mardi, 19 février 2013
UN PSYCHOLOGUE AU CHEVET DE L'ÉCONOMIE... ET DES FINANCIERS

NEWS NEWS NEWS Alors que le ministre de l’économie, Pierre Moscovici, défend son projet pour réguler les activités bancaires, il faut lire le dernier essai de Paul Kahneman, le psychologue prix Nobel d’économie 2002 (de passage à Paris fin 2012), qui analyse sans concession dans son dernier essai les travers de comportements des financiers, des traders et des acteurs de l'économie - et accepté d'illustrer sa pensée avec des exemples d'actualité (article paru dans Le Monde Culture&idées du 15/01/13)
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Le 23 octobre 2008 est pour Daniel Kahneman « un des moments les plus émouvants de la crise économique » de 2007-2008. Ce jour-là, Alan Greenspan, l'ex-président de la Réserve fédérale américaine, surnommé le « maestro » de la finance, reconnaît devant le Congrès s'être trompé sur la capacité des marchés à s'autoréguler et sur celle des acteurs de l'économie à agir rationnellement - bref qu’il qu’il a été fourvoyé par deux des grands dogmes de l’orthodoxie économique néo-libérale.
Daniel Kahneman, né en Israël en 1934, obligé de porter l'étoile jaune à Paris durant l'Occupation, est professeur à l'université de Princeton. Il est le seul psychologue à avoir obtenu le prix Nobel d'économie (en 2002) pour sa « théorie des perspectives ». Pour lui, Alan Greenspan a gravement sous-estimé « les facteurs psychologiques » et « les erreurs cognitives » qui faussent les raisonnements des acteurs économiques et financiers, ce qui les pousse parfois à prendre des décisions déraisonnables, voire catastrophiques, comme on a l'a vu pendant la crise des subprimes et comme on le constate encore.
00:39 Publié dans ENQUÊTES, MAUVAIS ESPRIT | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : subprimes, homo economicus, krach |
lundi, 18 février 2013
LAÏCITÉ : COMMENT S'ACCOMMODER DE LA RELIGION, ET JUSQU'OÙ ? L'EXEMPLE CANADIEN.

Caricature parue dans Le Cornichon, journal satirique québécois moquant le premier ministre et les "accommodements raisonnables" : faudra-t-il interdire la fête de Noël pour satisfaire toutes les religions ?
NEWS NEWS NEWS Avant les fêtes, par deux fois, les médias se sont enflammés. Des responsables publics auraient cédé aux pressions de musulmans. A Montargis (Loiret), une directrice d'école maternelle aurait refusé de faire venir le Père Noël pour ne pas heurter leurs croyances. Au Havre, la ville aurait fait jeter des mousses au chocolat confectionnées dans les 67 cantines scolaires, parce qu'elles contenaient de la gélatine de porc. Ces cas auraient remis en cause nos traditions, bafoué la laïcité.
A Montargis, finalement, la directrice d'école et l'inspecteur d'académie ont parlé d'un budget de réveillon en baisse et nié avoir subi « des pressions » des familles musulmanes. C'est un mail anonyme, extérieur à l’école, dénonçant « les adeptes du politiquement correct », qui a dramatisé l'histoire sur les réseaux sociaux et déclanché l'affaire.
Après les articles alarmistes traitant de l'« affaire du Havre », exagérément grossie, la page de commentaires du site Internet de BFM-TV a été fermée « pour cause de dérapages et d'appels à la haine ». Cela n'a pas empêché la mairie de rappeler que la ville adapte depuis longtemps les repas des cantines scolaires. « Nous offrons un produit de substitution pour le plat principal quand il est à base de porc, a déclaré le directeur adjoint en charge du développement social, de la famille et du sport, Philippe Brunel. Les familles en sont informées dès leur inscription à l'école. »
10:22 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
mardi, 01 janvier 2013
LES FRÈRES MUSULMANS FONT TAIRE SHÉHÉRAZADE
"Les femmes qui accompagnaient la sultane se découvrirent le visage et quittèrent de longs habits qu’elles portaient par dessus d’autres plus courts. Mais Schahzenan, roi de Grande Tartarie, fut extrêmement étonné de voir que dans cette compagnie, il y avait dix Noirs qui prirent chacun leur maîtresse (...) Les plaisirs de cette troupe amoureuse durèrent jusqu’à minuit." Nous sommes au début des Contes des Mille et Une Nuits, dans leur traduction Galland. Témoin de cette scène, le roi Schahzenan révèle à son frère le sultan Schahriar les orgies de la reine. Celui-ci, fou de colère, décide d’épouser chaque jour une jeune vierge, puis de l’immoler au matin. Alors, ayant "dessein d’arrêter le cours de cette barbarie", Schéhérazade, la fille du grand vizir, "heureusement appliquée à la philosophie, à la médecine, à l’histoire et aux arts" s’offre au sultan. Nous connaissons la suite, Les Mille et Une Nuits étant un des livres les plus lus au monde : chaque soir, Schéhérazade commence le récit de contes si captivants que Schahriar renonce à l’exécuter...
