrit le cynisme et l'emprise sexuelle des "faux prophètes" et la crédulité de leurs fidèles, des femmes surtout -qui dans le roman se vengent cruellement. Écrit dans un français poétique et haletant, le livre est scandé par les réflexions toniques du "philosophe de la rue Félix Faure", qui rappelle beaucoup Ken Bugul par sa joie de vivre. Mais vous comprendrez mieux la philosophie de l'écrivaine, après l'avoir entendu raconter son extraordinaire vie.

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