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dimanche, 10 avril 2005

SOCIAL CAPITALIST AWARDS


NEWS NEWS NEWS. La revue économique américaine FAST COMPANY lance les SOCIAL CAPITALIST AWARDS. Ils récompensent les entreprises sachant méler l'excellence économique avec le projet de "changer le monde", et obligeant à re-réfléchir les notions de profit et de developpement durable. Le "social capitalism" ou comment l'éthique pénètre le monde des entreprises.
(publié dans Le Monde 2, "idée forte")


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En France, nous connaissons "Entreprise éthique", la revue publiée par le Cercle éthique des affaires, qui cherche à moraliser le capitalisme. Mais nous n'avons pas l'équivalent de Fast Company, le magazine économique américain créé en 1995. Sous le slogan Fast Company, "How smart people work", il recensait alors  tous les projets innovants, utopiques, ou solides de la "nouvelle économie", et racontait comment réfléchissaient les nouveaux entrepreneurs, les interviewant, analysant leur stratégie, réfléchissant sur les changements nécessaires et bienvenus dans une société bouleversée par les nouvelles technologies. 

Fast Company a failli s'arrêter quand la bulle internet "high tech", pleine de trop de grands projets infaisables, ayant perdu le sens des réalités et de la rentabilité, a éclaté.

Aujourd'hui, Fast Company continue de présenter les entreprises novatrices, expose comment l'arrivée du haut débit booste à nouveau l'économie internet, et s'intéresse au capitalisme social. Cette année, le magazine a organisé ses seconds "Social Capitalist Awards", afin de faire connaître les entreprises et les associations qui veulent "changer le monde". Mais concrètement. Avec une gestion prévoyante. En générant du travail et des profits à long terme.

Ques sont les critères retenus pour obtenir un "social-capitalist award", établis avec le cabinet de consultants économiques Monitor Group ? L'esprit d'entreprise, l'apport d'une innovation, l'impact social et civil concret, l'ambition du projet, le développement durable. Vingt cinq "champions du changement" ont été retenus cette année. Tous mériteraient d'être cités ici...

La société AproTech, qui intervient en Afrique de l'Est, invente des technologies légères permettant d'améliorer le quotidien, créer du travail, cela sans endettement lourd. La pompe bon marché Moneymaker, par exemple, permet d'irriguer et d'installer une serre en région sèche. La presse AproTech, facile à monter, fabrique de l'huile, etc. Après 3 ans d'existence, ApproTech, association sans but lucratif a généré 39.000 micro-entreprises réalisant des profits au Kenya et en Tanzanie.

L'ONG Vérité créée par Heather White, une professeure de management du MIT, conduit dans 66 pays des audits chez les sous-traitants de grandes marques comme Timberland, Tommy Hilfiger, ou Dysney. Vérité a déjà aider à améliorer les conditions de travail de 170.000 travailleurs, et leur enseigne leurs droits. Pour que cela soit durable, et profitable.

Etc. Vingt cinq sociétés, toutes intéréssantes.

De toutes ces expériences, le magazine Fast Company tire plusieurs leçons. La première est que l'avenir se construit, plus qu'il ne se prévoit. La seconde est que les notions de "profit", "non lucratif", "développement durable" et d'"excellence économique" sont à remixer. Une charte du capitalisme social, fondée sur ces critères réévalués, permettrait de séduire les investisseurs.

Sources. Fast company : www.fastcompany.com. ApproTech : www.approtec.org. Verité : www.verite.org. En France, voir le site Novethic : www.novethic.fr Cercle éthique des affaires : www.cercle-ethique.net
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