20:48 Publié dans ENTRETIENS À VIF | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (1) | Envoyer cette note | Tags : islam, eros, mille et une nuits |
mardi, 18 décembre 2012
LE XXE SIÈCLE EN DESSINS DE PRESSE EXPOSÉ SUR LES GRILLES DU JARDIN DU LUXEMBOURG
"Vous en avez de la chance, vous autres de vivre des moments pareils". Dessin de Laborde, 1918. L'assiette au Beurre.
NEWS NEWS NEWS Nous pouvons les découvrir, agrandis au format d'une affiche, sur les grilles du jardin du Luxembourg à Paris jusqu'au 1er mars 2013. Ce sont 80 parmi les 2000 de l'ouvrage « Le XXe siècle en dessins de presse » qui vient de sortir aux éditions des Arènes. En feuilletant cet énorme pavé de 600 pages, on éprouve l'impression affreuse que nous recommençons toujours les mêmes erreurs - les mêmes sanglantes et stupides erreurs.
Le XXe siècle fut « court et sanglant », affirmait l’historien anglais Éric Hobsbawm. Il commence en 1914 par une guerre mondiale, et s’achève en 1989 avec un peuple fuyant le communisme par la brèche du mur de Berlin. Entre ces deux dates, des horreurs jamais vues : massacres de masse, goulag, camps de concentration, armes d’apocalypse. D’immenses espoirs déçus : communisme, libération nationale, nations unies, écologie. Mais aussi d’extraordinaires succès et coups de génie : l’égalité des femmes, l’émergence des pays du Sud, des révolutions techniques et scientifiques inouïes, la libération sexuelle. On retrouve cette épopée racontée en dessins cinglants ou désopilants dans le pavé « Le XXe siècle en 2000 dessins de presse » sorti aux éditions des Arènes.
La presse d’information naît en France au début du siècle, et avec elle les journalistes, les « historiens de l’instant » comme les appelait Albert Camus. Mais aussi les dessinateurs de presse, qui traitent l’actualité avec leurs propres moyens. D’abord, avec la caricature « l’art de défigurer pour faire plus ressemblant » comme disent les auteurs du livre Jacques Lamalle et Patrick Lestrohan, des anciens du Canard Enchaîné. Ensuite, avec l’humour et le rire, «trait d’esprit » ou coup de crayon, parfois plus féroces que l’écrit, qui bousculent les idées rassises et nous obligent à prendre de la distance. Enfin, avec cette capacité d’émouvoir directement en mettant en situation leurs personnages, en les humanisant - souvent ceux qui souffrent.
22:18 Publié dans MAUVAIS ESPRIT | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
samedi, 15 décembre 2012
AU PLAISIR DES FEMMES
« Mon coeur bat la chamade, et sous son regard scrutateur, j’ai viré au rouge pivoine. Non seulement, il est beau, mais il représente le summum de la beauté masculine. Et il est là, devant moi. ». « Cinquante nuances de Grey » de la britannique E.L James commence comme un roman à l’eau de rose. Il en a le style. L’histoire aussi. Anastasia Steelle, étudiante en littérature naïve et désargentée, toujours vierge à 22 ans, interviewe pour le journal de la fac Christian Grey, un chef d’entreprise milliardaire de 27 ans. Coup de foudre entre l’oie blanche et le jeune « dieu grec ». Il la raccompagne en hélicoptère, puis l’emmène dans son immense appartement. Là, « O mon Dieu », Anastasia découvre une grande croix de bois bardée de menottes de cuir, tandis que le golden boy lui propose de devenir sa « Soumise ». Anastasia rechigne un peu, puis accepte : « « Faire plaisir à Christian. Tout d’un coup, je me rends compte, que, oui, c’est exactement ce que je veux. C’est une révélation ». Plusieurs séances de fouettage plus tard, assortis d’innombrables clichés - «Cette douleur exquise me coupe le souffle. Je gémis et mes mains se crispent dans ses cheveux » - l’héroïne connaît les affres du doute amoureux : « M’a-t-il déjà fait l’amour ? Pour lui, ça n’a toujours été que de la baise. » Déçue, elle décide de le quitter. La suite au tome deux.
