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  • ADIEU LES GRANDS SINGES


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    DR

    NEWS NEWS NEWS LES GRANDS SINGES NOUS REGARDENT LES LAISSER MOURIR. Le 7 septembre dernier, réunis à Kinshasa, 24 pays membres de l’ONU déclaraient que si rien n’est tenté par la communauté internationale d’ici 2015, tous les grands singes terrestres auront disparu en 2050. Le lendemain, 8 septembre 2005, le séquençage complet du génome d’un chimpanzé était réalisé : l’homme et le grand singe partagent le même ADN à 99% (article paru dans le Monde 2 / nov 2005)

    BIBLIOGRAPHIE GRANDS SINGES

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    EVENEMENT A LA MENAGERIE DU JARDIN DES PLANTES DE PARIS, LINGGA, UN BEBE ORANG-OUTAN, VIENT DE NAÎTRE...

     
    ... 14 H. C’est l’heure du biberon de Lingga, deux mois et demi, la dernière-née chez les orangs-outans de la ménagerie du Jardin des Plantes, au Muséum d’Histoire Naturelle de Paris.
    Cette naissance constitue un événement dans le monde de la sauvegarde des espèces et des zoos, “désormais transformés, m’explique la vétérinaire en chef de la ménagerie, Marie-Claude Bomsel, en espaces de conservation des animaux en voie d’extinction. ”. Trois cent orangs-outans - " oranutan ", " l’homme de la forêt " en malais - vivent dans des zoos en Europe, tous identifiés à travers des programmes d’élévage internationaux. Les naissances y sont rares, quinze seulement cette année. Le nombre de ces grands singes en captivité se réduit rapidement. Leur disparition est inéluctable. Vous comprendrez pourquoi la petite Lingga est considérée ici comme un trésor fragile et irremplaçable. C’est "sauve qui peut " confie la vétérinaire.

    Une cage spéciale a été aménagée dans la singerie pour que le public assiste à la scène de l’autre côté d’une épaisse paroi de verre. Une quinzaine de personnes recueillies, au milieu d’enfants qui nous accablent de questions. Lingga tête, emmitouflée dans les bras d’une soigneuse. Dans la cage à côté Wattana, sa mère, regarde les visiteurs. Wattana et Lingga l’ignore, mais à l’entrée du Jardin des Plantes, dans la “Salle des espèces menacées et disparues” (“le couloir de la mort” comme on l’appelle ici), les visiteurs peuvent voir une de leurs sœurs orang-outan empaillée, avec des yeux de verre, immobile sous un spot blanc.

    Elles ignorent aussi que le 7 septembre dernier, à Kinshasa, 24 pays membres de l’ONU, et les GRASP - Great Ape Survival Project, Projet pour Sauver les Grands Singes - ont fait cette annonce dramatique : si rien n’est tenté par la communauté internationale d’ici 2015, les orangs-outans (Pongo Pigmaeus - Sumatra, Bornéo), les gorilles (Gorilla Gorilla - Zaïre, Cameroun, Congo, Gabon, Angola), les chimpanzés (Pan Troglodytes - Afrique équatoriale), les bonobos (Pan Paniscus - Zaïre), tous les grands singes anthropoïdes ou anthropomorphes (" de formes humaine ") disparaîtront d’ici 2050. Leur extinction semble inévitable, comme l’a été celle de nombreuses communautés humaines vivant dans les grandes forêts - l’ethnologue Claude Levi-Strauss l’a bien montré, la destruction de masse a déjà été testée sur l’homme.

    À ce jour, il reste 17.000 gorilles des plaines (la moitié disparue en 20 ans), 700 gorilles des montagnes, 100.000 chimpanzés répartis dans 21 pays d’Afrique (leurs populations ont diminué de 56 % entre 1983 et 2000), entre 10.000 et 40.000 bonobos (ils étaient 100.000 début 1980), entre 5000 et 10.000 orang outang vivant en liberté, dans des territoires tous menacés par le braconnage, la déforestation et les maladies. Ils étaient estimés à plusieurs millions à la fin du XIXe siècle. En 2003 déjà, Klaus Toepfer, directeur exécutif du Programme des Nations unies pour l’Environnement (PNUE), déclarait : “Il est minuit moins une pour les grands singes”.

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