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  • SUB-COMANDANTE MARCOS ET PACO IGNACIO TAIBO II ECRIVENT UN ROMAN POLICIER


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    Le " SUB-comandante Marcos " et plusieurs centaines de militants indiens ont commencé un tour du Mexique pour donner partout la parole à la " société civile " pendant la campagne présidentielle mexicaine. Au même moment, sort en France son roman écrit avec l’écrivain Paco Ignacio Taibo II : " Des morts qui dérangent " (Rivages / Thriller).
    BIBLIOGRAPHIE MARCOS
    BIBLIOGRAPHIE TAIBO
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    Le romancier Paco Ignacio Taibo II raconte  l’histoire rocambolesque de ce polar à quatre mains écrit avec le Sub-Comandante Marcos...

    "Un soir chez moi, à Mexico, j’ai reçu une enveloppe sur laquelle était écrite “Solo para sus ojos” “Seulement pour tes yeux”. Signé : “Sub-comandante Marcos”. La lettre disait : “Je propose que nous écrivions ensemble un roman policier. Au cas où tu dis oui, il y aura un second courrier. J’ai répondu :“C’est un blague”. Ce n’en était pas une!"
    Nous sommes attablés devant une assiette fumante de poulpe, à Gijon, Espagne du Nord, dans un restaurant bondé de la “Semana Negra”, la grande foire d’été du livre noir. Paco Ignacio Taibo II (dites “segundo”) raconte l’aventure qui l’a mené à écrire un roman avec le sous-commandant Marcos, le porte-parole de la rébellion “zapatiste” du Chiapas, qui vit caché depuis 11 ans dans les forêts du sud-est mexicain. Paco Ignacio Taibo II, ou " PIT II ", l’écrivain mexicain de romans noirs le plus connu, n’a pas été choisi par hasard par le leader rebelle. Paco Ignacio Taibo II est une figure de la gauche radicale et du " néo-polar " tant en Espagne - il est né ici, à Gijon, dans les Asturies - qu’au Mexique - où sa famille s’est exilée, fuyant le franquisme. Une famille très marquée, politiquement, les Taibo. Son grand-père paternel, Benito Taibo, fut un des dirigeants socialistes d’avant-guerre, il participa à l’insurrection d’octobre 1934, quand les mineurs des Asturies se soulevèrent. Son grand oncle dirigea le quotidien socialiste des années 1930, “El avance”, et fut arrêté par les franquistes. Son grand-père maternel livra en 1936 des fusils de contrebande aux anarcho-syndicalistes asturiens, arma un bateau de pèche, et mourut dessus, coulé par les soldats de Franco. Son père, Paco Ignacio Taibo I, journaliste et écrivain, homme de gauche lui aussi, surveillé par la police et réduit au chômage après la défaite de la république espagnole, quitta l’Espagne en 1958 pour le Mexique.

    PIT2 avait neuf ans.

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