« Cinquante nuances de Grey » est une romance façon Harlequin truffée de scènes érotiques. C’est un nouveau genre littéraire. Publié en juin 2011, le livre connaît en 2012 un extraordinaire succès. Vingt-cinq millions d’exemplaires sont vendus au Royaume-Unis. Cinquante millions autour du monde. En France, les éditions Jean-Claude Lattès en écoulent 175000 exemplaires la première semaine d’octobre. Comment expliquer cet engouement planétaire ? Les romans d’amour à la manière de Barbara Cartland ou Nora Roberts, les nombreuses collections « Passions » ou « Promesses » ont toujours attiré un nombre considérable de lectrices - Barbara Cartland a vendu un milliard d’ouvrages. Cette fois, avec « Cinquante nuances de Grey », on entre dans le lit princier avec Cendrillon. Nous changeons d’époque. On constate que lectorat féminin sentimental ne craint plus d’entendre parler de sexualité. Au contraire. Sa mise en scène (« Et maintenant, je vais vous baiser, Melle Steele » dit Christian le premier soir), sa crudité (le mot « sexe » revient 44 fois, le plaisir « anal » est évoqué 10 fois, l’usage de « menottes » 12 fois), ses élans physiques (« mouillée » revient souvent, « excitée » 21 fois, « O mon Dieu » 28 fois) plaisent.
13:18 Publié dans ENQUÊTES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : féminisme, femmes, plaisir, s.m |
samedi, 17 novembre 2012
POURQUOI LE MARIAGE GAY MÈNE À LA ZOOPHILIE
NEWS NEWS NEWS Les opposants au "mariage gay" manifestaient cet après-midi pour nous éviter la décadence morale. Merci à eux.
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On ne dira jamais assez les dangers des pentes glissantes, leur engrenage fatal, leur logique létale. Ainsi, nous savons bien que manger des bananes en public sans surveillance policière est un acte irresponsable. En effet, leurs peaux sont si visqueuses que vous risquez de faire déraper un agent en poste devant une école, et par là provoquer un accident mortel mettant en péril la vie de nombreux enfants. De la même manière, vendre des bacs Riviera et des engrais vous transforme malgré vous en complice des caïds de banlieue qui font pousser du cannabis dans les cités sans droit. Voyez encore comment jouer loin des professeurs et des assistants d'éducation sous un préau sombre avec des jeunes garçons ou des jeunes filles, ou pire, fréquenter les mêmes douches et vestiaires, vous met en danger de croiser un pervers polymorphe qui dévoiera votre sexualité naturelle. Alors, vous commettrez l’odieux acte de sodomie, récusé par la Bible elle-même. Et bientôt, ce sera l’infâme mariage gay voulu par les socialistes athées, qui non seulement, comme nous allons voir, entraîne aux pires égarements, mais contribue à la dépopulation de la nation France, et par là à son invasion sournoise par des ethnies africaines sorties de l'Histoire universelle.
23:00 Publié dans MAUVAIS ESPRIT, MOEURS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gay, fondamentalisme, sexe |
lundi, 12 novembre 2012
UNE FRANCE POUR MOITIE CATHOLIQUE, MAIS NE PRATIQUANT PLUS, 63% D'ATHÉES CHEZ LES 18-24 ANS, ET DE PLUS EN PLUS DE JEUNES MUSULMANS. UN PAYS MULTICULTUREL.
NEWS NEWS NEWS. Les années passent et les Français se montrent de plus en plus irréligieux. étaient 80% à se dire catholiques en 1966, ils ne sont plus que 51% en 2007, et à peine 5% vont régulièrement à la messe – surtout des gens âgés. Si le protestantisme reste stable, revendiqué par 2,1% des Français, comme la religion juive, 0,6%, l’athéisme progresse. En 2012, 35 % de la population et 63% des 18-24 ans se disent « sans religion ». Pendant ce temps, en quinze ans, seconde religion de France, l’islam a doublé ses fidèles en France avec 2,1 millions de musulmans « déclarés » (3,2% de la population) et 800000 pratiquants, soit un tiers des immigrés et leurs descendants venus de pays musulmans - ce qui, rappelle le sociologue des religions Claude Dargent, casse le poncif qu’ils sont tous pratiquants (16% se disent « sans religion »). Beaucoup de ces musulmans sont français. Et les plus pratiquants sont les plus jeunes. Pourquoi ? Enquête.
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Des études de Sciences Po (Cevipof) en 2005 et du Pew Center en 2006 l’annonçaient, on compte en France de plus en plus de jeunes musulmans. À l'inverse de la «population majoritaire», dont la jeunesse se sécularise, l'islam attire la nouvelle génération issue de l'immigration. Le rapport de 2011 « Les banlieues de la République » (Gallimard), publié par Gilles Kepel, une enquête sur la jeunesse de Clichy et Montfermeil, haut lieu les émeutes massives de l’automne 2005, le confirme. « Dans ces banlieues, nous dit Kepel, le grand récit fondateur de la France moderne, selon lequel la nation était toujours capable d’intégrer a été mis à mal. La colère et l’islam se sont développés partout où la République a échoué.» Bien sûr, le Clichy musulman décrit par Kepel n’est pas toute la banlieue, et des enquêtes nuancent le radicalisme de cette islamisation. La grande majorité de ces jeunes espèrent réussir en France, s’inscrivent sur les listes électorales, surfent sur Internet, baignent dans la culture mondialisée, développent des « sous-cultures » originales et des personnalités étoffées. À rebours de leurs parents marqués par la « double absence » de l’immigré (bien décrite par le sociologue algérien Abdelmalek Sayad), ils s’intègrent à notre société, mais sans se dissoudre. Beaucoup revendiquent leur religion. L’étude Pew Center de 2006 remarque cependant que 72 % des Français musulmans ne ressentent pas « un conflit naturel entre le fait de pratiquer l'islam et le fait de vivre dans une société moderne ». Cela a fait dire aux alarmistes que 28 % voient peut-être une contradiction entre leur religion et les lois de la République. Ils ajoutent que ce sondage a déjà six ans et date sans doute - selon Gilles Kepel en effet, l’islamisation des jeunes est récente et rapide.
22:53 Publié dans ENQUÊTES | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : islam, laïcité, république, tolérance |
vendredi, 12 octobre 2012
L'EXTRAORDINAIRE HISTOIRE DU PRIX NOBEL DE LITTÉRATURE 2012, L'ÉCRIVAIN CHINOIS MO YAN - CE QUI SIGNIFIE "NE PAS PARLER"
NEWS NEWS NEWS. Alors qu'il vient de recevoir le prix Nobel de littérature, voici le récit de deux rencontres avec Mo Yan, un des écrivains les plus talentueux et les plus prolifiques de Chine, l'auteur du vertigineux "Beaux seins, belles fesses"- où défilent les 60 dernières années de l'histoire chinoise. Au cours de ces entretiens, Mo Yan nous livre sa vision à la fois très critique, et haute en colère et en couleurs, du communisme, presque toujours décrit à partir des campagnes. Déjà, dans "La dure loi du karma" (Seuil, 2009), il racontait dans le détail la vie d'un gros bourg de la région de Gaomi pendant les exactions et les délires collectivistes du "Grand Bond en Avant", puis de la "Grande Révolution Culturelle" - cela du point de vue d'un "paysan moyen" se réincarnant en âne, en bœuf, en cochon, en chien ou en singe à chaque changement politique. Un roman animalier désopilant, doublé d'une satire politique féroce...
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« Mo Yan » signifie « Ne pas parler ». Un paradoxe quand on connaît ses romans torrentiels. De son véritable nom, Moye Guan, l’écrivain a conservé les deux caractères chinois de son prénom, la négation « Mo ! » et « Yan », la parole. Pourquoi ce surnom ? Il s’en explique dans un petit hôtel du sixième arrondissement, impassible, un visage rond comme la lune. En Chine communiste, pendant toute la période maoïste, il fallait mieux ne pas s’exprimer en public. Ses parents lui répétaient : Moye, proteste à la maison, mais ment en public. En changeant de nom, le jeune écrivain s’adressait un avertissement : retiens ta langue. De dramatiques événements d’enfance ont beaucoup joué dans ce choix. À dix ans, né dans une famille de huit enfants, le petit Moye fut renvoyé de l’école comme « mauvais élément » au début de la « grande révolution culturelle prolétarienne » (1965-1976). Ses grands parents et un de ses oncles étaient considérés comme des « droitiers » et des « paysans aisés » - « mon grand père possédait quelques acres et quelques vaches, cela suffisait pour être dénoncé comme ennemi de classe à l’époque » - mais aussi, ajoute-t-il, imperturbable : « J’avais mon franc-parler. C’est ce qui m’a valu d’être chassé.» Difficile de douter du franc-parler de « Mo Yan - Ne parle pas ». Depuis, l’écrivain a libéré une langue sarcastique, iconoclaste, rabelaisienne, haute en verve, dans dix gros romans, vingt courts et plusieurs dizaines de nouvelles - si bien qu’aujourd’hui, après qu’il ait obtenu en 1997 le China's Annual Writer's Award, on vient de lui attribuer le prix Nobel de liitérature.
12:06 Publié dans ENTRETIENS À VIF | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : audace, mauvais esprit, chine |
vendredi, 05 octobre 2012
L'HOMME, UN ANIMAL SUICIDAIRE ?
NEWS NEWS NEWS. Depuis l’échec du sommet de Rio cet été, on invoque beaucoup l’analyse du géographe Jared Diamond sur le rôle majeur des dégâts environnementaux dans le déclin rapide des sociétés. Alors que du fait de la crise économique, les exigences écologiques passent au second plan et les « écosceptiques » semblent l’emporter, sur fond de conférence sur l’environnement en France, que nous dit l’auteur d’ « Effondrement. Comment les sociétés décident de leur disparition ou leur survie » ? Rencontre (cet article a été publié dans Le Monde Culure&Idées du vendredi 29 septembre)
Il habite à Bel Air, quartier très chic aux jardins luxuriants de Los Angeles, dans une grande maison de bois pleine de gravures animalières. Avec son collier de barbe, ses 74 ans, il fait penser à un vieux prêcheur amish. Il en impose. Il faut dire que ce professeur de géographie de l’UCLA, la vénérable université de la Cité des Anges, biologiste évolutionniste réputé, fait à nouveau parler de lui après l’échec du sommet de la Terre, cet été, à Rio de Janeiro, où aucune mesure n’a été prise pour rendre notre planète plus durable.
Depuis, beaucoup se demandent si Jared Diamond n’a pas raison. Si l’humanité ne court pas au désastre écologique, comme il nous en a mis en garde dans son essai « Effondrement » (2005). Dans ce best seller mondial, partout âprement discuté par l’élite scientifique, il montre comment, dans l’histoire, à plusieurs reprises, les destructions de notre environnement ont contribué à l’écroulement de sociétés humaines. L’auteur va même jusqu’à parler d’« écocide » : le génocide écologique. Si certains critiquent son « catastrophisme », le comparent à Malthus, Jared Diamond continue à donner des conférences dans le monde entier, explicitant ses thèses, appelant l’humanité à se ressaisir.
12:47 Publié dans ENQUÊTES | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
vendredi, 17 août 2012
LA CHASSE AUX ROMS ET AUX BOHEMIENS, UNE VIEILLE HISTOIRE
NEWS NEWS NEWS Le séjour des « minorités Roms ne saurait se traduire par la multiplication de campements insalubres et dangereux » a déclaré le ministre de l'Intérieur Manuel Walls le 14 août 2012, avant d’autoriser le démantèlement de plusieurs campements, poursuivant en cela la politique de refoulement des Roms inaugurée par le gouvernelent de Nicolas Sarkozy. Les associations qui les soutiennent, et cherchent des solutions à leur hébergement et leur intégration dans la communauté européenne, ne comprennent pas cet acharnement contre des populations très défavorisées, déjà maltraitées en Hongrie et Roumanie.
D’ailleurs, qui sont les « Roms », d’où vient ce terme devenu infamant qui court les journaux ? Quelle réalité humaine recouvre-t-elle en Europe de l’Est ? A-t-on oublié que les Roms furent mis en esclavage en Roumanie et en Hongrie du XIVe au XIXe siècle, puis déportés en camp de concentration et exterminés entre 1939 et 1945 ? Ethnologue parlant le romanès, la langue des Roms, docteur de l’université de Paris X, Martin Olivera, qui a dirigé le numéro d’« Etudes tsiganes » consacré à l’histoire des Roms de Roumanie, a répondu à nos questions (entretien en partie publié dans Le Monde du 17 août 2012)
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Quand les Roms ou Tsiganes arrivent-ils en Europe de l’Est ?
On trouve le terme « Tigan » pour la première fois dans les archives de Valachie en 1385. Le terme provient du turc « cingene », probablement dérivé en grec « Atisgani », qui donne « Cigàny » en Hongrois, « Zigeuner » en allemand et « tsigane » en Français. À l’époque (fin du Moyen-âge, début de l’époque moderne) on assiste à d’importantes migrations dans l’Europe balkanique et l’Anatolie, du fait de la désagrégation de l’empire byzantin et de l’expansion ottomane notamment. Ceux qu’on appellera Tigani arrivent alors dans ces territoires qui sont aujourd’hui la Roumanie et la Hongrie...
12:03 Publié dans ENTRETIENS À VIF | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : pogrom |










